Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Shame on India !

15/01/2013
Shame on India !
It is very sad for me to acknowledge that the women condition in India is not at all relevant to such a democracy.
A recent paper in the Wall Street Journal reveals the details and explains to us “how a cinema trip ended at hospital in New Delhi”.
The WSJ underlines that “the young woman, the child of an airport laborer who earns 7 000 rupees a month (about 130 $), was determined to become the first from her family… to have a professional career”. She was obliged to pay her studies to work hard at an outsourcing firm from 7.00 PM to 4.00 AM, in order to finance her tuition fees.
She was a high achiever in school and a hard worker outside the school. She had dreams and wanted to build a big house, buy a car and go abroad and work there.
The rest of the story is a shame for India but the reaction of public opinion against this particular story and more generally the way women are treated in India is on the contrary quite encouraging for this great nation and democracy.
December 16th will remain as an historical day in this country for the life of more than half of its population.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 15/01/2013
Armons-nous et partez !
Tel pourrait être le mot que semble s’être donné la communauté internationale à propos de l’opération française au Mali. Car s’il ne fait aucun doute que cette expédition militaire était inévitable, si sa légalité, compte tenu des résolutions du conseil de sécurité des Nations Unies, ne peut être contestée, si même enfin, à ce jour et à ma connaissance, aucun gouvernement n’en a critiqué l’opportunité, il n’en demeure pas moins que le soutien de nos partenaires reste verbal et leurs promesses d’engagement à nos côtés essentiellement platonique.
La Grande-Bretagne a fourni dit-on des avions de transport, la communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest a promis 3 300 soldats qui ne sont pas prêts d’arriver et pour lesquels les gouvernements concernés réclament déjà des moyens de transport et de financement. Quant à l’Union européenne, ce n’est pas encore demain qu’elle organisera le déploiement concret sur le terrain des 250 conseillers militaires destinés à former les troupes maliennes. L’Algérie a tout de même fermé ses frontières sahariennes et autorisé le survol à nos avions militaires.
Les Etats-Unis d’Amérique ont su jusqu’à présent modérer leur enthousiasme tant il est vrai qu’ils ont totalement échoué en menant dans ces régions subsahariennes des actions anti-terroristes malgré l’engagement de moyens considérables : depuis quatre ans les Etats-Unis ont dépensé plus de 500 millions de dollars pour combattre, du Maroc au Nigéria, le militantisme islamique.
Il est vrai que tous ces efforts furent ruinés dès lors que les combattants islamistes sont revenus de Libye où ils avaient combattu le pouvoir en place s’emparant à l’occasion de véritables arsenaux.
La classe politique française, presque unanime, soutient avec raison notre gouvernement dans cette affaire. On ne peut malheureusement pas en dire autant de nos partenaires européens ou atlantique.
Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 15/01/2013
Navigation à contre-courant !
Pendant que la mode semble être d’agiter, de Florange à Virgin Megastore en passant par Petroplus, le spectre ou la menace d’une intervention de l’Etat pouvant aller jusqu’à la nationalisation, voilà que discrètement une entreprise de transports, la SNCM, qui porte encore dans son nom la marque de son ancien statut d’Etat, est en train de sortir du giron public.
En effet, dans le capital actuel de la SNCM, on trouve pour 25% l’Etat, pour 9% les salariés, et pour 66% une société commune et à parts égales à ce jour entre la Caisse des Dépôts et consignations et Veolia.
Ce qui fait qu’au moment où j’écris, la Caisse des Dépôts qui appartient en totalité à l’Etat contrôle 33% de la SNCM ce qui, ajouté à la part directe de l’Etat, 25%, donne un contrôle public de 58%.
La SNCM est aujourd’hui dirigée d’une manière totalement privée et non pas comme une société publique ou, encore moins, une administration. Là n’est pas la question.
La question est que l’on se propose de rendre le contrôle de cette entreprise à un groupe privé, Véolia, qui ne cache pas ses intentions en affirmant clairement qu’il a pour vocation de se débarrasser de toutes ses activités de transports.
Il serait en revanche tout à fait logique que cette société de transport maritime reste au sein de Transdev qui sera demain une filiale à plus de 60% de la Caisse des Dépôts et qui est un leader français et européen du transport. C’est dans ce cadre qu’il convient d’organiser l’avenir de cette entreprise et de son personnel.
A l’inverse, vouloir sortir cette société de son cadre naturel, c’est-à-dire d’un grand groupe de transport dépendant de la Caisse des Dépôts pour la renvoyer dans un groupe de services qui précisément se retire des transports, lequel prépare déjà ce qu’il appelle pudiquement pour la SNCM « l’étude de scenarii dégradés », c’est préparer son démantèlement.
