Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

RUMP

28/11/2012
OLIVER CROMWELL renvoie le Parlement croupion - 1653
OLIVER CROMWELL renvoie le Parlement croupion - 1653
Il m'aurait été agréable de saluer un nouveau groupe à l'assemblée mais je me vois obligé de relever que son nom "RUMP" est tout à la fois inélégant, même en Français, et inapproprié si on le lit comme un mot anglais. "RUMP " en anglais c'est littéralement le derrière d'un individu et selon une définition de Courteline " la partie inférieure et postérieure"...
Pour des députés qui viennent de tourner le dos à leurs anciens camarades c'est peut être approprié finalement!
Pour ceux qui connaissent l'histoire anglaise, il a existé un "RUMP parliament" , littéralement traduit "parlement croupion", ce qui restait du parlement après que l'on en ait exclu tous ceux qui refusaient la mise en accusation du roi Charles Ier...
Le groupe RUMP serait donc le groupe croupion qui reste de l'UMP après séparation des fillionistes et des copeistes...
À moins que l'on ait voulu faire allusion au coup de pied au ... que toute cette histoire à infligé aux militants qui ont fait des heures de queue pour un si piètre résultat.
Nous nous en tiendrons donc au français et souhaiterons la bienvenue au RUMP ... de la part du RRDP, du SRC, de l'UDI et du GDR sans parler du EELV ...
Commentaires (8) | Rédigé par Paul Giacobbi le 28/11/2012

Ecologie oratoire

27/11/2012
Ecologie oratoire
Le hasard m’a fait écouter un ministre écologiste sur France inter qui, je crois, s’occupe plus ou moins de coopération.
Je n’ai pas très bien compris de quoi il parlait quand il a abordé les questions dont il a la charge et je dois dire que son audition par les commissions de la défense et des affaires étrangères de l’Assemblée nationale avait laissé dans l’incompréhension voire l’exaspération les commissaires de gauche autant que ceux de droite.
J’ai, en revanche, trouvé étrange qu’un ministre du gouvernement, sans même parler de la solidarité à laquelle il est tenu comme de la subordination dans laquelle il est vis-à-vis du Premier ministre, demande en substance à propos de l’aéroport de Notre Dame des Landes des études d’impact alors qu’elles ont été rédigées et publiées depuis plusieurs années, un débat public alors que celui-ci est achevé depuis longtemps et le droit pour les citoyens de faire valoir leurs droits alors que tous les recours juridiques ont eu lieu et ont échoué.
Cependant, j’ai reconnu un véritable écologiste dans l’utilisation exclusive d’un matériau naturel y compris dans l’expression publique puisqu’il n’a fait usage que de la langue de bois.
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 27/11/2012
La répulsion de la France pour l’investissement étranger
Je comprends parfaitement le désespoir des salariés de Florange. Il est inhumain de faire dépendre la vie professionnelle et surtout le gagne-pain de centaines de gens des variations des cours de l’acier sur les marchés internationaux, mais c’est pourtant ce qui se passe parce que les prix de l’acier dépendent de la demande des industries et qu’en temps de crise cette demande s’est effondrée.
Je comprends tout autant un industriel de premier plan comme Arcelor Mittal qui se voit imposer par un véritable cartel les prix auxquels il achète le minerai de fer tandis qu’il est lui-même totalement dépendant des fluctuations du marché pour ses ventes d’acier dans une activité industrielle où l’amortissement des investissements se fait sur des décennies et où les ventes sont totalement imprévisibles à six mois.
Je ne comprends pas le gouvernement que je soutiens lorsqu’il prétend qu’il va sauver l’emploi sur un haut-fourneau situé à 400 km de la mer, qui nécessiterait un investissement en dizaines de millions d’euros pour être rénové, et dont la production n’est pas, et pour longtemps, compétitive.
Je comprends encore moins que ce gouvernement parle de nationalisation et agite une menace qu’il est dans l’incapacité juridique et financière de mettre en œuvre et ce d’autant moins que la France a fait l’expérience très malheureuse de la nationalisation de la sidérurgie dans le passé qui a conduit en définitive l’Etat à restructurer à ses frais toute une filière sidérurgique dans laquelle il a supprimé des dizaines de milliers d’emplois épargnant ces dépenses et cette besogne aux capitalistes privés à qui il a fait en définitive un magnifique cadeau !
A force d’agiter des tigres de papier, nous ruinons tous les efforts entrepris par ailleurs et, en particulier par ce gouvernement, pour rénover notre industrie, améliorer notre compétitivité et rendre la France à nouveau attractive pour les investissements créateurs d’emplois.
En 2010, j’avais rédigé un rapport à l’attention du président de la République sur l’attrait de la France pour l’investissement étranger http://www.paul-giacobbi.org/Le-Rapport-L-attrait-de-la-France-pour-les-investisseurs-etrangers_a583.html
En 2006, j’étais intervenu à l’Assemblée à plusieurs reprises pour dénoncer la stupidité par laquelle le gouvernement de l’époque avait vainement tenté d’offrir Arcelor au groupe russe Severstal pour contrer son acquisition par le groupe Mittal.
Au train où vont les choses, ce n’est plus l’attrait de la France pour les investissements qu’il faudra tenter de mesurer mais le degré de répulsion que nous sommes en train d’inspirer au monde de l’industrie.
Sortir de la crise, renouer avec la croissance, créer des emplois productifs, c’est restaurer d’abord la confiance et le dialogue. C’est un travail de longue haleine qui n’exclut pas d’être ferme avec les entrepreneurs comme avec les salariés et leurs représentants.
Mais dans ce domaine, des années de travail, d’efforts, voire de sacrifices peuvent être annihilées par une parole offensante même lorsqu’elle est retirée quelques heures après avoir été proférée.
C’est ce qui vient de se passer et c’est tout à fait regrettable.
En économie comme en amour, la répulsion peut succéder très vite à l’attrait et le retour en arrière ne connaît que fort peu d’exemple.
Commentaires (7) | Rédigé par Paul Giacobbi le 27/11/2012

