Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Intervention dans la discussion générale sur la proposition de loi visant à la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse dans la définition des politiques publiques, 29 janvier 2015


Quelques rappels de base, pour commencer. L’économie politique n’a jamais eu pour objectif la croissance du PIB. Le PIB, qui correspond – grossièrement – à la somme des valeurs ajoutées, est un agrégat de la comptabilité nationale ne mesurant, avec certaines approximations d’ailleurs, que la production brute, grandeur qui n’est guère représentative, ni qualitativement ni quantitativement, de l’efficacité d’une économie, et encore moins de sa santé. L’économie politique n’a jamais considéré que c’était important ; cela compte, mais il ne s’agit que d’un élément parmi d’autres.

L’économie politique a pour finalité – c’est une définition plus que centenaire – l’allocation optimale des ressources afin de permettre la maximisation des satisfactions. Rien à voir avec la croissance de la production !

La satisfaction la plus élevée n’est nullement garantie par la maximisation de la production. Ces notions sont, non pas récentes, mais très anciennes, et reconnues sur le plan académique ; elles sont pourtant ignorées de la plupart des commentateurs et de nombre de statisticiens, voire d’économistes, qui réduisent – à tort – l’économie contemporaine à une réflexion sur la croissance de la production ou les signes monétaires.

Vilfredo Pareto, auteur aujourd’hui controversé mais pourtant très important, avait défini son optimum par la maximisation du bien-être. Il parlait même, dans un raisonnement célèbre exprimé sous la forme d’une représentation géométrique de la satisfaction procurée pour un individu par le pain et le vin, de « colline », de « sentier », de « route » et de « chemin » des indices du plaisir. Or Pareto, c’est le fondement de l’économie néoclassique, et par conséquent des raisonnements économiques actuels !

Il avait aussi élaboré le concept d’« ophélimité » pour désigner l’utilité subjective que l’on retire de l’utilisation d’un bien. Je vous fais grâce du lien que tout cela a avec la notion de concurrence pure et parfaite, que Pareto compléta à la suite de l’enseignement de Léon Walras : nous nous éloignerions de la notion de plaisir ! Retenons néanmoins que, depuis plus d’un siècle, c’est la satisfaction, le plaisir ou l’utilité pour les individus qui est l’objectif de l’approche économique de l’allocation des ressources, et certainement pas la maximisation de la production.

Si l’on redescend de la colline du plaisir pour revenir à des réalités plus triviales, que manque-t-il au PIB pour être représentatif de l’état d’un système macro-économique donné et de son évolution ? Dès lors que l’on écarte l’idée que le PIB exprime la santé de l’économie, cela se résume assez simplement : il manque la répartition de la satisfaction, la soutenabilité du système, la mesure des effets négatifs de la croissance – ces deux notions étant liées – et la prise en considération des services non-marchands.

La répartition de la satisfaction est essentielle, non seulement pour des raisons morales ou idéologiques, mais parce qu’elle contribue à l’efficacité du système économique. Cette idée est très ancienne : ce n’est pas M. Piketty qui l’a découverte à partir de courbes contestables de la répartition du revenu à travers les âges ! Pareto, mort en 1923, indiquait déjà que 80 % du revenu de l’Italie était concentré entre les mains de 20 % de personnes : c’est lui qui a inventé la loi du 80/20, qui n’est nullement une création contemporaine. Keynes a pour sa part démontré qu’une économie allait d’autant plus vite au déséquilibre, à l’inefficacité et à la récession qu’elle répartissait inégalement le revenu. La répartition du revenu est donc une condition fondamentale pour une croissance efficace, non sur le plan moral mais économique.

Deuxièmement, les effets négatifs de la croissance doivent être pris en compte dans une analyse économique complète. Prenons par exemple la croissance économique chinoise, aujourd’hui de 7 % – la croissance indienne étant à peu près du même niveau ; elle a beau être très élevée, elle s’accompagne – comme en Inde, d’ailleurs, l’indice de pollution dans les grandes villes indiennes étant aujourd’hui comparables à celui des villes chinoises –, d’un impact écologique négatif considérable, qui altère la croissance de deux façons : d’une part, parce que la pollution procure une très forte insatisfaction, une difficulté d’être et de vivre, et provoque de nombreuses pathologies, avec un coût très élevé pour ces sociétés ; d’autre part, parce que ce type de croissance entraîne l’épuisement des ressources et aboutit à un empoisonnement de l’environnement, ce qui est, à terme, une catastrophe. Si l’on veut avoir une vision sérieuse, j’allais dire néoclassique de l’économie, comme celle qu’avaient Léon Walras ou Vilfredo Pareto il y a plus d’un siècle, on devrait en tenir compte.

