Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


   

WikiWeak

29/11/2010
Après la série de scoops concernant la guerre d'Afghanistan où il apparaissait que les puissances occidentales ne comprenaient rien à ce pays, ce qui est établi depuis au moins un siècle et demi, après celui de la guerre d'Irak qui tendait à nous apprendre que dans les guerres, il y a des morts et même des blessés, ce que l'on sait depuis que le monde est monde, voici maintenant la grande révélation diplomatique selon laquelle les ambassadeurs perdent beaucoup de temps, notamment ceux des Etats-Unis d'Amérique, à rédiger des fadaises et des niaiseries sans le moindre intérêt à l'attention de leur ministère des affaires étrangères.
Pêle-mêle parmi les révélations que l'on nous présente comme un « 11 septembre diplomatique » :
le roi d'Arabie Saoudite n'aime pas le président iranien...
les ambassades américaines surveillent de près les comportements des personnages publics dans les pays où ils représentent les Etats-Unis...
l'Iran essaie de progresser dans l'armement nucléaire et de se procurer des vecteurs à longue portée...
Nicolas Sarkozy se trouve de plus en plus isolé au sein de sa propre majorité...
Madame Merkel manque d'imagination...
Monsieur Berlusconi est plutôt imbu de lui-même...
La plupart des lecteurs se doutaient déjà de tout celà depuis bien longtemps et la vraie révélation, c'est de se demander s'il est encore utile d'avoir des ambassadeurs.
Tout çà est bien faible et sans intérêt. Je propose de rebaptiser WikiLeaks du nom de WikiWeak, le mot « weak » pouvant signifier : faible, léger, mou, dilué mais aussi simple d'esprit. Et puisque nous en sommes à l'anglais, autant citer Shakespeare : « Much adoe about Nothing », titre d'une comédie que l'on traduit en français par « Beaucoup de bruit pour rien ».
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 29/11/2010
Nous vivons en France une épidémie foudroyante de ce qu'il faudait appeler "la maladie de la pierre". C'est un syndrome psychiatrique collectif dans lequel les personnes atteintes se mettent à croire que les prix de l'immobilier vont croitre indéfiniment et très vite. C'est essentiellement une maladie urbaine qui touche surtout les centre villes des grandes agglomérations et les banlieues huppées. Rien ne peut raisonner les malades. On a beau leur dire qu'historiquement aucune hausse spéculative de l'immobilier n'a échappé à la chute ultérieure des prix, que les annonces sont trompeuses, que l'expérience des Etats-Unis où les prix se sont effondrés doit nous servir de leçon, rien n'y fait.
Actuellement l'épidémie atteint son pic à Paris où des milliers de malheureux se croient riches parce qu'ils lisent dans la presse des annonces trompeuses dont ils déduisent des valeurs délirantes pour leur petit appartement et de plus malheureux encore se ruinent pour acheter un trois pièces impossible à revendre lorsque la conjoncture va se retourner.
Au lieu d'acheter des millions de doses de vaccins inutiles, le ministère de la santé devrait lancer d'urgence une campagne de prévention...Si les Etats-Unis l'avaient fait dans les années 2000 nous aurions sans doute évité la crise actuelle.
Commentaires (5) | Rédigé par Paul Giacobbi le 27/11/2010
Ce 11 novembre je suis allé très officiellement participer à la cérémonie parisienne. Le bureau de l'assemblée nationale était représenté par Tony Dreyfus et moi-même qui avons accompagné notre président Bernard Accoyer. Les tambours et les sabres au clair de la garde républicaine nous ont salués dans la cour de l'hôtel de Lassay au moment où nous montions dans nos véhicules. A l'arc de triomphe, j'étais au second rang de la tribune juste derrière Madame Sarkozy et le premier ministre. Bernard Kouchner s'est, pour sa dernière cérémonie officielle, ridiculisé en venant se placer non pas à son rang mais entre Madame Sarkozy et le premier ministre: décidément jusqu'au bout ce personnage joue des coudes pour arriver à la place que ses talents ne pourrait lui procurer!
J'ai vu les ministres saluer froidement Jean Louis Borloo qui a échangé un regard sombre avec son rival...et j'ai vu le ballet des courtisans s'empresser pour saluer la femme du roi...
Celui- ci est venu à la fin saluer les présents avec simplicité, un peu trop de familiarité sans doute. Certains doivent se sentir flattés du tutoiement du président que je trouve déplacé en public.
Je pensais plutôt en cet instant au plaisir de ne pas avoir cédé à la tentation et d'être un homme libre, seulement amusé par le jeu des courtisans et surtout à tous ceux qui dans ma famille ont souffert dans les tranchées de la grande guerre. ont été blessés ou sont morts. Comme pour bien des français et en particulier des corses, la guerre de 14 signifie un affreux cortège de deuils: un grand oncle, un arrière grand père sont morts, plusieurs autres ont été gravement blessés, d'autres ont connu la captivité.
Toute mon enfance a été bercée de ces souvenirs sinistres et je suis heureux que, pour mes enfants, la guerre soit uniquement une question historique et non un traumatisme familial.
Mais bien peu de courtisans pensaient à la grande guerre, ce 11 novembre à l'arc de triomphe!
Commentaires (4) | Rédigé par Paul Giacobbi le 12/11/2010
J'ai parfois zappé sur les divers avatars de nos misérables jeux de téléréalité mais finalement rien de comparable avec le prodigieux huis clos médiatisé du fameux remaniement où la "prod" s'est montrée encore plus tortueuse, aguicheuse que tous les spécialistes de TF1, M6 et autres spécialistes de la manipulation télévisuelle!
Quelle bonheur d'avoir refusé de participer à ce jeu là !
Comment des personnalités aussi remarquables, même si on peut leur faire bien des reproches, comme François Fillon et surtout Jean Louis Borloo ont-ils pu se laisser entrainer dans ce jeu de dupes?
Ce n'est cependant pas une nouveauté de l'histoire de France et, à la différence près qu'il n'y avait pas de caméras à l'époque, un épisode assez semblable fait toujours l'admiration des historiens: "la journée des dupes" où Louis XIII a renvoyé sa propre mère, remis définitivement en selle Richelieu et manipulé la France entière ou du moins la cour, est encore dans les esprits de ceux qui se souviennent de l'histoire.
Les temps changent, la technologie évolue mais les ressorts du pouvoir demeurent avec leurs dissimulations, leurs finesses, leur sadisme même. Un détail amusant: cette histoire s'est déroulée le 10 novembre1630. Le 10 novembre est une date dont les candidats au poste de premier ministre devraient se méfier!
M. Fillon est donc désormais cardinal et maitre en second du royaume. Le roi ferait bien cependant de redouter la fronde...
Commentaires (12) | Rédigé par Paul Giacobbi le 08/11/2010

