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 <title>Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse</title>
 <subtitle><![CDATA[Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse]]></subtitle>
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 <updated>2012-02-06T08:43:27+01:00</updated>
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   <title>French victory...</title>
   <updated>2012-01-31T17:25:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/French-victory_a524.html</id>
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   <published>2012-01-31T17:22:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3752267-5580666.jpg" alt="French victory..." title="French victory..." />
     </div>
     <div>
      C'est ainsi que titre le Hindustan Times annonçant que la France aurait gagné le « marché du siècle », c'est-à-dire le contrat de vente de 126 avions Rafale à l'Inde pour plus de dix milliards de dollars probablement pour quinze milliards de dollars si l'on ajoute les contrats de maintenance.       <br />
       Il faut être prudent puisqu'aucun contrat n'a été encore signé et que la nouvelle n'est pas officielle.       <br />
       Par ailleurs, les autorités indiennes ne faisaient pas mystère, il y a déjà deux mois, du fait que l'avion français était considéré comme le meilleur sur le plan technique notamment depuis qu'il avait été observé en action de guerre en Libye. J'avais eu confirmation de ce que les analyse du prix considéraient clairement la proposition de Dassault comme plus intéressante financièrement que celle du consortium Eurofighter. Il apparaît donc aujourd'hui publiquement que l'avion français étant le meilleur et le moins cher, il devrait emporter le marché.       <br />
       C'est une bonne nouvelle pour notre industrie. Espérons que ce sera le début et non la fin de l'aventure commerciale du Rafale à l'exportation.       <br />
       Je suis très heureux de la conclusion de cette affaire que je suis avec attention depuis plusieurs années. C'est d'ailleurs mon cinquième papier sur le sujet dans ce blog.       <br />
       Cela procurera du travail à de nombreux salariés français et donnera probablement des perspectives à une industrie aéronautique qui reste à la pointe de la technologie.       <br />
              <br />
       Pour les lecteurs qui seraient intéressés par les relations entre la France et l'Inde, je suggère la lecture du rapport que j'ai présenté avec Eric Woerth à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale et disponible sur mon site http://www.paul-giacobbi.org/L-Inde-partenaire-incontournable-pour-la-France_a639.html
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Toujours plus !</title>
   <updated>2012-01-31T17:17:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/Toujours-plus-_a523.html</id>
   <category term="My Blog" />
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   <published>2012-01-31T17:11:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3752247-5580626.jpg" alt="Toujours plus !" title="Toujours plus !" />
     </div>
     <div>
      Le Financial Times de ce jour nous apprend en première page que les banques européennes qui ont bénéficié le mois dernier de prêts à 1% de la BCE pour la bagatelle de 489 milliards d'euros en veulent beaucoup plus pour la prochaine allocation qui aura lieu le 29 février prochain.       <br />
       Un banquier interrogé évoque le montant hallucinant de mille milliards d'euros selon lui nécessaires au minimum en février, à moins nous dit-il que les choses aillent encore plus mal sur les marchés auquel cas il faudrait prévoir au-delà du trillion(1) d'euros.       <br />
       L'Allemagne ne cesse de proposer une tutelle pour la Grèce et, plus généralement, pour tous les pays européens qui ne respecteraient pas la sacro-sainte règle d'or. Je constate que les banques européennes absorbent bien plus de prêts que les Etats européens et à des taux très inférieurs.       <br />
       Ne faudrait-il pas mettre plutôt les banques européennes sous tutelle plutôt que les Etats finalement moins exigeants et plus raisonnables ?       <br />
              <br />
       (1) Au sens anglo-saxon, soit mille milliards. Je rappelle que selon les normes internationales, reconnues hors la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et quelques autres pays, un trillion signifie un milliard de milliards.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>13,1%</title>
   <updated>2012-01-31T17:11:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/131_a522.html</id>
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   <published>2012-01-31T17:04:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3752188-5580526.jpg" alt="13,1%" title="13,1%" />
     </div>
     <div>
      Pour compléter votre information sur les impôts que payent les milliardaires américains, 13,1% est le taux global acquitté par M. John Kerry et son épouse, laquelle a hérité de la fortune de son défunt et précédent mari qui s'appelait M. Heinz comme la célèbre sauce tomate...       <br />
       Ainsi les milliardaires républicains sont-ils taxés au même taux anormalement bas que les milliardaires démocrates, tandis que les uns et les autres payent tout de même un peu plus d'impôts que les milliardaires français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Deutschland über alles</title>
   <updated>2012-01-31T16:53:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/Deutschland-über-alles_a521.html</id>
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   <published>2012-01-31T16:51:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3752110-5580395.jpg" alt="Deutschland über alles" title="Deutschland über alles" />
     </div>
     <div>
      Cette phrase était la première de l'hymne national allemand. Elle provient du « Chant des Allemands » (« Das Lied der Deutschen ») dont les paroles ont été écrites en 1841 par August von Fallersleben et dont la musique est issue d'un quatuor à cordes de Joseph Haydn dont il avait fait un chant d'anniversaire pour l'empereur d'Autriche.       <br />
       L'hymne officiel allemand d'aujourd'hui ne reprend d'ailleurs que le troisième couplet (« unité, justice et liberté pour la patrie allemande... »), tandis que le premier couplet qui prête à confusion n'est plus officiellement utilisé.       <br />
       Il y a d'ailleurs sans doute une mauvaise interprétation si l'on comprend qu'il s'agit de placer l'Allemagne au-dessus de tous les autres pays alors qu'il s'agit plutôt de dire que pour le citoyen allemand elle passe avant toute autre de part le monde, ce qui est un peu différent...       <br />
       Néanmoins, on pourrait ainsi résumer l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, le 29 janvier, dans laquelle il citait sans cesse l'Allemagne comme exemple, comme modèle dont la France et son peuple devraient évidemment s'inspirer !       <br />
       Outre qu'il est choquant que la France doive se conformer à un modèle quel qu'il soit, car elle est tout de même assez grande pour décider de ses choix toute seule, on peut se demander si l'exemple allemand est aussi bon qu'on nous le dit et surtout s'il suffit de transposer une ou deux mesures prises par les gouvernements successifs de l'Allemagne pour se retrouver miraculeusement dans une meilleure situation économique.       <br />
       Croire par exemple que c'est par la seule vertu de la TVA sociale que l'Allemagne a une meilleure compétitivité que la France est une absurdité. L'Allemagne n'est d'ailleurs pas compétitive par les prix de ses produits industriels, généralement plutôt élevés, mais par leur qualité et leur fiabilité qui fondent une réputation universellement reconnue.       <br />
