Un bon début

28/06/2007
Dans ma lettre au Président de la République, je lui demandais que le Conseil général des Ponts et Chaussées, c’est-à-dire la réunion des ingénieurs généraux des Ponts et Chaussées qui conseille le ministre de l’Equipement, puisse travailler sur le PEI de la Corse.
 
Je constate avec plaisir que c’est un ingénieur général des Ponts et Chaussées, ancien directeur des routes au ministère de l’Equipement qui est nommé préfet de Corse. C’est un bon signe et un bon début pour remettre de l’ordre dans ce programme qui a jusqu’ici manqué beaucoup de moyens financiers. Il ne reste plus maintenant qu’à mettre dans ce programme autant de crédits que la loi en a prévu. Espérons que ce sera fait dès le budget 2008.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 28/06/2007
A la fin de l’année 2006, le précédent gouvernement annonçait triomphalement la stabilisation du déficit de l’Etat aux environs de 40 milliards d’euros, soit 10 de moins qu’en 2006. Cependant, dès les premiers mois de l’année 2007, il est apparu qu’en réalité cette réduction du déficit était essentiellement imputable à une pratique bien connue des comptables indélicats, celle qui consiste à ne pas payer en fin d’année toute sorte de factures tout en se dispensant de les faire figurer dans les charges à payer.
 
Or, depuis quelques mois, le déficit de l’Etat se situe à peu près à 10 milliards d’euros de plus qu’à la période de référence en 2006.
 
Par ailleurs, les promesses fiscales pour les heures supplémentaires, les successions et le bouclier fiscal à 50% représenteront en année pleine un manque à gagner pour le budget de l’Etat de l’ordre de 15 à 20 milliards d’euros, sans que l’on puisse espérer que ces cadeaux fiscaux, qui pour l’essentiel favoriseront plutôt les hauts revenus induisent un supplément de croissance et donc de nouvelles rentrées fiscales.
 
Enfin, la croissance de la France se situera, selon l’INSEE, aux alentours de 2% et non pas entre 2,5 et 3% comme l’espérait M. Thierry Breton dont j’ai souvent rappelé qu’il n’était pas très fiable s’agissant des prévisions économiques.
 
Cet écart entre la prévision de croissance et la croissance réelle entraînera une perte de recettes pour l’Etat d’au moins 5 milliards d’euros.
Au total, en année pleine, le déficit de l’Etat devrait se creuser d’environ 30 milliards d’euros au minimum.
 
Il va donc falloir trouver des économies très importantes non pour diminuer le déficit et l’endettement mais simplement pour ne pas aggraver une situation déjà dramatique.
 
Nous savons déjà ce que le gouvernement envisage :
-         Le blocage du salaire des fonctionnaires
-         La remise à plat, c’est-à-dire coup d’arrêt brutal pour tous les programmes d’investissement lourds de la Défense nationale
-         Le non remplacement en 2008 de 40 000 fonctionnaires partant à la retraite
-         La vente des bijoux de famille c’est-à-dire des participations de l’Etat dans GDF, EDF, France Telecom et Areva.
 
Comme l’ont souligné l’Union européenne et l’OCDE, la stratégie fiscale et financière de la France, qui consiste à diminuer les recettes alors même que le pays s’enfonce de plus en plus dans la dette semble particulièrement inadaptée.
 
En tout état de cause, nous aurons certainement des débats intéressants sur le budget 2008.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 28/06/2007
Le récent sommet européen a été salué comme un grand succès. A y regarder de plus près, on ne voit vraiment pas en quoi consiste ce fameux succès. D’abord, le sommet n’a pas permis d’accoucher d’un texte d’accord, il s’est borné à définir quelques principes qui pourraient permettre la rédaction d’un « traité simplifié », dans quelques mois.
 
Ce que l’on sait déjà de cet hypothétique traité simplifié a d’ailleurs de quoi inquiéter :
-         en fait de simplification, il s’agira de rajouter quelques dizaines de pages à un ensemble de traités qui en représente déjà plus d’un millier
-         s’agissant des règles de majorité, il est envisagé un dispositif qui pourrait commencer à être mis en application au début de l’année 2019
-         il n’y aura évidemment pas de ministre des affaires étrangères de l’Europe, puisqu’il n’y a pas de politique étrangère européenne, mais il y aura un haut représentant, parfaitement inutile, très grassement payé, et qui pourra se promener de par le monde sans pouvoir ni influence mais aux frais du contribuable européen
-         pour le reste, comme d’habitude, le parlement n’a pas le pouvoir de voter la loi, ni le budget, ni de contrôler l’exécutif lequel est toujours constitué d’une commission de fonctionnaires irresponsables.
 
Depuis 2000 ans, l’Europe a vécu unie plus de la moitié du temps dans un cadre impérial et le reste du temps, les pays européens ont souvent su, malgré les guerres et les disputes, coordonner leurs actions. Le XXème siècle avec les deux guerres mondiales, l’émergence des Nations Unies, dans lesquelles l’impuissance le dispute à la corruption, et l’Union européenne qui ne cesse de reculer, ramène l’Europe à la situation précédant l’émergence de l’Empire romain…
 
Il y a 2000 ans en effet, l’Europe impériale, de la Palestine au nord de l’Angleterre et du Portugal à la Roumanie, en passant par l’Afrique du Nord et l’Egypte, connaissait la même monnaie, la même organisation administrative, la même langue officielle, et la même largeur des routes impériales.
 
Elle avait aussi un drapeau unique figurant un aigle et les lettres SPQR (senatus populusque romanus : Le Sénat et le peuple romain) tandis que le sommet européen vient de décider la suppression du drapeau à étoiles qui représentait, paraît-il, l’emblème de la commission administrative de Bruxelles. Décidément, il n’y a pas de quoi pavoiser !
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 27/06/2007
         Au soir de cette élection, je tiens avant tout à remercier tous ceux qui, élus ou amis, assesseurs ou délégués, citoyennes et citoyens, y ont contribué. 
  
         Leur engagement responsable, face à l'intimidation, voire leur courage face aux menaces, leur réflexion lucide face à une campagne particulièrement indigne eu égard aux circonstances, sont les vrais éléments de cette victoire.  

         Le rassemblement qui s'est porté sur mon nom me fait obligation de travailler avec plus encore d'acharnement pour la Corse. 

         En ce soir de victoire, je ne peux hélas manifester aucune joie car j'ai perdu voici quelques jours un ami très cher et exceptionnel qui a joué un rôle fondamental pour  forger  ma conception de la vie publique et plus particulièrement mon idée de la Corse. 

         Je dédie donc cette victoire à Claude OLIVESI et j'essayerai au cours des prochaines années de me montrer digne de ses enseignements. 

         En ce moment, toutes mes pensées vont aussi à mon collègue et ami Serge GRISONI qui est souffrant pour l'heure et auquel j'adresse tous mes vœux. 

         Je regrette aussi la défaite d'Emile ZUCCARELLI que la Corse doit déplorer, y compris ceux qui n'ont pas partagé ses choix. Je lui connais la force de surmonter l'épreuve. 

         Je félicite enfin mon collègue et ami Simon RENUCCI pour sa belle victoire. 

 

 

 

Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 20/06/2007
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