Cela nous amène à la soutenabilité : l’optimisation de l’allocation des ressources ne peut s’exprimer seulement dans l’instant, elle doit aussi tenir compte de cet aspect.

Quant aux services non-marchands, chassons de notre esprit l’idée que parce qu’un service serait non-marchand, il n’entrerait pas dans le domaine de l’analyse économique ! Un « prix Nobel » d’économie, Maurice Allais, a écrit des choses admirables sur le sujet. Les services non-marchands ont un coût, une utilité et, d’une certaine manière, une rareté : cela suffit à les faire entrer dans le domaine de l’analyse économique. L’économie n’a jamais reposé entièrement sur la marchandisation ; donner un signe monétaire aux échanges n’est pas nécessaire pour que les choses aient une valeur économique.

Dernier point, en 2008, le Président de la République de l’époque avait réuni une commission de trois excellents économistes : M. Joseph Stiglitz – qui, bien qu’il ait un côté amusant, voire farceur et qu’il se consacre essentiellement au journalisme depuis qu’il a reçu le « prix Nobel », reste un économiste académique de qualité ; M. Amartya Sen, qui joint au fait d’être professeur à Harvard celui d’être d’origine bengalie, ce qui me réjouit ; et M. Jean-Paul Fitoussi, bien connu des Français. Ils ont remis un rapport sans surprise pour quiconque avait des notions d’économie – mais très juste. Je regrette sa nature « grand public », car ses auteurs ne sont pas allés au fond des choses, c’est le moins que l’on puisse dire, et il lui manque une dimension théorique : cela aurait pu être l’occasion de revisiter la « colline » de Pareto de manière plus scientifique. Toutefois, ses conclusions sont intelligentes et intéressantes.

Quant à la présente proposition de loi, elle est a minima ; il s’agit d’une auberge espagnole. Comme l’a dit ma collègue, ce qu’elle prévoit, c’est la rédaction d’un rapport parmi d’autres. Peut-être faudrait-il aller plus loin et exiger des statisticiens qu’ils introduisent un certain nombre des nouveaux indicateurs dans la matrice de la comptabilité nationale conçue par Leontief.

Dans les années 1970, un roi du Bhoutan – peut-être un condisciple de Amartya Sen ? – avait proposé de mesurer le « bonheur national brut ». C’était farce – il y aurait beaucoup à dire sur le bonheur au Bhoutan ! –, mais il n’empêche que les systèmes d’analyse qu’il avait conçus n’étaient pas mauvais. Peut-être pourrait-on aller un peu plus loin dans l’analyse en France et essayer d’enrichir, année après année, les concepts d’utilité collective et de maximisation des satisfactions ? (Applaudissements sur les bancs du groupe écologiste.)

M. Jean Launay. Très bien !
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 30/01/2015

Explication de vote contre la motion de renvoi en commission, 29 janvier 2015


S’il s’agissait d’affiner le cadre juridique ou de regarder un certain nombre de détails, de responsabilités, je pourrais comprendre que l’on veuille renvoyer le texte en commission. Mais de tout ce que j’entends, il ressort une méconnaissance totale des réalités du commerce international, notamment dans les secteurs de la distribution.

Manifestement, peu d’entre vous sont allés voir au Bangladesh ce qui s’y passe. Je suis allé, moi, visiter des usines. Cela fait vingt ans que je connais les usines et les arrière-boutiques en Inde. J’ai la double nationalité, je sais tout de même ce qu’on y fait.

Vous parlez de sous-traitants, d’arrière-sous-traitants, mais vous rêvez. Savez-vous comment cela se passe dans ces usines qui traitent avec la grande distribution européenne ? Imaginez-vous qu’on achète le tricot d’un côté et l’emballage de l’autre, ou qu’on fait l’emballage ou les étiquettes en France ? Le produit acheté au Bangladesh est un produit complet. Lorsqu’il arrive en conteneur en France, le vêtement, avec une étiquette libellée en euros et un emballage, est prêt à être mis sur les rayons.

La maison qui achète en France, car il s’agit non pas de sous-traitance mais d’un achat de marchandises, sait exactement où c’est fabriqué. Elle connaît parfaitement la capacité de l’usine qui fabrique. Elle le sait si bien qu’elle fait des contrôles de qualité pour être certaine du produit, pas uniquement sur le produit, mais aussi sur le mode de fabrication et les machines qu’elle a approuvés. Elle a des gens sur place, parfois des intermédiaires. Bref, si on n’a pas envie de contrôler, on ne le fait pas mais, si on en a envie, on le fait.

Encore une fois, s’il s’agissait d’arguments juridiques, je pourrais accepter, mais ce que j’entends est totalement étranger à la réalité des choses. Que ceux qui m’expliquent comme cela se passe aillent voir et comprennent un peu ce qu’est le commerce international aujourd’hui.

