L'inénarrable affaire Clearstream
18/07/2007Je m'étais déjà amusé de la naïveté de ceux qui pensent que le Général Rondot qui a fait toute sa carrière dans le Renseignement au plus haut niveau, pouvait laisser des traces d'affaires sensibles sous forme de notes ou pouvait craindre l'épreuve d'une garde à vue.
Des journalistes ont aujourd'hui la naïveté de dire que le Général Rondot se serait fait piéger par son disque d'ordinateur.
Je suis personnellement persuadé que le Général Rondot n'a jamais rien mis de confidentiel sur aucun support que ce soit et que si jamais un jour, il avait mis quoi que ce soit sur son ordinateur, il aurait depuis longtemps détruit le disque dur en le cassant à coup de marteau, en plongeant ce qu'il en serait resté dans de l'acide sulfurique, en brûlant ce qui serait sorti de ce bain acide et en dispersant les cendres en haute mer.
A moins qu'il ne soit devenu gâteux et encore peut-on imaginer que les réflexes fondamentaux d'un espion survivraient longtemps à une maladie neuro-dégénérative, il est certain que le général Rondot ne s'est pas fait piéger par ses notes et son disque dur et qu'il a mis à disposition de la justice les documents qu'il souhaitait que celle-ci connaisse.
La question se pose seulement de savoir si le Général Rondot a agi de sa propre initiative dans le but de nuire à Monsieur de Villepin et à Jacques Chirac ou s'il a eu un ou plusieurs commanditaires. On peut aussi se demander s'il a agi par vengeance personnelle ou pour satisfaire la vengeance d'autrui et enfin s'il a été payé ou s'il a agi à titre gratuit.
La réponse à ces questions est pratiquement impossible à obtenir.
Le Général Rondot n'a laissé aucune trace, aucun indice qui pourrait révéler ses motivations ou ses commanditaires. Sa vie est suffisamment masquée et secrète pour qu'il soit impossible d'en tirer des indications fiables. Et on pourra l'interroger autant que l'on voudra, même sous la torture, il ne parlera jamais que de ce qu'il a décidé depuis longtemps et pour des motifs très précis de dire.
On peut seulement envisager bien des pistes.
Dans sa vie et sa carrière, le Général a peut-être été contredit, directement ou indirectement par les personnes à qui il veut nuire. Ses commanditaires peuvent se trouver au Moyen-Orient. Il peut aussi avoir un lien direct ou indirect avec d'autres politiques français qui voulaient nuire à Jacques Chirac ou Dominique de Villepin, mais ce n'est même pas la piste la plus probable et encore moins la seule.
Puisque les journalistes,comme la justice ne trouveront jamais le fin mot, il serait à tout le moins utile que les uns et les autres comprennent que cette histoire est une manipulation à plusieurs degrés et qu'en tout état de cause, l'idée que le Général Rondot a eu la naïveté de laisser découvrir par les enquêteurs des documents qu'il aurait voulu leur cacher relève d'une immense méconnaissance des principes fondamentaux du Renseignement et de ce que sont les espions.
Ceci étant, il ne ressortira de tout cela pas grand chose sur le plan judiciaire mais l'objectif est atteint : le gouvernement français de Monsieur de Villepin a été ridiculisé, l'ancien Premier ministre éliminé de la course à la présidentielle, Jacques Chirac renvoyé à sa retraite corrézienne, tandis que le Général Rondot doit s'amuser de la bêtise de tous ceux qui gobent la farce invraisemblable de son disque dur que l'on fait parler ou des notes confidentielles qu'il aurait dissimulées dans le cagibi de son appartement.
Compte tenu de l'absence de professionnalisme de notre presse et du manque de recul de nos enquêteurs, il n'est pas besoin d'un maître du renseignement pour organiser une telle manipulation, il aurait peut-être suffit de la monter à partir de la concierge de l'immeuble parisien de Dominique de Villepin !
Après tout,l'affaire Dreyfus est partie en France de la découverte parune femme de ménage d'un document intéressant dans lacorbeille à papier de l'ambassadeur d'Allemagne, lequeldocument exploité par un crétin obnubilé pard'abjects préjugés antisémites a donné lahonteuse affaire Dreyfus qui a ignoblement sali notre République.Disque dur, corbeille à papier, fond de cagibi, la France, unecertaine France vit toujours au ras de la moquette.
Ni cet excès d'honneur, ni cette indignité
18/07/2007Ce qui fonde la République, c'est l'absence de distinction de race ou de religion.
Madame Rachida Dati est un ministre comme les autres, elle ne représente pas un segment de la population, elle n'est pas ministre parce qu'elle est d'origine marocaine ou peut-être de confession musulmane mais parce qu'elle a été choisie démocratiquement.
Que son histoire personnelle puisse intéresser, voire que sa capacité à monter dans un ascenseur social pourtant incroyablement bloqué dans notre pays puisse forcer notre admiration, elle doit néanmoins être traitée comme les autres ministres.
Et s'il était scandaleux de s'intéresser plus à elle qu'à d'autres au motif que sa religion ou que ses origines faisaient de sa nomination une nouveauté, il est tout aussi discriminatoire et déplacé de s'abstenir de la critiquer en tant que ministre pour ne pas encourir le reproche de racisme.
Quand Madame Condoleezza Rice ou le général Colin Powell ont successivement accédé au poste de secrétaire d'État, qui est à peu près la première responsabilité diplomatique au monde, ce n'était pas parce qu'ils étaient noirs mais parce qu'ils avaient toutes les qualités pour assumer cette responsabilité.