       Je ne crois pas qu'un véhicule de marque Mercédès ait un prix très compétitif sur la marché actuel de l'automobile mais je crois que sa réputation et sa qualité, que sa fiabilité le font préférer à bien des modèles équivalents d'autres marques pourtant beaucoup moins coûteux à l'achat (mes moyens limités ne me permettent toutefois pas de rouler allemand...).        <br />
       Par ailleurs, si l'une des forces de l'Allemagne depuis trente ans repose sur la qualité de son dialogue social, celui-ci ne peut pas se décréter si facilement et je ne crois pas qu'il sortira grand chose des fameux accords de compétitivité qui seraient mis en place en quelques semaines, à la veille de l'élection présidentielle, tandis que beaucoup de chefs d'entreprise français trouveraient très contraignant le dialogue social tel qu'il est pratiqué en Allemagne.       <br />
       Conclusion : le quinquennat de Nicolas Sarkozy a commencé par une opposition frontale avec l'Allemagne en général et Madame Merkel en particulier et, à l'opposé, par l'affichage du modèle politique et financier anglo-saxon, américain et britannique, il se termine par la taxe Tobin, la volonté de singer l'Allemagne et l'amitié indéfectible Merkel-Sarkozy. Ce qui semble ne jamais changer, c'est précisément cette manie de changer tout le temps, de brûler ce que l'on a adoré, d'adorer ce que l'on a moqué et d'imiter en fin de compte ce que l'on citait en mauvais exemple.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La Toison d'or</title>
   <updated>2012-01-24T18:47:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/La-Toison-d-or_a520.html</id>
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   <published>2012-01-24T18:47:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3713154-5503390.jpg" alt="La Toison d'or" title="La Toison d'or" />
     </div>
     <div>
      Nicolas Sarkozy a reçu des mains du Roi d'Espagne le collier de l'ordre de la Toison d'or, un ordre de chevalerie illustre, héritage autrichien et espagnol du célèbre Charles le Téméraire...       <br />
       Est-il raisonnable d'accepter d'être décoré à la veille d'une élection à tout le moins disputée ?       <br />
       Je rappelle ce que Winston Churchill avait dit en 1945 au roi qui lui proposait d'être décoré de l'ordre de la Jarretière (et d'être créé « duc de Londres ») : « Je ne peux accepter que mon Roi me décore de l'ordre de la Jarretière quand le peuple britannique vient de me décerner celui du coup de pied au cul... » (&quot; Why should I accept from my sovereign the order of the Garter, when his people has already given the order of the boot&quot;).       <br />
       Il reste peut-être au peuple français à envisager de décerner cette décoration...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Mitt Romney's 15%</title>
   <updated>2012-01-26T12:50:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/Mitt-Romney-s-15_a519.html</id>
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   <published>2012-01-24T10:39:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3709899-5495710.jpg" alt="Mitt Romney's 15%" title="Mitt Romney's 15%" />
     </div>
     <div>
      C'est le titre d'un article paru dans le Wall Street Journal à propos du taux d'imposition de M. Romney, candidat aux élections primaires américaines pour le GOP (« Grand Old Party », c'est-à-dire le Parti républicain), dont le symbole est d'ailleurs un éléphant.       <br />
       L'Amérique est choquée qu'un milliardaire en dollars ait un taux d'imposition inférieur à celui d'un cadre moyen aux Etats-Unis. Cette anomalie résulte de dispositions fiscales adoptées en 2003 qui ont introduit un prélèvement libératoire à 15% alors que le taux moyen ou marginal de l'impôt sur le revenu est beaucoup plus élevé.       <br />
       Il est intéressant de noter qu'il a fallu près de cinquante années de combat des lobbies qui défendent les plus fortunés pour aboutir à cette injustice monstrueuse.       <br />
       C'est, en effet, en 1954 que le président Eisenhower avait proposé de taxer les dividendes d'actions à un taux inférieur à celui applicable aux salaires. Il est intéressant de relever ce qu'avait dit à l'époque l'un des leaders démocrates de la Chambre des Représentants : « John W. McCormack, a Massachussets Democrat who later was to become speaker of the House of Representatives, was outraged.       <br />
       « The Eisenhower tax bill is undefensible in that portion which gives great benefits to corporations and constitutes a bonanza to stockholders, the larger ones in particular, », he said in 1954. « It is unjust, and in my opinion morally wrong, to make a person with earned income pay considerably more in taxes than persons with unearned income from dividends ». »       <br />
       (Cité par Floyd Norris dans le New York Times du 20 janvier 2012)       <br />
       Du fait de cette opposition, la taxation forfaitaire réduite n'avait été rendue applicable qu'à la première tranche de dividendes, inférieure à 50 dollars par an, ce qui favorisait le petit épargnant, sans diminuer la légitime imposition des grands patrimoines.       <br />
       En France, Madame Bettencourt acquitte moins de 10% d'imposition sur le revenu...       <br />
       François Hollande a parfaitement raison de vouloir un peu plus de justice fiscale et l'on voit bien que même dans le camp des libéraux américains, on est choqué par l'injustice fiscale.       <br />
       Warren Buffett, un des hommes les plus riches du monde, qui a fait don à la fondation Gates de l'essentiel de sa fortune et qui milite publiquement pour l'imposition des grandes fortunes, remarquait qu'il était choquant que sa femme de ménage paye, en proportion de leurs revenus respectifs, plus d'impôts que lui...       <br />
       L'UMP qui parle parfois du rêve américain ferait mieux de s'informer de ce qui se passe réellement aux Etats-Unis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Taxe Tobin : une fausse solution pour un vrai problème</title>
   <updated>2012-01-11T15:06:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/Taxe-Tobin-une-fausse-solution-pour-un-vrai-probleme_a518.html</id>
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   <published>2012-01-11T12:56:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3650657-5345502.jpg" alt="Taxe Tobin : une fausse solution pour un vrai problème" title="Taxe Tobin : une fausse solution pour un vrai problème" />
     </div>
     <div>
      James Tobin n'a jamais imaginé une taxe sur l'ensemble des transactions financières mais seulement une taxe dissuasive, à un taux assez élevé, de l'ordre de 0,5%, sur les transactions des marchés de change, ce qui est profondément différent.       <br />
       Les transactions sur les marchés de change sont infiniment moins nombreuses que les transactions financières, elles font l'objet au niveau planétaire d'un mécanisme complet de compensation, elles peuvent donc être assez facilement et globalement taxées, non pas pour rapporter de l'argent mais simplement pour dissuader la spéculation.       <br />
       Une taxe sur les transactions financières, c'est-à-dire sur les transactions des marchés financiers où s'achètent et se vendent des actions, des obligations, publiques ou privées, ainsi que toutes sortes d'instruments financiers parfois extraordinairement complexes comme les produits dérivés, est une idée sans doute politiquement attractive mais malheureusement économiquement absurde.       <br />
