Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Rectification

12/12/2012
Copyright Assemblée nationale
Copyright Assemblée nationale
Le scrutin public sur le projet de loi de finances rectificative pour 2012, c’est-à-dire le texte qui, pour l’essentiel, institue le fameux crédit d’impôt pour la compétitivité et pourvoit à son financement, a été voté d’extrême justesse.
Ont voté pour, 268 socialistes sur 296, 13 radicaux et apparentés sur 16, tandis que 10 GDR (Front de gauche et apparentés) sur 15 ont voté contre et que 2 écologistes sur 17 se sont volontairement abstenus.
Au total, le scrutin donne 295 pour et 230 contre, soit une différence de 65 que si 33 votes avaient été inversés, la loi ne passait pas.
Il se trouve que le porte-parole du groupe écologiste et celui des radicaux ont plutôt présenté un réquisitoire à l’encontre du projet pour finalement indiquer qu’ils voteraient pour.
L’intervention de Roger-Gérard Schwartzenberg, président du groupe RRDP, a été particulièrement brillante mais aussi sévère.
L’ambiance de l’Assemblée nationale devient de plus en plus électrique et il faut bien admettre que, s’il est indispensable que notre pays fasse des efforts de compétitivité, il aurait été préférable que la reconnaissance de cette évidence, véritable révolution culturelle à gauche, soit présentée d’une autre manière que par des amendements du gouvernement déposés quelques heures avant le début de la discussion.
De la même manière, tant qu’à faire d’utiliser la voix compliquée du crédit d’impôt pour alléger les charges des entreprises, il eût été préférable de l’assortir de conditions visant à en réserver le bénéfice aux entreprises soumises à la concurrence internationale et réservant le surplus ainsi dégagé à de l’investissement.
Beaucoup de ceux qui ont voté pour à gauche ne cachaient pas en privé leur trouble et un certain nombre d’entre eux ont hésité jusqu’au dernier moment, ce qui explique sans doute l’importance des abstentions non déclarées c’est-à-dire de l’absence de vote de tous ceux qui n’étaient pas en séance et n’ont pas donné leur pouvoir.
Un gouvernement ne peut pas gouverner en louvoyant, laissant miroiter un jour une solution impossible, comme la nationalisation à Florange, pour prendre le lendemain une décision inverse, même lorsque celle-ci est juste et raisonnable.
Chacun sent bien aujourd’hui que s’il y a, à droite, une rupture déclarée sur la base d’une fracture idéologique, il y a, à gauche, un fossé qui ne cesse de s’accroître entre des sociaux-démocrates et des nostalgiques d’une gauche impossible tandis que le gouvernement semble continuer de croire qu’il peut toujours naviguer entre les uns et les autres alors même qu’il est désormais au pied du mur et qu’il doit sans tarder choisir une ligne claire et s’y tenir.
Ce que nous appelons de nos vœux, c’est donc, au sens propre du mot, une rectification.
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 12/12/2012

God save the BBC !