Et dans la vie politique américaine, il me semble que personne n'a critiqué la couleur de leur peau mais que personne ne s'est non plus censuré dans la critique sous prétexte de la couleur de leur peau.
Il y a une forme sournoise et perverse de racisme dans cette attitude faussement respectueuse et ignoblement condescendante qui consiste à dire qu'il ne faut pas attaquer la ministre Dati.
Ses origines et sa carrière l'honorent, parvenue où elle est, elle doit être traitée comme les autres, ni plus, ni moins que si elle s'appelait Jean Dupond. Ignoblement attaquée pour ses origines, sournoisement protégée pour la même raison, elle ne méritait ni cet excès d'honneur, ni cette indignité, elle n'est pas le quota « beur »du gouvernement mais un ministre de la République.
Monsieur Gallois est content
17/07/2007Car enfin l’organigramme est clair : Airbus, la branche défense et Eurocopter, soit 85% du chiffre d’affaires sont dirigés par des Allemands, tandis que l’espace et l’aviation militaire, soit 12% du chiffre d’affaires, sont dirigés par des Français, et que le président du conseil d’administration est aussi allemands !
Il ne nous faut pas oublier dans ces louanges le petit Monsieur Forgeard qui n’a toujours pas atterri tant est vaste et somptueux son parachute doré et qui flotte toujours au septième ciel des « golden rentiers », tandis que sa grande pensée industrielle, le magnifique « navion », ce fameux Airbus A380 dont chacun admirait la capacité à voler, a obtenu aujourd’hui une bonne trentaine de commandes, soit 10% de ce qu’il faudrait pour atteindre le seuil de rentabilité.
Bien sûr les esprits chagrin remarqueront que pendant ce temps, le petit concurrent de Seattle, vous savez ce modeste Boeing, tellement insignifiant qu’il coûte en subvention moins du tiers d’Airbus, pourrait nous concurrencer avec son prétentieux Deamliner qui est pourtant deux fois plus petit que notre improbable long courrier obèse.
Quand on pense que les stupides clients, ces individus sordides pour lesquels la technocratie polytechnique d’Airbus manifeste un mépris souverain ont commandé 900 de ces grotesques Dreamliners !
Monsieur Gallois peut être content : il laisse aux Allemands la direction effective d’EADS, il laisse les commandes et les profits aux besogneux de Boeing, il ne lui reste plus qu’à jouir de l’honneur et encaisser les colossales subventions qui serviront à payer à Toulouse de vastes plans sociaux. C’est ce que l’on appelle la division internationale du travail : aux uns la responsabilité opérationnelle, aux autres les profits acquis besogneusement et à nous, pétillants français, les bulles du champagne, les soirs de fête et les mal de crâne des lendemains de plans sociaux et des ardoises financières afférentes.
Courage, Fillon !
11/07/2007Le seul élément un peu nouveau de cet exposé particulièrement creux a été l’aveu maladroit de ce que la France ne pourrait pas tenir ses engagements de réduction des déficits publics. Dire le contraire, après le dépôt du paquet fiscal qui va alourdir de 15 milliards d’euros le déficit de l’Etat, après la révélation de l’abîme du déficit de la sécurité sociale, eut été peu crédible.
Beaucoup de gens se demandent quelle est la fonction de Monsieur Fillon.
Il n’est pas le coordonnateur de l’action du gouvernement puisque la tutelle des ministres, la coordination de leurs activités, et même la communication à la presse de leurs projets appartiennent à l’évidence au secrétaire général de l’Elysée.
Il n’est pas le porte-parole de l’Etat puisque cette haute fonction a été confiée à un certain Monsieur Martinon, le porte-parole du gouvernement étant réduit au rôle de commentateur servile des communiqués officiels dudit Martinon.
Monsieur Fillon représenterait donc le Président de la République auprès du Parlement ou auprès de l’UMP. Comme disait l’autre, c’est déjà çà !
Sa fonction essentielle serait donc d’expliquer à l’UMP pourquoi le Président préfère nommer aux emplois les plus flatteurs des membres du Parti socialiste ou de parfaits inconnus, plutôt que des parlementaires chevronnés issus de l’UMP.
De même, Monsieur Fillon est-il chargé d’annoncer quelques mauvaises nouvelles du style : la France ne respectera pas ses engagements européens en matière de comptes publics.
Annonciateur de mauvaises nouvelles, privé de tout pouvoir, obligé de surcroît de s’essouffler à courir, à tous les sens du mot, derrière le Président de la République, le pauvre Monsieur Fillon a même été privé de la résidence de week-end des Premiers ministres, curieusement dénommée « la Lanterne » qui lui a été confisquée par une certaine Cécilia.
Et pourtant, au train où vont les choses, on peut craindre que Monsieur Fillon ne tarde pas à être envoyé, comme le furent les aristocrates en 1793, « à la Lanterne » !
Courage Fillon !
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Airbus A380
M. le Député, je crois que le problème es...Ecrit par jjd le 10/02/2012 -
Mortelle civilisation
Il est assez affligeant que plus d'un siècle apre ce débat recommance!!!...Ecrit par M.A le 10/02/2012 -
Mortelle civilisation
bonjour le blog , bonjour monsieur le député et président de l'exécutif de corse ....Ecrit par Antoine le 10/02/2012 -
Mortelle civilisation
Monsieur le Député, Je vous remercie d...Ecrit par François Bergoin le 09/02/2012 -
Le retrait d'Afghanistan : une triste matinée parlementaire !
C'est la raison pour laquelle les récents commentaires sur la "valeur" des civilisations es...Ecrit par Pasympa le 09/02/2012



