L'Inde devant les Etats-Unis en 2040.
31/01/2007
Dans l’esprit des dirigeants français, il existe une tradition récente de fascination pour la Chine et d’incompréhension pour l’Inde.
Cela peut s’expliquer pour des raisons historiques. En effet, si jusqu’au 18ème siècle l’influence de la France en Inde était considérable, elle a comme chacun sait perdu cette influence au profit des britanniques sous le règle de Louis XV.
Dès lors, sur le plan culturel, économique et stratégique, le France a oublié l’Inde et, ayant vue son influence augmenter en Asie du Sud-Est avec la colonisation de l’Indochine, a commencé à entrer dans la fascination de l’empire du milieu.
Aujourd’hui cependant, nous devrions à l’évidence rééquilibrer nos objectifs politiques et économiques entre la Chine et l’Inde.
D’abord parce que les projections les plus récentes indiquent aujourd’hui que le PIB de l’Inde exprimé en dollar dépassera celui de la France en 2015, celui de l’Allemagne en 2020, celui du Japon en 2025, et celui des Etats-Unis en 2040 (Goldman Sachs Economic Research Global Economic Paper n°152 Janvier 2007).
Ainsi, dans moins d’une génération la Chine sera la première puissance économique du monde suivie par l’Inde, les Etats-Unis seront en troisième position tandis que l’Union Européenne et le Japon n’auront aucune chance à ce moment de faire la course en tête.
Par ailleurs, la puissance économique indienne ne se manifeste pas qu’en Inde, mais également en Europe. Mittal Steel possède aujourd’hui l’essentiel de la sidérurgie européenne, tandis que le groupe Tata vient de racheter le néerlandais Corus. Face aux sidérurgistes indiens, les sidérurgistes européens font figurent aujourd’hui de parents pauvres.
Dans le domaine de la pharmacie l’Inde est manifestement en train d’acquérir une suprématie mondiale qu’elle possède déjà pour les génériques et pour laquelle l’Europe et en particulier la France est la cible ouvertement annoncée.
Enfin, pour ce qui concerne l’informatique, il faut être aveugle pour ne pas comprendre que les choses se font déjà en Inde, infiniment plus qu’on ne le croit tandis que les télécommunications y connaissent une expansion hallucinantes et que par exemple le groupe Tata est en train d’acquérir la maîtrise du meilleur réseau mondial de câbles intercontinentaux de télécommunication.
Manifestement sur le plan politique la démocratie indienne pourrait nous donner des leçons en matière d’Etat de droit, de lutte contre les discriminations et même de modernité dans les processus électoraux puisque les 600 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales y votent avec un boîtier électronique depuis déjà plusieurs années.
La Chine ne connaît ni démocratie, ni Etat de droit, la corruption y est monstrueuse tandis que le vieillissement de la population, l’inégalité croissante, la schizophrénie du système laissent présager des crises redoutables.
Cela peut s’expliquer pour des raisons historiques. En effet, si jusqu’au 18ème siècle l’influence de la France en Inde était considérable, elle a comme chacun sait perdu cette influence au profit des britanniques sous le règle de Louis XV.
Dès lors, sur le plan culturel, économique et stratégique, le France a oublié l’Inde et, ayant vue son influence augmenter en Asie du Sud-Est avec la colonisation de l’Indochine, a commencé à entrer dans la fascination de l’empire du milieu.
Aujourd’hui cependant, nous devrions à l’évidence rééquilibrer nos objectifs politiques et économiques entre la Chine et l’Inde.
D’abord parce que les projections les plus récentes indiquent aujourd’hui que le PIB de l’Inde exprimé en dollar dépassera celui de la France en 2015, celui de l’Allemagne en 2020, celui du Japon en 2025, et celui des Etats-Unis en 2040 (Goldman Sachs Economic Research Global Economic Paper n°152 Janvier 2007).
Ainsi, dans moins d’une génération la Chine sera la première puissance économique du monde suivie par l’Inde, les Etats-Unis seront en troisième position tandis que l’Union Européenne et le Japon n’auront aucune chance à ce moment de faire la course en tête.
Par ailleurs, la puissance économique indienne ne se manifeste pas qu’en Inde, mais également en Europe. Mittal Steel possède aujourd’hui l’essentiel de la sidérurgie européenne, tandis que le groupe Tata vient de racheter le néerlandais Corus. Face aux sidérurgistes indiens, les sidérurgistes européens font figurent aujourd’hui de parents pauvres.
Dans le domaine de la pharmacie l’Inde est manifestement en train d’acquérir une suprématie mondiale qu’elle possède déjà pour les génériques et pour laquelle l’Europe et en particulier la France est la cible ouvertement annoncée.
Enfin, pour ce qui concerne l’informatique, il faut être aveugle pour ne pas comprendre que les choses se font déjà en Inde, infiniment plus qu’on ne le croit tandis que les télécommunications y connaissent une expansion hallucinantes et que par exemple le groupe Tata est en train d’acquérir la maîtrise du meilleur réseau mondial de câbles intercontinentaux de télécommunication.