Pendant ce temps-là bien sûr, on s’apprête à dire qu’il appartiendra à la Corse de payer le prix fort pour maintenir à flot l’entreprise quelles que soient ses difficultés.
Or, ce que doit et peut faire la Corse ou, plus précisément, la Collectivité territoriale de Corse et son Office des Transports, est strictement encadré par les lois françaises et européennes, la seule considération de l’intérêt général de la Corse qui peut être différent voire opposé de celui d’une compagnie, et naturellement les moyens financiers dont nous disposons.
Dans le cadre des lois françaises et européennes, un appel à concurrence a été lancé sur la base d’un cahier des charges défini par l’Assemblée de Corse en fonction, non des capacités de telle ou telle compagnie, mais des besoins réels de service public de notre île en matière de transport maritime.
Les compagnies candidates sont égales devant cet appel à candidature.
Et nos limites financières font que nous ne pourrons pas traiter à des niveaux extravagants et que nous ne pourrons que conclure sur la base du meilleur coût possible pour le service tel que défini par le cahier des charges.
La poursuite et le développement des activités de la SNCM ne peut, chacun le sait, se réduire à la seule activité dans le cadre de la délégation de service public de la Corse. La délégation de service public de la Corse, selon le cahier des charges, représente le service de sept navires mixtes et la SNCM dispose de quatre navires mixtes sur une flotte d’une dizaine de navires. Mais rien n’interdit à cette compagnie de développer son activité dans le cadre des obligations de service public définies par l’Assemblée de Corse sur Toulon et Nice, en dehors de la délégation de service public, comme le font d’ailleurs d’autres compagnies et comme elle le fait déjà elle-même.
Et, en dehors de la Corse, il n’y a pas de raisons que la SNCM ne poursuive pas et même ne développe pas des activités dans les transports à destination du Maghreb et, plus généralement, de la Méditerranée.
L’exemple de la Sardaigne nous démontre à quoi peut conduire le démembrement d’un service public, qui laissait pourtant la place aux opérateurs privés, suivi par une entente entre les opérateurs privés cartelisés : une augmentation disproportionnée des prix dans l’abandon de toute considération de service public.
Je l’ai dit très clairement au gouvernement, la Corse respectera les lois françaises et européennes en matière de délégation de service public, elle ne s’engagera pas financièrement au-delà de ses capacités qui se réduisent sans cesse d’ailleurs puisque la dotation de continuité territoriale versée par l’Etat reste au même niveau que celui où elle a été fixée en 2008, et ne tiendra compte que de l’intérêt général de la Corse.
J’ai donc indiqué au gouvernement que je demandais solennellement le maintien de la SNCM dans le giron du secteur sous contrôle public, c’est-à-dire celui de la Caisse des Dépôts, rappelant d’ailleurs que l’Etat, actionnaire à 25% comme les salariés, actionnaires à 9%, ont aussi et toujours leur mot à dire quant à l’avenir de la société.
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 09/01/2013
De la SNCM à Virgin Megastore : un point commun inattendu !
Quel peut être le point commun entre une compagnie de transport maritime et une chaîne de magasins de disques, livres et DVD ?
C’est une étrange société dont la vocation serait d’investir dans des entreprises en difficulté, de les redresser voire de les faire prospérer pour les revendre avec une plus-value confortable, j’ai cité Butler Capital Partners dont j’avais d’ailleurs dans ce blog, dans les médias et à l’Assemblée nationale, dénoncé qu’elle ait pu, grâce au concours du gouvernement de l’époque, celui de M. Galouzeau, réaliser une plus-value parfaitement injustifiée de plus de 50 millions d’euros dans l’affaire de la privatisation de la SNCM (voir l’article du 5 juin 2006, « Le Braquage de la SNCM »)
Le gouvernement de l’époque m’avait expliqué qu’il n’y avait rien de tel que Butler Capital Partners pour faire prospérer une affaire en difficulté, préserver l’emploi et l’activité et contribuer ainsi à la croissance de notre économie …
J’avoue ne pas avoir été convaincu six ans après par les vertus gestionnaires de cette société d’investissement au vu de ce qui est advenu de la SNCM dont j’ai évoqué dans un autre article de ce blog (« SNCM, le prix exorbitant de la gratuité », 13 mars 2012) l’appréciation que l’on pouvait faire aujourd’hui de sa valeur intrinsèque très inférieure, de plusieurs centaines de millions d’euros, à l’euro symbolique par lequel on voulait la céder à la Collectivité territoriale de Corse.
Nous apprenons aujourd’hui que la même société Butler Capital Partners possède 74% du capital de Virgin Megastore, célèbre distributeur de biens culturels, et ce depuis 2008. Nous l’apprenons parce que ladite entreprise, magnifiquement gérée par ce magicien de la finance, est en cessation de paiement ce qui menace ses mille salariés de perdre leur emploi.
