Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
Business friendly…
From a letter to the editor published by the Financial Times and sent by an english entrepreneur established for 13 years in Sophia Antipolis :
“French law, far from encouraging employment, is positively hostile to anyone taking the high personal risk of taking on an employee (…) as soon as a company grows above about five employees, all kinds of extra employment rules, charges and taxes kick in, which appear to be especially designed to inhibit employment growth (…) I can best sum it up by saying that, when I am 100 per cent utterly and completely certain that it is an absolute necessity that I need to recruit a new employee, I go to bed, sleep well and hope the feeling has gone away by the morning ! Until the government changes the fundamentals of employment conditions in France, companies will continue to fail to grow.”
No comment…
To read :
http://www.paul-giacobbi.org/The-attraction-of-France-for-foreign-investors_a590.html
http://www.paul-giacobbi.org/Le-Rapport-L-attrait-de-la-France-pour-les-investisseurs-etrangers_a583.html
Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 23/07/2013
Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, une enquête épidémiologique sur les retombées du nuage radioactif de Tchernobyl a été réalisée à l’initiative de la collectivité territoriale de Corse, sous la direction du professeur Paolo Cremonese. Elle met en évidence une corrélation forte entre l’exposition aux radiations ionisantes issues du nuage de Tchernobyl et une prévalence augmentée dans des proportions significatives pour un certain nombre d’affections de la thyroïde.

Pour la première fois, une étude scientifique va dans le sens de ce que nous subodorons depuis longtemps. Nous devons donc en tirer des conséquences politiques, et ce d’autant plus que si à l’époque les institutions en charge de la protection des populations avaient dit la vérité, on aurait évité une partie de ces affections par un certain nombre de précautions élémentaires.

Le dommage a donc été aggravé par la faute : celle de la dissimulation pour ne pas dire de la manipulation. Il serait donc juste que la loi permette l’indemnisation du dommage. À ce titre, votre serviteur avait présenté avec Christiane Taubira, alors députée de la Guyane, à deux reprises, une proposition de loi tendant à introduire une présomption de causalité entre le fait d’avoir été exposé au rayonnement de Tchernobyl ou au rayonnement de tout autre accident nucléaire et le fait de présenter telle ou telle pathologie. Cette proposition avait été rejetée par l’Assemblée nationale au motif que l’on voulait bien couvrir les risques relatifs aux essais nucléaires, mais pas aux accidents nucléaires.

Aujourd’hui, le début de preuve est apporté. Aussi, monsieur le Premier ministre, je souhaite savoir si le Gouvernement compte légiférer pour que les victimes passées et futures des accidents nucléaires ne demeurent pas exclues de toute possibilité pratique d’indemnisation. (Applaudissements sur les bancs du groupe RRDP.)


M. le président. La parole est à Mme la ministre des affaires sociales et de la santé.

Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé. Monsieur le député Paul Giacobbi, je veux saluer votre engagement très fort, constant, ancien en faveur de la santé des personnes qui ont pu être exposées aux radiations ionisantes, et votre combat qui date déjà de plusieurs années.

En la matière, les débats sont passionnés mais les évidences scientifiques restent encore complexes à établir. Le nuage de Tchernobyl, qui a fait couler beaucoup d’encre, fait partie de ces événements dont il est difficile de mesurer l’impact réel malgré les nombreuses études réalisées. Celles-ci montrent de façon générale que, depuis une trentaine d’années, on assiste dans l’ensemble des pays développés à une augmentation du nombre de personnes atteintes par des cancers de la thyroïde.

L’étude italienne, en raison de ses données méthodologiques, ne permet pas d’établir un lien de cause à effet plus direct entre le nuage de Tchernobyl et le développement de ces cancers. (Exclamations sur plusieurs bancs des groupes RRDP et UMP.) Pour autant, monsieur le député, je reste extrêmement attentive aux études scientifiques qui peuvent être menées. (Mêmes mouvements.) L’étude italienne que vous avez évoquée a été prise en considération par l’ensemble des organismes de recherche français, et en particulier par l’INVS qui considère que la méthodologie adoptée ne nous permet pas d’avancer

