Identité nationale
27/03/2007
A la fin de sa vie Fernand Braudel inventeur de l’histoire globale avait entamé un essai sur l’identité de la France. Bien que fort peu de nos candidats aient sans doute pris la peine de survoler ce qui a été publié de cet ouvrage inachevé, on peut se demander, au-delà d’un slogan, quelle est pour eux l’identité de la France.
Nicolas Sarkozy a lancé la formule en l’associant à l’immigration, suggérant qu’a priori les deux concepts s’opposaient. Autrement dit que l’identité nationale française ne pouvait subsister qu’en limitant, qu’en contrôlant l’immigration.
Il est vrai qu’il y a plus de 2000 ans que le Coq Gaulois a perdu beaucoup de son identité dans le cadre de vagues successives d’immigration.
Ainsi la Gaulle celtique a-t-elle été romanisée à la suite de la conquête de César. Ainsi la Gaulle romanisée a-t-elle été germanisé par les Francs sans parler des Normands un peu plus tard qui venaient de Norvège et qui se sont établis chez nous à la fin du premier millénaire.
La plupart des français à commencer par le candidat de l’identité nationale ignorent que le mot France fait référence à un peuple germanique qui a immigré en Gaulle au milieu du premier millénaire venant de Franconie notamment c'est-à-dire d’Allemagne. Ainsi le mot « France » fait référence à l’immigration sur notre terre d’un peuple étranger. S’il y a identité de la France c’est précisément cette aptitude, cette passion à recevoir l’immigration, à en faire une richesse, une diversité, une synthèse humaniste. L’identité de la France c’est le Roi Saint Louis protégeant les juifs de Narbonne, c’est le Roi Henri IV garantissant les libertés des protestants par l’Edit de Nantes, c’est l’accession des peuples d’Outre-mer colonisés à l’émancipation proclamée dès 1944 par le Général de Gaulle à la conférence de Brazzaville.
A l’inverse, la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV, les lois antisémites du régime de Vichy, ou les ratonnades de l’OAS ne sont pas notre identité nationale.
L’identité nationale c’est « liberté, égalité, fraternité » et certainement pas « travail, famille, patrie ».
Nicolas Sarkozy a lancé la formule en l’associant à l’immigration, suggérant qu’a priori les deux concepts s’opposaient. Autrement dit que l’identité nationale française ne pouvait subsister qu’en limitant, qu’en contrôlant l’immigration.
Il est vrai qu’il y a plus de 2000 ans que le Coq Gaulois a perdu beaucoup de son identité dans le cadre de vagues successives d’immigration.
Ainsi la Gaulle celtique a-t-elle été romanisée à la suite de la conquête de César. Ainsi la Gaulle romanisée a-t-elle été germanisé par les Francs sans parler des Normands un peu plus tard qui venaient de Norvège et qui se sont établis chez nous à la fin du premier millénaire.
La plupart des français à commencer par le candidat de l’identité nationale ignorent que le mot France fait référence à un peuple germanique qui a immigré en Gaulle au milieu du premier millénaire venant de Franconie notamment c'est-à-dire d’Allemagne. Ainsi le mot « France » fait référence à l’immigration sur notre terre d’un peuple étranger. S’il y a identité de la France c’est précisément cette aptitude, cette passion à recevoir l’immigration, à en faire une richesse, une diversité, une synthèse humaniste. L’identité de la France c’est le Roi Saint Louis protégeant les juifs de Narbonne, c’est le Roi Henri IV garantissant les libertés des protestants par l’Edit de Nantes, c’est l’accession des peuples d’Outre-mer colonisés à l’émancipation proclamée dès 1944 par le Général de Gaulle à la conférence de Brazzaville.
A l’inverse, la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV, les lois antisémites du régime de Vichy, ou les ratonnades de l’OAS ne sont pas notre identité nationale.
L’identité nationale c’est « liberté, égalité, fraternité » et certainement pas « travail, famille, patrie ».
Trottoir
27/03/2007
Le passage du ministre candidat de la place Beauvau à la rue de Saint Honoré dans laquelle se situe le Palais de l’Elysée lui a fait dire que son ambition était tout simplement de changer de trottoir.
Nous savions déjà que la campagne des élections présidentielles se situait pour ce candidat à la hauteur du caniveau et qu’elle consistait systématiquement à racoler l’électeur en faisant appel à ses plus bas instincts, mais nous avons désormais la confirmation qu’il faut tout faire pour éviter à la France un chef de l’Etat qui situe son action au ras du sol et qui souligne involontairement qu’il marchera dans les pas de son prédécesseur.
Fort heureusement ce changement de trottoir n’est pas si facile. Si la place Beauvau siège du ministère de l’intérieur se situe à quelques mètres de l’entrée du palais de l’Elysée la translation à parfois été très longue voire impossible. Ainsi, Georges Clemenceau, que l’on appelait « le Tigre » lorsqu’il était ministre de l’intérieur a-t-il échoué à entrer à l’Elysée au lendemain de la première guerre mondiale au cours de laquelle pourtant il avait mérité le surnom de « père la victoire ». Ainsi, Jacques Chirac et François Mitterrand qui ont mis chacun trente ans à passer de la place Beauvau au Palais de l’Elysée.
Nous savions déjà que la campagne des élections présidentielles se situait pour ce candidat à la hauteur du caniveau et qu’elle consistait systématiquement à racoler l’électeur en faisant appel à ses plus bas instincts, mais nous avons désormais la confirmation qu’il faut tout faire pour éviter à la France un chef de l’Etat qui situe son action au ras du sol et qui souligne involontairement qu’il marchera dans les pas de son prédécesseur.