Mon intervention aux 8èmes Assises de l'économie de la mer en qualité de président de l'Agence des aires marines protégées, 21 novembre 2012


La mer : un espace à gérer, à exploiter et à protéger

intervention_2012assises_de_la_mer.pdf Intervention 2012Assises de la mer.pdf  (35.53 Ko)

Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 23/11/2012

Texte et Vidéo - 20 novembre 2012


Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Le 2 octobre je vous disais ici que la criminalité en Corse est, par habitant, quatre fois plus importante que dans les Bouches-du-Rhône.
En six semaines il s’est commis quatre nouveaux crimes, et même cinq depuis midi, dans notre île dont deux ont frappé l’opinion nationale parce que les victimes étaient respectivement un avocat de renom et le président de la chambre de commerce de Corse du Sud.
La venue des deux ministres de l’intérieur et de la justice, quelques heures après l’assassinat du président Jacques Nacer, a été bien reçue parce que, pour une fois, on a reconnu d’abord le devoir de la République de protéger les citoyens avant d’en appeler à leur responsabilité et que l’on s’est abstenu de demander au peuple corse de régler lui-même cette question par je ne sais quelle rébellion parfaitement contraire à la République et à ses lois.
Car les Corses manifestent publiquement leur attachement à la justice et leurs représentants s’attachent à traiter les questions avec méthode et détermination. Ainsi, l’Assemblée de Corse a mis fin au désordre des transports maritimes et conduit une politique exemplaire pour régler la question foncière et les excès de la spéculation.

Votre gouvernement a annoncé de bonnes mesures relatives à la criminalité économique mais j’ai trop l’expérience de réactions justes mais aussitôt oubliée et d’annonces sans autre effet que médiatique pour ne pas vous interroger à nouveau.
Si le gouvernement veut arrêter cette gangrène, il faudra y tenir la main et ne pas lésiner sur les moyens, non pas en nombre mais en qualité.
Il faudra aussi assurer la coordination de ce dispositif exceptionnel auprès de vous, puisque vous n’avez pas souhaité réinstaller un préfet de police en Corse.
Combien de fois depuis dix ans ai-je eu malheureusement à m’adresser à votre assemblée à propos de la criminalité en Corse ?
Je mesure le risque que je prends à nouveau : j’ai déjà reçu, il y a deux ans, le plus tragique des avertissements sans changer pour autant les habitudes d’une vie réglée et limpide, ni renoncer à mon devoir et à ma liberté.
C’est au nom de ces valeurs que je vous demande, Monsieur le Premier ministre, d’informer cette assemblée de ce que vous avez décidé de faire pour que la Corse n’ait plus jamais à douter de la République.
Commentaires (3) | Rédigé par Paul Giacobbi le 20/11/2012
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