       Le problème n'est pas de taxer les transactions mais bien en amont de limiter la masse des capitaux spéculatifs, d'interdire purement et simplement ou au moins de réglementer considérablement ces instruments financiers pervers et dangereux, tels que les véhicules de titrisation et les CDS, de contrôler la vitesse des transactions pour interdire l'usage de la haute fréquence etc...       <br />
       Aujourd'hui, le monde de la finance ne contribue pas à la stabilité et à l'équilibre économique mais représente la cause essentielle d'instabilité tandis que la rémunération de ces activités pernicieuses n'a cessé d'augmenter malgré la crise au cours des dernières années et ce d'autant plus que les Etats et les banques centrales ont décidé de renflouer en permanence et sans limite toutes les institutions financières qui en auraient besoin sans pour autant jamais leur reprendre un centime de ce qu'elles donnent si généreusement.       <br />
       Les experts nous disent qu'une taxe  Tobin rapporterait en Europe 37 milliards d'euros.       <br />
       C'est très peu au regard de plus de mille milliards d'euros de prêts gratuits consentis aux banques européennes par la BCE ou des centaines de milliards d'euros d'aide en fonds propres que les Etats européens ont souvent dû consentir à leurs banques en difficulté.       <br />
       Pour autant, si la taxe Tobin était instituée dans la zone euro, elle entraînerait instantanément et d'autant plus facilement que les moyens informatiques le permettent, une délocalisation des transactions dans un lieu quelconque non taxé comme la City de Londres, Wall Street ou les îles Caïman.       <br />
       La taxe ne rapporterait pratiquement plus rien et si elle était instituée seulement en France, elle entraînerait une délocalisation immédiate de toutes les activités financières de la place de Paris et ce d'autant plus facilement que la place financière de Paris est gérée avec celle de New York et quelques autres par une société de bourse unique qui s'appelle NYSE-Euronext.       <br />
       Il y a un immense travail politique à mettre en oeuvre pour reprendre la main sur le monde de la finance qui est devenu autonome, en ce qu'il échappe aux lois et cela suppose une réglementation lourde, globale et très détaillée. Et comme ceci est très difficile à mettre en oeuvre, beaucoup de gens préfèrent nous faire croire qu'il suffit d'une petite taxe pour que tout rentre dans l'ordre.       <br />
       Depuis 2007, j'insiste sur la gravité de la crise, son ampleur et sa complexité ainsi que sur le temps qu'il faudra pour en sortir, ce qui supposera aussi beaucoup de remises en cause.       <br />
       On nous propose aujourd'hui une taxe qui n'aura que des effets négatifs, qui coûtera plus cher aux finances publiques qu'elle ne rapportera car la délocalisation des activités financières amoindrira  nos recettes fiscales. Et que dire des conséquences en termes d'emploi de ces délocalisations !       <br />
       Et c'est le président qui nous parlait du modèle anglo-saxon et des vertus infinies du libéralisme financier qui prétend aujourd'hui l'instituer !       <br />
       Nous espérons que le peuple ne se laissera pas abuser par cette pantalonnade.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Tobin or not Tobin...</title>
   <updated>2012-01-25T08:55:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/Tobin-or-not-Tobin_a517.html</id>
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   <photo:imgsrc>http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/imagette/3650249-5344852.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-11T10:57:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3650249-5344852.jpg" alt="Tobin or not Tobin..." title="Tobin or not Tobin..." />
     </div>
     <div>
      « Tobin or not Tobin, that is the question :       <br />
              <br />
       Wether 'tis nobler in the mind to suffer       <br />
              <br />
       The slings and arrows of outrageous market,       <br />
              <br />
       Or to take arms against a sea of traders,       <br />
              <br />
       And by opposing end them : to cut, to tax,        <br />
              <br />
       No more ; and by a tax, to say we end       <br />
              <br />
       The recession, and the thousand natural shocks       <br />
              <br />
       That economy is heir to ? 'tis a wise policy        <br />
              <br />
       Devoutly to be wished. To cut, to tax,       <br />
              <br />
       To tax, perchance to cash... »       <br />
              <br />
       d'après William Shakespeare
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://blog.paul-giacobbi.org/Tobin-or-not-Tobin_a517.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>The Broken Contract : Inequality and American Decline</title>
   <updated>2012-01-05T14:56:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/The-Broken-Contract-Inequality-and-American-Decline_a516.html</id>
   <category term="My Blog" />
   <photo:imgsrc>http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/imagette/3610625-5239326.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-04T15:02:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3610625-5239326.jpg" alt="The Broken Contract : Inequality and American Decline" title="The Broken Contract : Inequality and American Decline" />
     </div>
     <div>
      This is the title of a remarquable paper published last month in Foreign Affairs.I do not read regularly Foreign Affairsbut the indian ambassador in France, Mr Rakesh Sood, recommended it to me (we are living in a global world : a french MP read a paper published by an american newspaper on the advice of an indian diplomat...)       <br />
       The author is George Packer from The New Yorker and he delivered this essay as a lecture at the New York Public Library.       <br />
       The last sentence is : « Inequality undermines democracy ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://blog.paul-giacobbi.org/The-Broken-Contract-Inequality-and-American-Decline_a516.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Peut mieux faire...</title>
   <updated>2012-01-05T15:22:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/Peut-mieux-faire_a515.html</id>
   <category term="My Blog" />
   <photo:imgsrc>http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/imagette/3608433-5231929.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-04T10:34:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3608433-5231929.jpg" alt="Peut mieux faire..." title="Peut mieux faire..." />
     </div>
     <div>
      J'ai échangé des voeux sincères et amicaux et quelques commentaires sur l'actualité française avec Gilles Carrez qui est le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale.       <br />
       Nous nous sommes croisés en fait dans le salon de coiffure de l'Assemblée dont il sortait au moment où j'y entrais. Considérant le travail rigoureux effectué par le coiffeur sur sa tête, je n'ai pas manqué de lui faire remarquer qu'en ces temps de rigueur budgétaire, il était normal que le rapporteur général du budget se fasse ratiboiser assez court...       <br />
       Il m'a répondu en remarquant que les efforts du gouvernement commençaient à porter leurs fruits puisque le déficit de l'Etat pour 2011 se situerait aux alentours de 115 milliards d'euros, ce qui est effectivement assez loin des 152 milliards de l'année 2010.       <br />
       C'est un résultat appréciable à deux réserves près cependant.       <br />