M. Paul Giacobbi. Évidemment, ils sont juges et parties !

Mme Marisol Touraine, ministre. Monsieur le député, je reste très attentive à cette situation et je crois que les études scientifiques doivent nous permettre d’aller plus avant dans la recherche des causes de la maladie que nous constatons. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SRC.)
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 23/07/2013
China’s wall and western fall
In a paper published this week-end in the NYT, Paul Krugman tells us about the economic trouble in China and the risk of financial slump in the western world.
“China is in big trouble. We are not talking about some minor setback along the way, but something more fundamental.”
In fact, quoting the economist W. Arthur Lewis, Paul Krugman thinks that China is now at the “Lewis point”.
For decades, the industrial and economic growth of China was essentially based on investment in order to increase exportations. While in USA 70% of growth domestic product is devoted to consumption, this number is only half that in China.
The “Lewis point” is the moment where the surplus labor is not sufficient to provide cheap employees for industry… On the other side of the world, we have probably reached the “Minsky moment”: a sudden collapse of asset values after a period of speculation using borrowed money.
Hyman P. Minsky died more than ten years before the Great crisis of 2007 but this exceptional economist explained the mechanism of the future crisis.
So the conclusion of Paul Krugman is that : “China is hitting its Lewis point at the same time that the western economies are going through its Minisky moment, the point when overextended private borrowers all try to pull back at the same time, and in so doing provoke a general slump”.
So, to sum up this awful moment, I will say that China is reaching its own wall while we are just before our financial fall.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 22/07/2013
Les marchés de matières premières enfin interdits aux banquiers spéculateurs ?
Depuis 2007, votre serviteur s’inquiète du fait que les marchés de matières premières - dont la fonction est d’assurer l’équilibre en l’offre et la demande de ces matières - sont perturbés pour ne pas dire dévoyés par l’irruption massive des spéculateurs agissant pour le compte des banques, indépendamment de toute demande de leur clientèle.
Lorsque le pétrole augmente ces jours-ci, ce n’est pas parce que momentanément l’offre serait inférieure à la demande mais parce que la spéculation financière estime pouvoir tirer un profit de très court terme en faisant artificiellement monter les prix sur le marché.
Depuis longtemps, il paraîtrait logique d’interdire l’accès à ces marchés aux opérateurs qui dans leur activité directe ou indirecte n’ont aucun besoin des produits qu’ils achètent, qu’ils stockent et qu’ils revendent, non pas physiquement mais de manière exclusivement virtuelle, dans le cadre d’opérations qui se succèdent parfois à un rythme qui est de l’ordre de la milliseconde.
Pour la première fois depuis 2007, la banque centrale américaine s’interroge sur la possibilité d’interdire aux banques d’acheter des matières premières et d’en faire ainsi un objet de spéculation.
Cette règle de bon sens arrive, si tant est qu’elle soit adoptée, ce qui est encore loin d’être le cas bien tard, plus de six ans après le début de la crise.
Il n’est certes jamais trop tard pour bien faire mais au regard du trouble immense provoqué dans nos économies par les opérations spéculatives des banques sur les marchés de matières premières, eu égard aux aberrations économiques que cette perversion des marchés a provoqué, on ne peut que s’étonner de cette réaction tardive et pour le moment virtuelle même si elle aurait, au cas où elle se concrétiserait, des conséquences évidemment salutaires.
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 22/07/2013

La méthode Coué

16/07/2013
La méthode Coué
Emile Coué (1857-1926) a publié un ouvrage intitulé « La maîtrise de soi-même par l’autosuggestion consciente ».
Outre que cette méthode est aujourd’hui abandonnée tout simplement parce qu’il a été démontré qu’elle n’avait pas de véritable vertu thérapeutique, il est assez surprenant d’entendre le président de la République la pratiquer pour lui-même devant les téléspectateurs français et de la proposer en quelque sorte auxdits téléspectateurs pour améliorer leur quotidien, en tout cas leur moral et peut-être les perspectives de notre économie nationale…
Nous sommes à la veille d’une nouvelle phase de la crise économique mondiale. Depuis 2007, les banques centrales pour lutter contre la crise ont créé une quantité de monnaie dans des proportions jamais atteintes dans l’histoire de l’économie. Les bilans des banques centrales ont triplé pendant cette période sans que cette création monétaire débridée n’ait contribué significativement à une reprise de la croissance économique.
En revanche, loin de lutter contre cette vague immense de folie spéculative qui nous submerge, cette création monétaire n’a fait que la renforcer.
Effrayés par les conséquences de leurs folies, les grands banquiers centraux se trouvent aujourd’hui face à un, dilemme : soit ils mettent fin immédiatement à ce que l’on appelle pudiquement des « pratiques non conventionnelles » et ce sevrage brutal provoquera une violente récession, soit ils continuent leur création monétaire illimitée et celle-ci renforcera encore les bulles spéculatives qui éclateront tôt ou tard provoquant une crise encore plus violente.
Que dans un tel contexte, que face à de telles perspectives, un chef d’Etat annonce la reprise au motif qu’il y aurait un frémissement de la consommation ou de la production industrielle, me paraît à tout le moins préoccupant.
Que restera-t-il de cette phrase imprudente quand nous serons touchés par la prochaine vague de crises financières ?
Commentaires (3) | Rédigé par Paul Giacobbi le 16/07/2013
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