Pour ces raisons, et parce que, comme me le suggère mon collègue et ami Jean-Noël Carpentier, 130 000 personnes ont signé une pétition, le groupe RRDP s’opposera à la motion de renvoi. (Applaudissements sur les bancs des groupes RRDP et écologiste.)
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 30/01/2015

Abus de faiblesse

28/01/2015
Abus de faiblesse
La justice est rendue au nom du peuple français. Il ne saurait évidemment être question de s’immiscer en quoi que ce soit dans son fonctionnement ou de s’interroger sur un dossier auquel on n’a pas accès.
Il est cependant permis à un citoyen , voire à un législateur, de s’étonner d’un certain nombres d’éléments publiés par le presse à propos d’un procès en cours qui se déroule en ce moment à Bordeaux et dans lequel un certain nombre de personnes vont être jugées principalement sur la base de l’abus de faiblesse à l’encontre d’une personne très âgée et très fortunée à laquelle par ces abus on aurait soutiré des centaines de millions d’euros.
Quelques éléments sont de nature à nous étonner :
- Le principal témoin de l’accusation, qui exerçait la fonction de comptable auprès de la dame en question, est mise en examen pour faux témoignage dans cette affaire, aurait bénéficié de libéralités importantes en provenance de la partie adverse, ne peut assister pour des raisons de santé alléguées au procès du fait d’un état dépressif.
- L’un des prévenus, en l’espèce M. Eric Woerth, a fait l’objet d’une demande de non-lieu du Parquet dans cette affaire mais se trouve néanmoins cité à comparaître sachant que tout ce qui pourrait justifier sa comparution repose sur un témoignage indirect de la personne citée plus haut, laquelle indique qu’elle aurait remis 50 000 euros en liquide à un gestionnaire de fonds destinés, selon elle à M. Woerth.
- Un ancien président de la République a été cité dans cette affaire, sur la base d’ailleurs d’une confusion causée par une quasi-homonymie dans son carnet de rendez-vous qui avait laissé supposer qu’il avait rencontré Mme Bettencourt alors même qu’il rencontrait la famille de Mme Betancourt, à l’époque otage en Colombie, qui n’a d’ailleurs aucun lien de parenté avec la milliardaire qui aurait été abusée. Le Parquet a conclu au non-lieu.
- Une expertise médicale qui a examiné à telle date Madame Bettencourt considère que celle-ci était, plus de cinq ans auparavant, déjà en situation de faiblesse. Ce magnifique exemple de médecine ante-prédictive par laquelle on peut déterminer en voyant un patient quel était son état plusieurs années auparavant, étant l’œuvre d’un médecin qui a été par ailleurs le témoin de mariage du juge d’instruction.
Passons sur quelques témoignages annexes selon lesquels, par exemple, Mme Bettencourt aurait dit à une femme de chambre décédée depuis, à propos d’un ancien président de la République, qu’il en voulait à son argent, appréciation qui aurait été transmise avant sa mort par ladite femme de chambre à un autre employé de la maisonnée, ces paroles décisives ayant été prononcées à un moment ou d’ailleurs l’expertise médicale considère que la personne avait perdu sa capacité de jugement…
Le cinéma a souvent mis en scène des affaires judiciaires voire des procès. Les scénaristes aiment bien imaginer des renversements de témoignage ou de preuves qui donnent de la substance au mélodrame.
Cependant, aucun scénariste n’oserait imaginer autant de rebondissements ou d’invraisemblances dans un film d’une durée de moins de deux heures.
Il nous reste à espérer que la Cour pourra s’abstraire des considérations médiatiques, se fonder sur des éléments réellement probants et admissibles devant une juridiction, et finalement dire le droit.
Cela prendra sans doute du temps, mais il faudra retenir à la fin que la seule sentence qui vaudra sera celle qui sera prononcée ne dernier ressort par une juridiction et non pas les centaines de sentences qui ont déjà été prononcées par les cours médiatiques, sans autre forme de procès, sans considération du droit et sur la seule base du « on-dit » et du préjugé.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 28/01/2015