       La première, c'est que le gouvernement avait prévu un déficit de 95 milliards en 2011 et que la réalité se situe à 20 milliards de plus, ce que j'avais prévu en l'écrivant sur ce blog et en le disant à la tribune, en séance.       <br />
       La seconde, c'est que la réduction du déficit n'est pas un objectif en soi et que si les Etats de la zone euro parvenaient à s'accorder sur une stratégie intelligente de retour à l'emploi, nous pourrions opérer cette réduction plus progressivement sans sacrifier aveuglément l'éducation nationale ou nos hôpitaux...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://blog.paul-giacobbi.org/Peut-mieux-faire_a515.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pace e salute !</title>
   <updated>2012-01-05T15:31:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/Pace-e-salute-_a514.html</id>
   <category term="My Blog" />
   <photo:imgsrc>http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/imagette/3608348-5231788.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-04T09:55:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3608348-5231788.jpg" alt="Pace e salute !" title="Pace e salute !" />
     </div>
     <div>
      « Pace e salute per tuttu l'annu »...       <br />
       La Corse a bien raison, et malheureusement plus que jamais, de mettre en tête de ses voeux traditionnels, la paix.       <br />
       Puisse l'année 2012 être en Corse moins sanglante que 2011 !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://blog.paul-giacobbi.org/Pace-e-salute-_a514.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>M. Piketty est-il socialiste ?</title>
   <updated>2012-01-05T16:05:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/M-Piketty-est-il-socialiste_a513.html</id>
   <category term="My Blog" />
   <photo:imgsrc>http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/imagette/3608346-5231785.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-04T09:45:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Répondant à un collègue parlementaire qui m'avait signalé l'article de Thomas Piketty dans Libération, je lui ai adressé le commentaire que voici.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3608346-5231785.jpg" alt="M. Piketty est-il socialiste ?" title="M. Piketty est-il socialiste ?" />
     </div>
     <div>
      Cher Collègue,       <br />
              <br />
       J'ai lu avec attention le papier de Thomas Piketty dans Libération du 22 novembre 2011.       <br />
       L'appel au fédéralisme européen est totalement étranger au sujet (en tout cas au sujet de la dette des Etats). La question est celle de la création ou de la restriction monétaire et non de savoir si cela doit se traiter au niveau national ou européen.       <br />
       Depuis un certain nombre d'années, disons depuis que M. Alan Greenspan est devenu le président de la Fed (Federal Reserve Bank, équivalent d'une banque centrale aux Etats-Unis) en 1987, succédant à un véritable génie de l'économie (Paul Volcker, aujourd'hui âgé de 84 ans, qui tout au contraire avait redressé le dollar et l'économie américaine en faisant monter les taux d'intérêt réels à 17%...) s'est répandue l'idée selon laquelle l'économie pouvait désormais éviter toute crise par un moyen très simple : offrir autant de liquidité que nécessaire au système financier en abaissant les taux d'intérêts dès que le besoin s'en ferait sentir et également en faisant des banques centrales les « prêteurs de dernier ressort » susceptibles, pour le cas où la diminution des taux d'intérêt ne suffirait pas :       <br />
              <br />
       - de fournir de la liquidité aux banques en leur accordant des prêts quasi-gratuits sans contrepartie,       <br />
       - de financer les Etats en faisant souscrire massivement des bons du Trésor à la banque centrale à un taux très bas.       <br />
              <br />
       Cette politique est celle du pilotage de la conjoncture par les taux directeurs des banques centrales et celle des « quantitative easing » par les mêmes banques centrales.       <br />
       Cette manière de faire a permis au monde de sortir de la crise de l'internet au début des années 2000 et a permis d'éviter l'effondrement du système bancaire international de 2007 à nos jours...       <br />
       Je rejoins l'analyse de Piketty car, à court terme, il n'y a pas d'autres moyens pour éviter l'effondrement des finances publique et de l'euro en Europe.       <br />
       Les autres solutions sont le défaut, c'est-à-dire la faillite, ce qui pose toujours bien des problèmes, et le « belt tightening » (se serrer la ceinture), ce qui consiste à imposer de telles restrictions budgétaires que l'économie entre en récession et que le budget est encore plus en déficit, tandis que le peuple bascule dans la misère ou la révolution...       <br />
       Cependant, cette analyse est stupide à moyen et long terme pour bien des raisons :       <br />
              <br />
       1.Agir ainsi, c'est se condamner alors à subir une crise encore plus forte deux ou trois ans plus tard en espérant qu'il sera possible d'inonder à nouveau le monde de liquidités (les bilans de la Fed ont été multipliés par trois en quelques années : on a créé des milliers de milliards de dollars...).       <br />
              <br />
       2. L'expérience montre que les pays qui vivent dans un déficit permanent ont un taux de croissance sur une période moyenne et longue (de trois à dix ans) bien moins élevé que celui des pays qui vivent avec des budgets équilibrés et une restriction de la croissance monétaire. C'est ce qui ressort des travaux des professeurs Rogoff et Reinhart.       <br />
              <br />
       3.Si l'on veut éviter la répétition de crises financières de plus en plus gigantesques, il y a d'autres méthodes macro-économiques. L'expérience de Paul Volcker dans les années 1980 en est une magnifique illustration.       <br />
       Sur le plan théorique, deux ouvrages ont admirablement analysé et même prophétisé les choses :        <br />
       - Andrew Smithers, « Wall Street revalued, imperfect markets and inept centralbankers »       <br />
       - Hyman P. Minsky, « Stabilizing an unstable world ».        <br />
              <br />
       4.Je te propose une lecture beaucoup plus accessible que celle de ces économistes de génie mais qui ne s'expriment qu'en anglais et en équation, trois notes ci-jointes que j'ai diffusées au cours des dernières années à l'Assemblée nationale.       <br />
              <br />
       Conclusion :        <br />
       Les idées de M. Piketty sont un avatar européen de ce que les économistes appellent le « Bernankisme » (du nom de Ben Bernanke, actuel président de la Fed et auparavant âme damnée d'Alan Greenspan).       <br />
       Il n'y a aucune originalité dans cet article et il témoigne d'un grand conformisme de pensée économique, aux antipodes de l'esprit des auteurs précités, lesquels sont parfois (Smithers et Volcker) des praticiens exceptionnels qui ont admirablement appliqué leur théorie au monde réel et avec succès et profit, soit pour eux-mêmes, soit pour la collectivité.       <br />
       S'il existait un moyen de répondre à tous les problèmes économiques en créant, sans limite ni retenue, de la monnaie, le monde serait sans doute beaucoup plus agréable... Malheureusement, créer de la monnaie indéfiniment encourage la spéculation, permet aux financiers d'être encore plus riches et de se voir garanti par la collectivité de ne jamais faire faillite, tandis qu'à la fin, l'inflation ou la restriction qui finit par arriver ruine les pauvres gens.       <br />
              <br />
