Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Séance du 30 septembre 2015


La Corse est confrontée à une grave crise pour le traitement des ordures ménagères.
Si l’Assemblée de Corse a approuvé un plan qui se fonde sur la valorisation,
si les centres d’enfouissement se sont développés dans le respect des normes et des lois,
nous ne pouvons progresser si ce qui est convenu entre l’Etat et les collectivités est remis en cause au gré des influences de dernière minute.
Pour permettre l’indispensable extension du centre d’enfouissement de Tallone, situé à plus de quatre kilomètres de la mer, vous aviez décidé en juillet – je vous cite - « de proposer dans le cadre d’un prochain texte législatif une mesure permettant aux communes littorales la réalisation d’installation de traitement ou de stockage de déchets ».
Quelques heures avant le débat dans cet hémicycle, nous avons appris que vous aviez changé d’avis.
Les collectivités ont réagi, sans doute brutalement – mais on les comprend – en fermant les sites de stockage et il a fallu plusieurs jours pour trouver les voies et moyens d’organiser une période transitoire.
Comment parvenir au même taux de valorisation que sur le continent alors même que nous n’avons que trois cent mille habitants, un relief difficile et aucune industrie locale susceptible de recycler en quantité significative ?
Nous avons souvent, malgré cela, été précurseur : ainsi n’y a-t-il plus aucun sachet en plastique jetable dans la grande distribution en Corse et depuis longtemps !
D’un point de vue général, la Corse a plus protégé son littoral et son environnement par la multiplication des sites, des réserves et des parcs, qu’aucune autre région française et elle a élaboré un plan d’urbanisme à l’échelle de l’île qui est, vous le savez, tout à la fois rigoureux et équilibré.
Dans ces domaines comme dans celui, crucial, des déchets, nous ne pouvons avancer que la main dans la main avec l’Etat.
Je suis certain que vous y êtes disposée.
Pouvez-vous le confirmer devant la représentation nationale ?
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 30/09/2015
Le Mistral ou les inconstances de la diplomatie.
(Tragi-comédie en trois actes et un épilogue)

Acte I
« Pacta sunt servanda », parole romaine, juridique et virile prononcée le 24 juillet 2014 par Laurent Fabius qui ajoute : « Il y a une règle qui est que les contrats signés et payés sont honorés ».
Acte II
Cédant à la pression de nos partenaires européens et américains, le président de la République annonce que les Mistral ne seront pas livrés à la Russie.
Le contrat est dénoncé, il en coûtera de l’ordre d’un milliard et demi au Trésor public français, un milliard de remboursement, quelques centaines de millions pour restituer les équipements russes placés sur les navires…
Acte III
Lors de sa conférence de presse du 7 septembre 2015, le président de la République évoque une réunion aux Nations Unies sur l’Ukraine et annonce qu’en cas de succès, il « plaidera pour la levée des sanctions visant la Russie ».
Epilogue
Touchant tableau final, celui de la concorde retrouvée : pendant que l’on s’accorde à nouveau sur l’Ukraine, le président américain serre la main du chef Ayatollah d’Iran, tandis qu’au fond les émissaires des uns et des autres s’entendent avec le médecin ophtalmologue Bachar El Assad pour survoler la Syrie et attaquer Daech.
Le bon ministre Le Drian fait le tour du monde pour essayer de trouver un acheteur pour les fameux Mistral qu’il porte avec courage sur ses bras…
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 09/09/2015
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