Fort heureusement ce changement de trottoir n’est pas si facile. Si la place Beauvau siège du ministère de l’intérieur se situe à quelques mètres de l’entrée du palais de l’Elysée la translation à parfois été très longue voire impossible. Ainsi, Georges Clemenceau, que l’on appelait « le Tigre » lorsqu’il était ministre de l’intérieur a-t-il échoué à entrer à l’Elysée au lendemain de la première guerre mondiale au cours de laquelle pourtant il avait mérité le surnom de « père la victoire ». Ainsi, Jacques Chirac et François Mitterrand qui ont mis chacun trente ans à passer de la place Beauvau au Palais de l’Elysée.
Madame de Lafayette
27/03/2007
Pendant ce temps la culture reste la parente pauvre de la campagne électorale et le même ancien ministre d’Etat expliquait il n’y a pas longtemps qu’il ne comprenait pas pourquoi dans certains concours on interrogeait des candidats sur Mme de Lafayette. Sans doute notre ministre des trottoirs qui avait d’ailleurs commencé sa carrière à Beauvau en parlant des cages d’ascenseurs, ne sait pas très bien qui était Mme de Lafayette. Peut-être pense t-il qu’elle était l’épouse du Lafayette de 1789 et de 1830 qui s’était illustré en contribuant à la naissance des Etats-Unis d’Amérique. Sans doute n’a t-il jamais ouvert la Princesse de Clèves chef d’oeuvre de Mme de Lafayette et sans doute aussi n’a-t-il qu’une vague idée des lettres de Mme de Sévigné, cousine de Mme de Lafayette qu’il doit confondre un peu avec une boîte de chocolats. Au fait, au delà de l’ignorance crasse de la littérature, ce n’est sans doute pas le hasard si Nicolas Sarkozy évoque pour citer ce qu’il est inutile de lire un auteur féminin. Il est clair qu’en littérature comme en politique il redoute les femmes.
Sans tambour ni trompette…
13/03/2007
Jacques Chirac va quitter les palais nationaux après quarante ans d’occupation ininterrompue. Il s’en va semble – t- il avec émotion, simplement, sans tambour ni trompette car il n’y a guère lieu de faire sonner les trompettes de la renommée ni les tambours de la reconnaissance nationale.
Sur le plan économique les cinq dernières années ont vu la croissance diminuer d’un point de PIB, le chômage augmenter terriblement puis revenir, par des artifices statistiques et du traitement social au chiffre de 2002, tandis que la dette a augmenté considérablement et que les prélèvements obligatoires ont explosé globalement tout en diminuant de manière appréciable pour les plus fortunés. Le déficit commercial est passé d’un confortable excédent à un déficit record. La police a disparu des banlieues et des quartiers permettant un retour en force des agressions contre les personnes. La fracture sociale s’est transformée en un poly traumatisme généralisé à tout le corps de la nation le rendant désormais incapable du moindre mouvement.
Il reste que notre place dans le monde est exceptionnelle : il n’y a pratiquement plus un pays avec lequel nous n’entretenons pas un contentieux envenimé, nous nous sommes coupés des Etats-Unis, mais aussi de l’Afrique, de la Grande-Bretagne, de l’Italie et bien entendu de l’Allemagne. On m’assure que nous restons très bien avec le Lichtenstein et Monaco ainsi que le Luxembourg. Mais non ! Car notre zèle moralisateur a jeté l’opprobre sur ces supposés paradis fiscaux que nos grands hommes politiques condamnent publiquement mais dans lesquels ils apprécient de transférer régulièrement et discrètement les trésors accumulés par leur pillage de nos fonds publics.
Il paraît que la France est fière ! Mais de quoi ? Du génocide Rwandais que nous avons soutenu et encouragé ?! De notre fraternité avec les bouchers de Tchétchénie ?
Il reste tout de même que Jacques Chirac homme de vraie culture restera celui qui a replacé en France sur le devant de la scène les Arts Premiers et qu’il a su accomplir courageusement le devoir de mémoire. Un musée intéressant, quelques repentances, c’est tout de même un peu maigre pour justifier tant de regrets et tant d’émotions. Restons cependant humain : « sans tambour ni trompette », je n’ai pas dit, « ni fleurs, ni couronnes »…
Sur le plan économique les cinq dernières années ont vu la croissance diminuer d’un point de PIB, le chômage augmenter terriblement puis revenir, par des artifices statistiques et du traitement social au chiffre de 2002, tandis que la dette a augmenté considérablement et que les prélèvements obligatoires ont explosé globalement tout en diminuant de manière appréciable pour les plus fortunés. Le déficit commercial est passé d’un confortable excédent à un déficit record. La police a disparu des banlieues et des quartiers permettant un retour en force des agressions contre les personnes. La fracture sociale s’est transformée en un poly traumatisme généralisé à tout le corps de la nation le rendant désormais incapable du moindre mouvement.
Il reste que notre place dans le monde est exceptionnelle : il n’y a pratiquement plus un pays avec lequel nous n’entretenons pas un contentieux envenimé, nous nous sommes coupés des Etats-Unis, mais aussi de l’Afrique, de la Grande-Bretagne, de l’Italie et bien entendu de l’Allemagne. On m’assure que nous restons très bien avec le Lichtenstein et Monaco ainsi que le Luxembourg. Mais non ! Car notre zèle moralisateur a jeté l’opprobre sur ces supposés paradis fiscaux que nos grands hommes politiques condamnent publiquement mais dans lesquels ils apprécient de transférer régulièrement et discrètement les trésors accumulés par leur pillage de nos fonds publics.
Il paraît que la France est fière ! Mais de quoi ? Du génocide Rwandais que nous avons soutenu et encouragé ?! De notre fraternité avec les bouchers de Tchétchénie ?
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