       Au fait, M. Piketty est-il socialiste ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://blog.paul-giacobbi.org/M-Piketty-est-il-socialiste_a513.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Roissy – Charles de Gaulle : pire aéroport du monde</title>
   <updated>2012-01-05T16:34:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/Roissy-Charles-de-Gaulle-pire-aeroport-du-monde_a511.html</id>
   <category term="My Blog" />
   <photo:imgsrc>http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/imagette/3608327-5231754.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-04T09:43:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3608327-5231754.jpg" alt="Roissy – Charles de Gaulle : pire aéroport du monde" title="Roissy – Charles de Gaulle : pire aéroport du monde" />
     </div>
     <div>
      Le site internet américain CNN GO (filiale de la chaîne d'information CNN) a classé Roissy Charles de Gaulle comme le pire aéroport du monde après le Honduras et Manille...       <br />
       Je n'ai pas attendu ce classement pour dénoncer ce scandale : ce qui devrait être la première vitrine de la France, véritable porte sur le monde, est d'une qualité en raison inverse de ses tarifs, les plus élevés de la planète.       <br />
       On nous rabat les oreilles avec l'image de la France et la première impression est déplorable à l'arrivée dans notre pays, sans parler des policiers qui interpellent au hasard des voyageurs pour un contrôle d'identité inopiné à la sortie de l'avion, des queues successives qu'il faut endurer pour l'immigration, les taxis etc... Pauvre France !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://blog.paul-giacobbi.org/Roissy-Charles-de-Gaulle-pire-aeroport-du-monde_a511.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>AREVA ou le rêve finlandais...</title>
   <updated>2012-01-05T16:27:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/AREVA-ou-le-reve-finlandais_a512.html</id>
   <category term="My Blog" />
   <photo:imgsrc>http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/imagette/3608329-5231756.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-04T09:43:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3608329-5231756.jpg" alt="AREVA ou le rêve finlandais..." title="AREVA ou le rêve finlandais..." />
     </div>
     <div>
      Le chantier du réacteur nucléaire d'Olkiluoto en Finlande enregistrera une perte de l'ordre de trois milliards d'euros pour AREVA, soit l'équivalent de son prix de vente ! C'est-à-dire qu'AREVA l'a construit à ses frais, sans recevoir de rémunération...       <br />
       Si la situation s'aggravait encore un peu, il faudrait qu'AREVA paye une indemnité pour avoir eu le plaisir de construire un réacteur gratuitement.       <br />
       A ce stade, nous sommes en train d'entrer dans le domaine du record du monde !       <br />
       Madame Lauvergeon m'avait dit, lors de son audition à l'Assemblée nationale, que ce n'était pas grave car cela procurait une « belle vitrine » à AREVA !       <br />
       Les salariés de cette grande entreprise qui vont devoir être licenciés en nombre à cause des folies de leur ex-dirigeante apprécieront sans doute d'être sacrifiés pour cette belle vitrine !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://blog.paul-giacobbi.org/AREVA-ou-le-reve-finlandais_a512.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le retour au plein emploi en trois temps, trois mouvements...</title>
   <updated>2012-01-03T17:36:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/Le-retour-au-plein-emploi-en-trois-temps-trois-mouvements_a510.html</id>
   <category term="My Blog" />
   <photo:imgsrc>http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/imagette/3606852-5229184.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-03T17:36:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3606852-5229184.jpg" alt="Le retour au plein emploi en trois temps, trois mouvements..." title="Le retour au plein emploi en trois temps, trois mouvements..." />
     </div>
     <div>
      Rigueur ou relance budgétaire ?       <br />
       Souscription illimitée des bons du Trésor par les banques centrales ou régulation restrictive par les marchés financiers ?       <br />
       Efforts de compétitivité par la restriction salariale ou soutien à la consommation par des augmentations de salaire ?       <br />
       Les économistes plus ou moins distingués et les journalistes plus ou moins compétents se posent ces problèmes à longueur d'articles et opposent de manière catégorique leurs solutions de prédilection.       <br />
       En fait, trois écoles, trois doctrines, voire trois philosophies s'affrontent :        <br />
       celle des « rigoureux » qui considère qu'une économie n'atteint la prospérité qu'au prix de la souffrance et l'abondance que par la restriction. C'est une école fortement inspirée du sentiment de culpabilité judéo-chrétien qui ne permet l'absolution et la rédemption que par l'expiation et le sacrifice. Ceux qui enseignent dans cette école-là sont d'ailleurs rarement soumis personnellement à la souffrance expiatoire. Banquiers nantis, professeurs, conférenciers et publicistes bien rémunérés, ils ne connaissent le chômage et la misère qu'à travers les statistiques !       <br />
       Celle des « néo-monétaristes » pour qui tout repose sur la liquidité et qui veulent faire des banques centrales les régulateurs infiniment généreux de ladite liquidité qu'ils réservent cependant aux banques et aux Etats, comme si cette manne ne pouvait légitimement soulager la misère des peuples mais seulement assurer la sécurité financière de ceux qui nous gouvernent politiquement ou économiquement. Cette philosophie technocratique née sur les bords du lac Michigan, à l'université de Chicago, sous les auspices de Milton Friedman, a fait beaucoup de petits dans les grandes banques centrales occidentales, notamment à la Fed américaine puisqu'on n'hésite pas à la qualifier de « bernankisme », du nom de l'actuel président de cette institution.       <br />
       Celle des « néo-keynésiens » pour laquelle rien de vaut une succession ininterrompue de plans de relance budgétaire qui finiront bien un jour par faire repartir l'économie et ramener le plein emploi. Cette caricature de la théorie keynésienne est d'autant plus une imposture qu'elle prétend imposer sur le long terme une thérapeutique dont son inventeur a toujours considéré qu'elle ne pouvait s'appliquer qu'à court terme.       <br />
              <br />
       Aucun gouvernement n'a jamais réussi en appliquant exclusivement une seule de ces politiques.       <br />
       Dans une situation de crise économique et financière, l'application prématurée de plans de rigueur budgétaire ne peut qu'aggraver la situation en induisant une récession plus profonde et plus durable et un déficit toujours plus lourd du fait de la diminution des recettes fiscales.       <br />
       L'alimentation sans limite de la liquidité pour les banques et les Etats favorise d'abord la spéculation  puis l'inflation sans pour autant parvenir à provoquer une relance durable de l'économie.       <br />
       Le déficit budgétaire, massif et chronique, conduit bien plus sûrement à la banqueroute, car tôt ou tard la confiance fait défaut, qu'à l'emploi et à la prospérité.       <br />
       Notre corps économique est malade et nous devrions le considérer comme tel pour concevoir une stratégie thérapeutique en plusieurs temps comme font d'ailleurs les bons médecins pour nous soigner. Aucune maladie grave ne se soigne en effet uniquement avec un seul traitement, uniformément administré depuis la crise aiguë jusqu' à la fin de la convalescence.       <br />