A Passage to India

28/01/2015
A Passage to India
Je ne sais pourquoi le récent voyage du président Obama en Inde me rappelle le titre de ce film remarquable de David Lean qui met en lumière la complexité des rapports entre le monde occidental et l’Inde.
Dans ces rapports complexes, il y a souvent une présomption suspicieuse à l’encontre de l’autre oriental, indien en l’espèce, qui peut se terminer par la reconnaissance de ses vertus et la dissipation totale des doutes pour ne pas parler de disculpation.
Dans le film, on soupçonne, jusqu’à l’envoyer au tribunal, un médecin indien de harcèlement à l’encontre d’une jeune femme britannique et l’on finit par reconnaître la folie de la prétendue victime et la totale innocence de l’accusé.
Dans le rapport américano-indien, il y a encore un an, les Etats-Unis, se fondant sur une législation qui ferme leur territoire aux personnes ayant provoqué des émeutes à caractère religieux, interdisaient de séjour M. Narendra Modi, actuel Premier ministre de l’Inde.
Aujourd’hui, M. Modi a été reçu avec tous les honneurs dus à son rang aux Etats-Unis à l’invitation du président Obama tandis que ce dernier lui donne une affectueuse accolade, à son arrivée à Delhi, et insiste sur le pragmatisme économique et le dynamisme de son nouveau gouvernement.
Entre temps, mais ce n’est pas vraiment ce qui explique le changement de position, la Cour suprême de l’Inde, après des années d’enquête et un volumineux rapport, a décidé qu’aucune poursuite pénale ne pouvait être envisagée à l’encontre de M. Narendra Modi qui exerçait les fonctions de chef du gouvernement de l’Etat du Gujarat au moment où se sont produites ces émeutes communautaires qui ont fait plusieurs centaines de victimes.
Comme quoi, les grandes nations peuvent, quand la nécessité s’en fait sentir, balayer leurs préjugés et faire preuve de réalisme.
Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 28/01/2015

Ma question au gouvernement, séance du 27 janvier 2014.


Monsieur le Premier ministre,
passons à présent de la loi Macron à la macroéconomie. La Banque centrale européenne a décidé
de souscrire directement des bons du Trésor pour la bagatelle de mille milliards d'euros alors qu'elle rachète déjà
massivement aux banques les bons du Trésor qu'elles ont souscrits, parfois dans la
microseconde. Le bilan de la BCE a été multiplié par deux ou trois depuis 2007 __
comme aux États-Unis et en Grande-Bretagne __ et représente aujourd'hui 20 % du PIB
de la zone euro.
Cette politique, tant vantée, s'est soldée par un échec retentissant au Japon, où le bilan
de la banque centrale atteint pourtant 60 % du PIB et devrait avoisiner les 80 % dans
deux ans.
Aux États-Unis, le succès est relatif dans un pays qui finance ses déficits en aspirant
l'épargne du reste du monde grâce au privilège du dollar et avec une croissance
américaine essentiellement financière et fortement inégalitaire. Cette mesure
contribuera, c'est vrai, à empêcher la déflation de s'installer mais elle gonflera la
spéculation financière.
Or, l'excès de liquidité monétaire est la cause profonde de la crise mondiale : c'est elle
qui nous condamne à des crises spéculatives à répétition. En 1950, le crédit au secteur
privé représentait 50 % du PIB des pays occidentaux, 170 % en 2007 et 200 %
aujourd'hui.
Ce phénomène est devenu une addiction que nous essayons vainement de réguler.
Peut-on cependant guérir une addiction en augmentant sans cesse la dose de
substance addictive et sans changer le mode de vie qui y a conduit ?
Le Gouvernement peut-il préciser sa doctrine en ce domaine et la position qu'il défendra
dans le débat sur la dette grecque ?

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d'État chargé du budget.

M. Christian Eckert , secrétaire d'État chargé du budget. Monsieur le député, je vous
remercie d'excuser l'absence de M. Michel Sapin, retenu à Bruxelles par une réunion de
l'Ecofin.
Votre question renvoie à plusieurs sujets, la politique économique menée dans la zone
euro, les orientations de la politique budgétaire de chacun des États, la situation en
Grèce et l'endettement des acteurs privés.
Tous ces aspects appellent une action déterminée en faveur de la croissance et de
l'emploi. C'est sur ce point que les citoyens, Français et Européens, nous demanderont
des comptes.
Dans ce contexte, la récente décision de la
Banque centrale européenne de rendre la politique monétaire encore plus
accommodante en rachetant des titres souverains doit être saluée. La BCE a pris ses
responsabilités face à la faiblesse excessive de la croissance et de l'inflation qui
pénalise nos économies et érode notre contrat social. Elle continuera à agir ainsi tant
que l'inflation ne sera pas revenue à 2 %. C'est une bonne nouvelle.
Cela étant, la politique monétaire ne peut pas tout. Les gouvernements et la
Commission doivent également prendre leurs responsabilités en utilisant tous les leviers
disponibles pour soutenir la croissance. C'est ce que nous avons fait en France en
choisissant résolument de poursuivre la réduction des déficits, selon un rythme adapté
et compatible avec notre objectif de croissance.
Quant à la Grèce, notre position est simple. Les Grecs ont démocratiquement choisi un
nouveau gouvernement qui a fait preuve de responsabilité. Il souhaite engager le
dialogue et s'est montré déterminé à lutter contre la fraude fiscale. Nous serons à ses
côtés.
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 27/01/2015
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