On ne pourra tout de même pas me reprocher de ne pas avoir appelé depuis six ans maintenant l’attention de la représentation nationale sur les dangers de ce genre d’opérations financières qui sont une perversion de l’investissement.
Dans les deux cas, l’ignorance de l’investisseur du métier de l’entreprise qu’il reprend, qu’il s’agisse du transport maritime ou de la distribution de biens culturels, son refus d’investir ou de réinvestir pour lui donner un avenir et sa vision à court terme consistant à se débarrasser du tout avec profit conduisent à un désastre.
Dans le cas de la SNCM, l’attitude à tout le moins contestable de l’Etat a permis à l’investisseur de réaliser une plus-value considérable. Nous verrons ce qu’il en adviendra pour Virgin Megastore qui fut en son temps emblématique en France de la vente de biens culturels.
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 08/01/2013
Charles Haas, modèle de Swann
Charles Haas, modèle de Swann
Un Amour de Swann est souvent utilisé comme une introduction à la Recherche. Ce n’est pourtant ni un résumé, ni une ouverture, mais plutôt une sorte de retour sur le passé dont l’action se situe avant la naissance du narrateur dans ce roman où l’action se projette chronologiquement après la mort de l’écrivain.
J’ai pu évoquer la structure des scenarii respectifs de « La guerre des étoiles » ou de « 2001, odyssée de l’espace » pour souligner la modernité, ou au moins l’originalité narrative de la Recherche mais on n’a pas assez souligné la place exceptionnelle que tient Un Amour de Swann dans cette structure.
Car il n’y a pas que la position chronologique qui importe. Il y a aussi le fait que dès l’origine, dès ce que l’on pourrait appeler « le noyau fractal » de l’univers proustien, on trouve tous les éléments dont le développement formera l’univers romanesque et vivant de l’œuvre.
Les différents mondes sont là, ceux de la bourgeoisie, du peuple mais aussi de l’aristocratie avec leur cloisonnement étanche, leurs logiques incompatibles, comme s’il s’agissait de monades mathématiquement infusionnables.
Et pourtant, les grands archétypes de l’univers proustien sont bien présents et ont tous déjà pénétré, comme des corps étrangers, d’autres mondes que le leur : Swann qui navigue entre son milieu d’origine, le monde aristocratique et celui des Verdurin, Odette qui vient du « demi-monde » mais a déjà épousé un aristocrate avant de convoler avec Swann, Madame Verdurin qui est avant tout une femme de pouvoir et d’argent, dominant le « petit monde » qu’elle a créé autour d’elle, M. de Charlus, aristocrate s’il en fût mais fréquentant par amour pour Morel le monde de Madame Verdurin, et enfin l’artiste, incarné par Elstir et, dans une moindre mesure, par Morel qui fréquente un peu tous les mondes.
Dès le départ, ces personnages ou ces archétypes viennent d’un monde et en fréquentent d’autres, mais comme des étrangers. C’est une manière d’annoncer la fusion partielle de ces mondes après la Grande guerre incarnée par Mademoiselle de Saint-Loup, descendante de Swann et des Guermantes, par Odette devenue comtesse de Forcheville après avoir été plus jeune comtesse de Crécy, par Elstir, peintre du groupe Verdurin destiné à la reconnaissance universelle.
C’est aussi une manière de remarquer que chacun des archétypes possède une ou plusieurs qualités qui lui permettront de transcender les mondes et de sortir de celui d’où ils sont issus, chacune de ces caractéristiques, constituant un « sésame » social et se retrouvant, directement ou indirectement, chez Proust lui-même.
Ainsi, Swann est-il un amateur d’art éclairé et il est d’origine juive, deux qualités de Proust.
Odette incarne la séduction et la vénalité de l’amour, ce qui se retrouve dans un Proust séducteur… et futur copropriétaire d’un bordel homosexuel. Madame Verdurin dispose d’une extraordinaire aptitude à exercer le pouvoir, par son argent puis, bien plus tard, par son entregent politique. Proust jouera quant à lui un rôle non négligeable dans l’Affaire Dreyfus, tandis qu’il a toujours été fortuné et dispendieux.
Charlus est homosexuel et les artistes parlent une langue comprise dans des mondes très différents, deux caractéristiques de Proust.
Il n’est aucun élément de l’architecture proustienne qui ne soit placé sans objet, sans fonction précise, parfois essentielle, à l’image de chaque pierre d’une cathédrale participant tout à la fois à la beauté de l’ensemble et à sa logique constructive.
Les archétypes d’Un Amour de Swann sont des piliers de fondation de la Recherche, éloignés les uns des autres, comme peuvent l’être ceux qui soutiennent une croisée d’ogive, mais ils forment une voûte et se rejoignent par la clef assurant, pour la postérité, la solidité de l’édifice.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 04/01/2013
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