       Si par exemple l'exercice physique régulier et progressif est probablement indispensable à la rééducation du muscle cardiaque à la suite d'un infarctus, aucun cardiologue ne le recommandera dans les heures et les jours qui suivent la crise !       <br />
       Quelle stratégie thérapeutique faudrait-il appliquer pour nos économies malades ?       <br />
       L'intelligence des réalités et des théories économiques devrait nous conduire à appliquer les trois thérapeutiques précitées en trois temps successifs.       <br />
       A l'immédiat, il est évidemment indispensable d'assurer la liquidité des banques et le refinancement des Etats car si les uns ou les autres s'effondrent, tout le reste sera emporté.       <br />
       Cela ne veut pas nécessairement dire faire n'importe quoi n'importe comment.       <br />
       Par exemple, il ne faudrait garantir la liquidité des Etats qu'à la condition qu'ils s'engagent à bien utiliser l'argent qui leur est prêté à relancer l'économie et à revenir progressivement à un certain équilibre.       <br />
       De même qu'il devrait être considéré comme l'un des grands scandales de notre temps que les banques européennes aient bénéficié de centaines de milliards d'euros de prêts quasi gratuits de la BCE pour les replacer aussitôt presque intégralement auprès de la même BCE sans les utiliser pour relancer l'économie par le crédit, quand elles ne reprêtent pas cet argent qui leur a été accordé à moins de 1% d'intérêt aux Etats impécunieux mais à un taux moyens de 3 à 8% !       <br />
       Cette première phase est donc celle du retour à la confiance par la garantie d'une sécurité financière sans limite pour les banques et pour les Etats.       <br />
       La seconde politique qu'il faudrait appliquer ensuite, une fois que la fièvre serait retombée, c'est-à-dire que les taux d'intérêt des bons du Trésor et des marchés interbancaires seraient revenus à des niveaux raisonnables, serait d'améliorer la compétitivité des entreprises et l'efficacité de l'Etat. Mais dans les deux cas, il faudrait agir avec discernement. Améliorer la compétitivité des entreprises, ce n'est pas diminuer les salaires mais bien plus tôt augmenter la productivité du travail par un effort continu d'investissement, d'innovation et de formation. Ce n'est que lorsque les perspectives de retrouver un emploi deviennent plus grandes que la flexibilité du marché du travail devient possible.       <br />
       De même, améliorer l'efficacité de l'Etat, ce n'est pas réduire les dépenses de manière aveugle et uniforme mais de savoir se concentrer sur l'essentiel, c'est-à-dire l'éducation, la santé publique et les stratégies de développement industriel.       <br />
       Enfin, ce n'est que lorsque tout cela commence à porter ses fruits qu'il faut sans tarder mais sans anticiper, revenir progressivement à l'équilibre budgétaire et à la modération salariale, c'est-à-dire à une progression du pouvoir d'achat qui correspond aux progrès de productivité de l'économie et à une répartition plus équitable des ressources entre le capital et le travail.       <br />
       L'histoire économique nous apprend, même si nous en négligeons trop souvent les leçons, ce que nous devons éviter à tout prix. Nous devrions savoir par exemple qu'en 1937 Roosevelt a replongé les Etats-Unis dans la récession en revenant trop vite à la rigueur budgétaire après seulement quatre années de relance dans le cadre du « New Deal ».       <br />
       Nous attendons ces jours-ci le projet de François Hollande et j'espère personnellement qu'il définira clairement les étapes de la stratégie de redressement économique de notre pays tandis que pour son application il saura convaincre nos partenaires européens de prendre ensemble et résolument le seul chemin raisonnable de retour au plein emploi et à l'équilibre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Sans tambour, ni trompettes !</title>
   <updated>2011-12-22T15:44:00+01:00</updated>
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   <published>2011-12-22T12:34:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
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    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3573567-5159598.jpg" alt="Sans tambour, ni trompettes !" title="Sans tambour, ni trompettes !" />
     </div>
     <div>
      Retour d'Irak à la nuit, discrètement, sans cérémonie, sans tambour, ni trompettes. Des dizaines de milliers de morts, moins de cinq mille côté américain, des dizaines de milliers côté irakien.       <br />
       Il nous faudra sans doute attendre le jugement de l'histoire sur une guerre qui a en tout cas contribué à précipiter la crise que nous traversons en aggravant terriblement le déficit budgétaire américain, après celle de Corée et du Vietnam.       <br />
       La guerre d'Irak a été jugée injuste et a suscité la réprobation générale des Nations-Unies, celle d'Afghanistan a, au contraire, été approuvée presque unanimement par la communauté internationale.       <br />
       Je pressens pourtant que la guerre d'Afghanistan va se terminer ainsi : sans tambour, ni trompettes.       <br />
       La différence est que paradoxalement la situation en Irak est probablement plus solide qu'en Afghanistan  et qu'en tout état de cause le régime de la minorité sunnite de Saddam Hussein ne reviendra pas au pouvoir, tandis que ni le terrorisme islamiste, ni les manoeuvres de l'Iran n'ont de chance de s'imposer.       <br />
       En Afghanistan, au contraire, le régime islamiste va reprendre le pouvoir dans les semaines ou les mois qui suivront le départ de nos troupes tandis que nous avons contribué à déstabiliser gravement le Pakistan.       <br />
       La géopolitique n'a rien à voir avec la morale malheureusement.       <br />
       Une conclusion s'impose pour les Etats-Unis et l'Occident : nous ne pourrons jamais plus faire la guerre au bout du monde sans trop savoir pourquoi et c'est plutôt une bonne nouvelle. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>2 août 1914, Marcel Proust prophète...</title>
   <updated>2011-12-22T15:39:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/2-aout-1914-Marcel-Proust-prophete_a509.html</id>
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   <published>2011-12-22T12:34:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
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    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3573700-5159848.jpg" alt="2 août 1914, Marcel Proust prophète..." title="2 août 1914, Marcel Proust prophète..." />
     </div>
     <div>
      La guerre de 14, sans doute la véritable première guerre mondiale, a été déclarée entre la France et l'Allemagne, le 3 août 1914. Il n'est que de lire les journaux de l'époque, les débats parlementaires ou la littérature qu'ont inspiré ces journées fatidiques pour comprendre que personne n'imaginait une tuerie à millions de victimes et n'avait réalisé l'échelle planétaire de cette guerre qui embraserait les grandes nations d'Europe et par là leurs empires respectifs dans le monde entier.       <br />
       Le dimanche 2 août au soir, Marcel Proust écrit dans une lettre à son parent, banquier et ami, Lionel  Hauser, cette phrase véritablement prophétique : « Quand je pense que des millions d'hommes vont être massacrés dans une Guerre des Mondes comparable à celle de Wells, parce qu'il est avantageux à l'empereur d'Autriche d'avoir un débouché sur le Mer Noire », ou encore : « J'espère encore, moi qui ne suis pas croyant, un suprême miracle qui arrêterait à la dernière seconde le déclenchement de la machine omni-meurtrière ».       <br />
