Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
Les illusions perdues II
Le 2 juillet 2014, j’évoquais ici-même et sous ce même titre la vacuité et la nocivité du précédent ministre du « redressement productif » qui vient de tenter avec son départ une manière de « rétablissement médiatique ».
Il n’y a pas lieu de revenir sur la vacuité mais la question se pose aujourd’hui de savoir si l’on va réellement changer de politique ou se contenter de concepts clinquants et de slogans tonitruants dont la nocivité est avérée malgré la démonstration de leur caractère creux.
Arnaud Montebourg a rendu un hommage perfide à son successeur en assurant qu’il avait été associé à tous les hauts faits de son ministère et, tout particulièrement, aux bras de fer perdus contre General Electric et Numéricâble et l’on peut légitimement redouter que cela ne soit vrai.
Emmanuel Macron est déjà, me dit-on, l’inspirateur de la grande pensée du règne, à savoir l’hypothétique « inversion de la courbe du chômage » et l’artisan des pactes successifs de stabilité et de responsabilité dont on parlera encore longtemps sans qu’ils aient encore produit pour les entreprises des effets concrets, sonnants et trébuchants.
Accordons-lui cependant le bénéfice du doute, voire celui du précédent.
Il est en effet le troisième ancien directeur à la banque Rothschild à entrer en politique, après Georges Pompidou et Henri Emmanuelli. Sans doute plus proche des idées du premier que du second, son expérience de banquier d’affaires n’est certainement pas un handicap, si l’on en croît ses prédécesseurs, pour réussir en politique.
Commentaires (7) | Rédigé par Paul Giacobbi le 27/08/2014
Bernard Blier
Bernard Blier
On allait voir ce que l’on allait voir ! Roulant des mécaniques au figuré et des « r » dans la prononciation, le président du PRG avait imprudemment proclamé que ce mouvement quitterait le gouvernement si son chef charismatique n’était pas lui-même promu au rang de « ministre régalien », sans doute à la justice, ce qui n’aurait pas manqué de sel ou à la défense, ce qui n’aurait pas manqué de culot.
Il fallait accessoirement que le gouvernement garantisse le maintien éternel dans nos institutions républicaines de ce pilier sans lequel tout l’édifice s’effondrerait aussitôt : le conseil général du Tarn-et-Garonne.
Le Premier ministre n’en a eu cure et a maintenu à leur poste les trois ministres du PRG qui n’avaient d’ailleurs nullement démérité, bien au contraire, sans en ajouter aucun, ce qui paraissait aller de soi et sans promouvoir le président du PRG à un « ministère régalien » et ce d’autant moins que Christiane Taubira qui reste tout de même la figure emblématique de ce parti est confirmée dans ses fonctions et dans les tous premiers rangs du gouvernement.
Je crois me souvenir, même s’il est paradoxal de citer un ancien évêque à propos du radicalisme, qu’il en est des discussions politiques comme de tout dans la vie : « tout ce qui est excessif est insignifiant ».
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 27/08/2014
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