Ennui et tentation?

06/11/2010
Le "nouvel observateur" de cette semaine écrit que je pourrai être tenté par un ministère car je m'ennuie "déjà à l'assemblée de Corse".
Je trouve remarquable que l'on puisse exposer les sentiments personnels de quelqu'un sans même lui avoir demandé son avis, sans même avoir receuilli le moindre témoignage, le moindre avis de ses proches...
Cela faisait longtemps que l'on n'évoquait pas mon nom dans le cadre d'un remaniement et je ne vais certainement pas répéter ce que j'ai dit sans discontinuer pendant un an et demie.
Une mise au point rapide cependant:
primo, si j'avais été tenté par un ministère, je serai ministre ou plus modestement secrétaire d'Etat depuis plus d'un an...
deuxio, je ne suis pas à l'assemblée de Corse mais au conseil exécutif, ce détail en dit long sur l'ignorance des institutions de la Corse chez un journaliste qui prétend si bien me connaitre!
tertio, je n'ai vraiment pas le temps de m'ennuyer et je me pose surtout la question de savoir comment gérer mon temps.
Au lieu d'interpréter les sentiments de personnages politiques aussi insignifiants que moi dans le jeu national, la presse devrait plutôt travailler sur les faits et tant qu'à faire de s'intéresser à mes écrits et à mes positions, elle devrait se demander comment il se fait que je sois un des rares français à exposer clairement depuis trois ans ce qu'est vraiment la crise économique que le monde traverse.
Commentaires (3) | Rédigé par Paul Giacobbi le 06/11/2010
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