       Quelques ignorants peuvent penser que Marcel Proust était un homme du passé, un snob attaché aux vanités d'un monde en extinction, un bourgeois jouissant égoïstement de sa fortune ou encore un esthète reclus dans ses pensées et ignorant les malheurs de son temps.       <br />
       Il nous démontre superbement le contraire en quelques mots d'une lettre dont l'objet principal est d'ailleurs de s'interroger sur la décision qu'il doit prendre dans des placements boursiers (« 200 Tramways de Mexico », Marcel Proust a toujours eu un faible pour les placements exotiques mais terriblement hasardeux qui contribueront à le ruiner mais dont les noms évocateurs n'ont jamais cessé de l'enchanter...).       <br />
       Ces phrases sont véritablement extraordinaires :        <br />
       « une guerre des mondes » est peut-être la première apparition de cette appellation qui viendra beaucoup plus tard de « guerre mondiale » ;       <br />
       « des millions d'hommes », est aussi prophétique puisque les armées françaises ont perdu moins d'un million d'hommes dans les guerres napoléoniennes et que la guerre de 1914-1918 en tuera près de 1 500 000 et que personne n'imaginait un tel carnage en août 1914.       <br />
       « machine omni-meurtrière » est peut-être encore plus extraordinaire puisque tout à la fois Proust évoque une mécanique qui échappe aux hommes qui l'ont imaginée puis construite et ses conséquences morbides pour tout ce qui l'entoure. Il faudra attendre la guerre froide et la peur qu'inspirera l'arme nucléaire pour que de telles expressions apparaissent dans notre vocabulaire et que de tels concepts inquiètent nos esprits.       <br />
       Je pourrais encore relever qu'en 1906 Proust commence à écrire son oeuvre fondamentale où la relativité du temps, la révolution de la société et de l'esthétique sont les thèmes essentiels. Roland Barthes a, dans une étude décisive, évoqué et daté ce moment où, dit-il, « la mayonnaise prend ».       <br />
       1906, c'est l'année où l'histoire s'accélère avec les grandes grèves en France, où la science invente un univers nouveau avec la théorie einsteinienne de la relativité, l'année ou Cézanne peint « Les Grandes Baigneuses » et Picasso « Les Demoiselles d'Avignon » ».       <br />
       On ne le dira jamais assez : Proust est sans doute à la recherche du temps perdu mais il est plus que tout autre, non seulement un homme de son temps, mais un des rares qui font avancer leur temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>U-turn</title>
   <updated>2011-12-13T18:40:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/U-turn_a507.html</id>
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   <published>2011-12-13T18:23:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
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    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3545492-5108532.jpg" alt="U-turn" title="U-turn" />
     </div>
     <div>
      Le Financial Times du 13 décembre s'étonne de la volte-face (en anglais U-turn) de Sarkozy à propos de la dégradation désormais inévitable du fameux AAA français par les agences de notation.       <br />
       Ce journal, sérieux et objectif, remarque qu'il n'y a pas si longtemps le gouvernement et le président de la République française qualifiaient ce triple A de « trésor national » qu'ils allaient réussir à défendre quoi qu'il arrive et notamment par ce fameux accord du 9 décembre supposé garantir à la France la conservation de son crédit et la préservation de son capital de confiance dans le monde mouvant de la finance.       <br />
       Aujourd'hui, le président de la République nous explique, par une de ces volte-faces dont il a le secret, que la dégradation de notre note n'est pas un événement catastrophique et que nous pouvons en tout cas surmonter cette épreuve.       <br />
       Au train où vont les choses, dans trois jours on accusera les agences de notation de dire n'importe quoi et, dans une semaine, on nous dira que tout cela n'a aucune importance.       <br />
       Il y a encore une semaine, c'était la gauche qui allait nous faire perdre, le lendemain de son arrivée au pouvoir le fameux triple A, tandis que le maintien du président et de la majorité actuelle était le seul moyen de la conserver. C'est aujourd'hui évidement sous le règne de ce président et de ce gouvernement que nous allons perdre cette notation sans que la gauche y soit manifestement pour rien, ce qui n'empêchera pas l'UMP de nous en rendre responsables. Il nous reste à espérer que le peuple exercera son jugement avec lucidité sur cette volte-face comme sur quelques autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Un nom bien peu « euphonique »</title>
   <updated>2011-12-13T18:23:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/Un-nom-bien-peu-euphonique_a506.html</id>
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   <published>2011-12-13T18:22:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
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    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3545491-5108530.jpg" alt="Un nom bien peu « euphonique »" title="Un nom bien peu « euphonique »" />
     </div>
     <div>
      Puisque nous en sommes à Proust, le nom d'un candidat à l'investiture républicaine pour les présidentielles américaines – Newt Gingrich – me rappelle une remarque assez spirituelle, même si elle est injuste, d'un célèbre personnage de la « Recherche du temps perdu ».       <br />
       Dans une scène mondaine, la princesse des Laumes, Oriane de Guermantes, se moque sans pitié du patronyme de la Marquise de Cambremer... Son ami Charles Swann fait un peu d'esprit facile en relevant que la première syllabe de ce nom - « cambr...» - est la même que celle du fameux Général Cambronne, tandis que la finale évoquerait plutôt le début du mot qui aurait été héroïquement prononcé par ledit Général défiant les Anglais à la fin de la bataille... Un autre personnage défend la famille Cambremer en remarquant que c'est une très ancienne famille, mais la princesse conclut en assénant que c'est peut-être ancien mais çà n'est pas « euphonique ».       <br />
       De la même manière, on m'explique que Monsieur Newt Gingrich est un vétéran de la politique américaine, ce qui est très certainement vrai mais, en même temps, je constate que son nom est assez difficilement prononçable, bref et c'est le seul point commun qu'on puisse lui trouver avec la marquise de Cambremer, née Legrandin, personnage plutôt antipathique de Proust, son nom n'est pas « euphonique ».       <br />
       D'ailleurs, Newt Gingrich est né « Newton Leroy Mac Pherson ». Mais ses parents, âgés respectivement de 16 et 19 ans, se sont séparés quelques jours après sa naissance, et il a été adopté par Robert Gingrich qui épousa sa mère trois ans après sa naissance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Marcel Proust et le conseil général de la Corse</title>
   <updated>2011-12-13T18:35:00+01:00</updated>
   <id>http://blog.paul-giacobbi.org/Marcel-Proust-et-le-conseil-general-de-la-Corse_a505.html</id>
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   <photo:imgsrc>http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/imagette/3545489-5108527.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-12-13T18:21:00+01:00</published>
   <author><name>Paul Giacobbi</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://blog.paul-giacobbi.org/photo/art/default/3545489-5108527.jpg" alt="Marcel Proust et le conseil général de la Corse" title="Marcel Proust et le conseil général de la Corse" />
     </div>
     <div>