06/12/2012
God save the BBC !
Recently the chairman of BBC was obliged to resign because a documentary hinted that Alistair Mc Alpine, a retired politician, was involved in an affair of pedophilia.
The chairman was not at all responsible for that and BBC made an apology after it was clearly demonstrated that all the information was wrong.
In France on the contrary, it is possible for a media to persist without any proof in accusing a politician.
This is for our french democracy a terrific failure.
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 06/12/2012
L’âge de la retraite
Un grand architecte vient malheureusement de mourir à l’âge de 104 ans au Brésil.
Malgré son âge avancé, cet homme a continué à travailler jusqu’à son hospitalisation il y a un mois. S’il avait pris sa retraite à 60 ans, notre monde aurait été privé de 44 années de travail et de création puisque Oscar Niemeyer a réalisé une grande partie de ses œuvres au cours des 44 dernières années et qu’une vingtaine de ses derniers projets sont en cours de construction.
Oscar Niemeyer n’était pourtant pas un réactionnaire sur le plan politique et est toujours resté fidèle à son engagement politique dans le communisme.
Ainsi donc, nous est-il confirmé que la fixation d’un âge impératif de retraite est absurde et que s’il faut bien permettre à ceux qui ont travaillé dans les métiers les plus pénibles de pouvoir se reposer à partir d’un âge fixé par la loi, il faut laisser ceux qui le peuvent et qui le choisissent prendre leur retraite quand ils le souhaitent.
De toute façon, l’œuvre d’Oscar Niemeyer survivra encore des décennies après sa mort, ce qui, de sa naissance à sa postérité, permet de mesurer en siècles la durée de son influence.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 06/12/2012
François de Montcorbier dit Villon (1431-1463)
François de Montcorbier dit Villon (1431-1463)
En écoutant parfois la radio, j’ai fini par repérer quelques éléments de langage, simples et pas chers, que toutes sortes d’intervenants, professionnels, politiques, journalistes, utilisent systématiquement pour toute situation, sortant un tant soit peu de l’ordinaire.
Il peut s’agir d’un accident de train, d’avion, de bateau ou de véhicule routier. Il peut s’agir tout aussi bien d’une éruption volcanique, d’une pluie prolongée, d’une sécheresse anormale, d’un tremblement de terre ou encore d’une tempête de vent. Il peut s’agir aussi d’une épidémie, réelle ou supposée, d’une détresse sociale, d’un de ces nombreux stress auquel nous soumet la vie moderne et de tant d’autres situation que je renonce à citer ici.
Dans tous les cas, il y a un groupe de quelques dizaines à quelques milliers de personnes que le langage commun appellera aussitôt les « victimes », les « rescapés », voire de manière plus insidieuse les « sacrifiés », ce qui a l’avantage de désigner de manière implicite un grand coupable qui sera, suivant les circonstances, l’incurie des pouvoirs publics à prévoir l’imprévisible et à prévenir l’inéluctable ou un « prédateur industriel et financier » ou parfois, de manière plus générale les « marchés ».
Face à ce groupe, la conscience nationale, incarnée par la morale journalistique, la compassion politique ou la solidarité intéressée, propose instantanément de constituer des « structures d’écoute » voire des « cellules de soutien psychologique », peut-être encore des « structures d’accueil et d’orientation ».
Il s’agit bien entendu dans le même temps de mettre en place un « plan d’aide et de prise en charge adapté » et d’en assurer « dans la durée, le suivi individuel et collectif ».
Naturellement si tout çà ne se met pas en place tout de suite, c’est la faute « de l’Etat et des élus » et le peu, l’insuffisant bien sûr qui se porte spontanément sur tout malheur potentiel n’est imputable qu’au bon cœur, à la générosité de ces admirables « bénévoles » dont la vocation semble être de se porter au-devant de la souffrance d’autrui.
La tâche est immense dans un pays où toute température s’éloignant de plus de 2 degrés d’une moyenne de 20, ou un vent supérieur à 15 km/h ou encore une pluie supérieur à 10 mm en 24 h suffisent à enclencher une alerte colorée, tandis que le malheur potentiel et parfois complètement fantasmatique permet de nourrir d’angoisse les rares moments où aucun phénomène anormal ne vient troubler notre sérénité. On l’a connu avec la grippe de Madame Bachelot qui a coûté 2 milliards de vaccins à jeter dans les poubelles de notre belle République sanitaire.
Villon a composé un admirable poème sur les « langues envieuses ». Il est dommage qu’il n’ait pas versifié sur la langue de bois qui sans doute n’existait pas encore !
Commentaires (4) | Rédigé par Paul Giacobbi le 04/12/2012

Alps connection

04/12/2012
Alps connection
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’y a pas de difficultés financières en France et en Italie et, dans cette période d’abondance et d’excédent budgétaire, les dirigeants français et italiens, soucieux d’utiliser à bon escient tous les surplus financiers qui les accablent, ont décidé de s’alléger de 8,5 milliards d’euros pour construire une ligne TGV Lyon-Turin et pour ce faire de creuser un tunnel de près de 60 km reliant les deux pays sous les Alpes.
Puisqu’il s’agit de l’Italie, qu’il convient désormais de relier au plus court avec la capitale des Gaules, Lugdunum, il convient de citer le proverbe latin : « Audaces fortuna juvat » ! Ceci étant dit, dépenser 8,5 milliards d’euros peut paraître considérable mais au moins aurons-nous un ouvrage utile qui raccourcira considérablement le temps de parcours entre Turin et Lyon.
Si par esprit de comparaison, nous nous intéressons à la construction des deux premiers réacteurs EPR par Madame Lauvergeon, nous constaterons que pour Flamanville le surcoût estimé est de l’ordre de 5 milliards d’euros et que pour la Finlande, les pénalités de retard ont dépassé les 3,5 milliards d’euros, c’est-à-dire le montant du contrat, entraînant une perte au moins équivalente dans les comptes d’AREVA. Si bien qu’au total, les folies de cette dame nucléaire auront coûté à la République à peu près l’équivalent de la liaison TGV Turin-Lyon.
Finalement, le président du Conseil italien et le président français ont bien fait de relancer cette affaire. Nous espérons seulement qu’ils ne confieront pas le chantier à l’ancienne présidente d’AREVA que l’on dit à la rechercher frénétique d’un nouvel emploi où déployer ses talents.

Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 04/12/2012
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