      Marcel Proust, à la différence de tant de grands écrivains français, tels Victor Hugo, Balzac ou Flaubert , n'a jamais mis les pieds en Corse.       <br />
       Nous sommes donc privés du regard proustien sur le coucher de soleil aux îles Sanguinaires ou les sommets du Niolu aperçus de très loin et dansant comme les clochers de Martinville...       <br />
       Pourtant, Marcel Proust fait dans sa correspondance une allusion remarquable au Conseil général de la Corse dont je n'ai pu m'empêcher de rechercher la signification.       <br />
       Le 24 septembre 1904, Marcel Proust écrit, dans une lettre à sa mère, la phrase suivante :       <br />
       « J'ai admiré Emmanuel Arène cédant la présidence du Conseil Général Corse pour ne pas voter un buste de Napoléon comme grand homme Corse dans la salle du Congrès ».       <br />
       La correspondance de Marcel Proust nous est connue grâce à un professeur de littérature à l'Université d'Urbana-Champaign dans l'Illinois qui lui a consacré sa vie : Philip Kolb.       <br />
       Il lui a fallu retrouver des milliers de lettres, les déchiffrer (Proust écrivait comme un chat), les dater (il ne le faisait jamais...), les situer dans leur contexte pour permettre au proustien, chercheur ou simple amateur mais toujours passionné, de mieux comprendre l'oeuvre du plus grand écrivain du XXème siècle.       <br />
       Proust était un esprit éclairé et loin d'être un nostalgique du temps passé ou un snob, il était tout au contraire toujours en avance sur son temps et à l'affût de toutes les nouveautés politiques, culturelles, artistiques et même scientifiques.       <br />
       On pourrait consacrer une vie à la vision historique et politique de Proust et ce qu'il a écrit la veille même de la Première Guerre mondiale sur ce que serait cette immense et stupide tuerie, révèle un véritable génie de l'anticipation. Il fut, par ailleurs, le premier des partisans de Dreyfus et n'hésita pas une seconde à prendre sa défense quand toutes ses relations mondaines accablaient le capitaine, injustement accusé.       <br />
       Peu d'évènements de l'actualité échappaient à la vigilance de Proust, pas même ce qui pouvait se jouer d'important au Conseil général de la Corse.       <br />
       Les commentaires de Philip Kolb sur cette lettre m'ont mis sur la piste de cette intéressante affaire :       <br />
       « 9. Voir Le Figaro du samedi 24 septembre 1904, page 3 : « Nouvelles diverses […] Les grands Corses. - Ajaccio – M. Stephanopoli avait demandé au Conseil général que le buste de Napoléon fût installé dans la salle des séances, que décorent déjà ceux de Sampiero et de Paoli. Aujoud'hui, ce voeu était rapporté favorablement par M. de Caraffa. « J'admire, a-t-il dit, qu'on ait attendu jusqu'à aujourd'hui pour rendre un si légitime honneur au plus grand homme de l'île. » Soucieux d'ôter au voeu de Stephanopoli toute apparence politique, M. Emmanuel Arène, cédant la présidence, demanda la nomination d'une commission qui eût pour rôle de recruter dans l'histoire corse les hommes dignes, eux aussi, de présider en buste aux débats. Et le conseil se prononça dans ce sens ».       <br />
       J'ai demandé le texte du compte-rendu de cette séances aux archives départementales afin de bien confirmer la lecture qu'en faisait Le Figaro et, en effet, les choses se sont déroulées ainsi.       <br />
       Aujourd'hui, chacun peut constater que les grands hommes de la Corse dont les bustes figurent dans la salle du Conseil général à Ajaccio sont effectivement Napoléon, Sampieru Corsu, Pascal Paoli mais aussi Jean-Pierre Gaffory (mon honorable ancêtre...), Sambuccuciu d'Alandu qui n'est probablement qu'un personnage mythique et quelques autres...       <br />
       Cependant, si Proust s'est intéressé à cette actualité, c'est qu'il connaissait très bien Emmanuel Arène, « U Rè Manuele », comme on l'appelait à Ajaccio, lequel était lié d'ailleurs à mon arrière grand-père, Marius Giacobbi qui siégeait à la Chambre des députés depuis 1898.       <br />
       La correspondance de Proust, toujours admirablement inventoriée par Philip Kolb, nous permet de nous faire une idée de ces liens.       <br />
       En 1908, dans une lettre du 25 avril à Madame Gaston de Caillavet, Proust fait allusion au « Roi », pièce de Flers, Caillavet et Emmanuel Arène, jouée pour la première fois en 1908, l'année même de la mort d'Emmanuel Arène. Robert de Flers et Gaston de Caillavet étaient des amis de Proust et c'est sans doute par là que notre grand écrivain connaissait Emmanuel Arène, par ailleurs une des plumes les plus alerte du Figaro où il était éditorialiste et critique dramatique (Robert de Flers lui succédera par intérim comme critique dramatique à la suite de sa mort).       <br />
       Proust a beaucoup écrit dans Le Figaro et le premier volume de la « Recherche du Temps perdu », « Du côté de chez Swann », est dédié « à Monsieur Gaston Calmette comme un témoignage de profonde et affectueuse reconnaissance ». Gaston Calmette fut le directeur du Figaro à partir de 1903. Il devait être assassiné en 1914 par l'épouse de Joseph Caillaux (lequel était le parrain de l'un de mes oncles) parce qu'il avait lancé une campagne assez ignoble contre lui.       <br />
       Gaston Arman,dit Gaston de Caillavet, était le fils de Léontine Arman, dite de Caillavet, laquelle était la compagne d'Anatole France. Proust les connaissait très bien et c'est lui qui fera signer à l'illustre Anatole France la première pétition défendant l'innocence du capitaine Dreyfus. Pour l'anecdote, Madame Arman était réticente et aurait dit à son compagnon « mais enfin mon ami, vous allez nous brouiller avec les Félix Faure ! »... Félix Faure était président de la République et convaincu de la culpabilité de Dreyfus.       <br />
       Marcel Proust était un ami de jeunesse de l'une des filles de Félix Faure, Antoinette, qui l'invitera à répondre au jeu du « questionnaire », jeu anglais en vogue à l'époque (« an album to record thoughts, feelings etc... »).       <br />
       Par ailleurs, Proust fut peut-être amoureux de Jeanne Pouquet, la fiancée puis l'épouse de Gaston de Caillavet, dont il se serait inspiré, entre autres, pour le personnage de Gilberte Swann dans la « Recherche du temps perdu ».       <br />
       Proust trouvait la pièce « le Roi » de Flers, Caillavet et Arène « très drôle » voire « admirable ». Elle est pleine d'allusions et d'anecdotes politiques dont certaines pourraient être actuelles. Ainsi, vers la fin de la pièce, un gouvernement est en train de se constituer dans un salon mondain et on évoque un possible ministre : « C'est un très bon socialiste » dit un personnage, « oui mais sans fortune... » réplique une dame du monde ! La « gauche caviar » n'est pas une invention des années quatre-vingts...       <br />
       Proust retrouvait parfois M. et Madame Emmanuel Arène à Cabourg, au Grand-Hôtel, comme ce fut le cas en août 1907, et fréquentait très régulièrement Robert de Flers et Gaston de Caillavet.       <br />
       Etant un lecteur de l'oeuvre de Proust et de sa correspondance et, à ma manière, un amateur indépendant, curieux de tout ce qui touche à la véritable littérature, je pourrais continuer longtemps sur ce thème, tant cette anecdote est révélatrice des liens de Proust et de la politique de son temps.       <br />
       En tout état de cause, je vais conseiller au président du Conseil général de Corse-du-Sud, si un jour s'écrit une petite histoire du Palais Lantivy, de relater cette anecdote où la plus grande littérature apparaît dans notre chronique ajaccienne.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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