Manifestement sur le plan politique la démocratie indienne pourrait nous donner des leçons en matière d’Etat de droit, de lutte contre les discriminations et même de modernité dans les processus électoraux puisque les 600 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales y votent avec un boîtier électronique depuis déjà plusieurs années.
La Chine ne connaît ni démocratie, ni Etat de droit, la corruption y est monstrueuse tandis que le vieillissement de la population, l’inégalité croissante, la schizophrénie du système laissent présager des crises redoutables.
Du bon usage de l'économie...
30/01/2007
Depuis cinq ans tout le projet économique et budgétaire de l'UMP se résume à l'idée que la baisse d'impôts stimule la croissance et augmente les recettes budgétaires. Cette idée a été exposé avec une candeur qui confine à la caricature par notre collègue Jean-Michel Fourgous le 24 janvier 2007 : « une baisse d'impôts redonne du pouvoir d'achat, stimule la croissance et procure ainsi de nouvelles recettes qui permettent à leur tour de réduire encore le déficit. »
Nicolas Sarkozy, qui n'a jamais ouvert de sa vie un livre d'économie, serait surpris d'apprendre que ce raisonnement est inspiré par la théorie Keynésienne et a été mis en oeuvre pour la première fois par Kennedy lors d'une réforme fiscale menée au début des années 60. Ainsi, cette baisse d'impôt stimulant la croissance que l'UMP pense une brillante idée libérale est en fait un concept keynésien mis en œuvre par Kennedy grand amateur d'interventionnisme économique.
Cependant, comme tous ces braves gens n'ont jamais vraiment étudié l'économie et confondent John Maynard KEYNES et Alain Minc, ils ignorent l'essentiel du raisonnement ce qui explique que leur projet n'a pas du tout fonctionné au cours des dernières années et n'a aucune chance de fonctionner au cours des prochaines années.
En effet, dans la théorie keynésienne, un surplus de revenu ne stimule la croissance que s'il entraîne de la consommation et non pas de l'épargne. Or, plus le niveau de revenu est élevé plus la tendance à épargner un revenu supplémentaire est grande. Les économistes disent que la propension marginale à épargner est une fonction directe du niveau de revenu.
Et c'est bien logique. Si vous procurez 100 euros à celui qui doit nourrir sa famille et qui ne dispose d'aucun revenu il consommera ce revenu et n'épargnera pratiquement rien à court terme.
A l'inverse, il est peu probable que celui qui a tout, et un revenu déjà très élevé, consomme de manière significative le revenu supplémentaire qu'une baisse d'impôt providentielle lui procure.
Au contraire, il aura tendance à épargner cette bonne aubaine.
Or depuis cinq ans, les baisses d'impôts ont proportionnellement plus bénéficié aux hauts revenus qu'aux bas revenus. Elles ont essentiellement stimulé l'épargne et guère affecté la consommation et donc la croissance.
Les mesures fiscales proposées par Nicolas Sarkozy auraient à l'évidence le même type d'effet. Par exemple la baisse spectaculaire annoncée de l'impôt sur les successions. Aujourd'hui l'imposition sur les successions, compte tenu des niveaux importants d'exonération ne touche en pratique que de grands patrimoines. Tandis que les petits et moyens patrimoines ne sont pratiquement pas affectés par l'imposition. L'exonération n'affectera donc que les plus riches et ne stimulera que leur capacité d'épargne et /ou le prix de l'immobilier.
Il est amusant de relever que cette idée de baisse d'impôts stimulant la croissance a été successivement exposée par Francis Mer et par Nicolas Sarkozy mais qu'elle n'a jamais donné lieu à une étude économétrique destinée à la vérifier ou à l'étayer.
De même, la comparaison entre les gouvernements Jospin et Raffarin/Villepin illustre jusqu'à la caricature que la politique Jospin a stimulé la consommation par une distribution plus solidaire tandis que les réductions fiscales de l'UMP n'ont eu aucun effet voire un effet négatif sur la croissance en réduisant une dépense publique malgré tout favorable à la croissance et en augmentant l'épargne des plus fortunés.
On sait bien que la France n'est pas un pays de culture économique à la différence des pays anglo-saxons mais de là à ce que l'on puisse après cinq années d'échec d'un raisonnement économique erroné fonder tout un programme sur l'extension de cette sottise, c'est tout de même un peu exagéré !
Nicolas Sarkozy, qui n'a jamais ouvert de sa vie un livre d'économie, serait surpris d'apprendre que ce raisonnement est inspiré par la théorie Keynésienne et a été mis en oeuvre pour la première fois par Kennedy lors d'une réforme fiscale menée au début des années 60. Ainsi, cette baisse d'impôt stimulant la croissance que l'UMP pense une brillante idée libérale est en fait un concept keynésien mis en œuvre par Kennedy grand amateur d'interventionnisme économique.
Cependant, comme tous ces braves gens n'ont jamais vraiment étudié l'économie et confondent John Maynard KEYNES et Alain Minc, ils ignorent l'essentiel du raisonnement ce qui explique que leur projet n'a pas du tout fonctionné au cours des dernières années et n'a aucune chance de fonctionner au cours des prochaines années.
En effet, dans la théorie keynésienne, un surplus de revenu ne stimule la croissance que s'il entraîne de la consommation et non pas de l'épargne. Or, plus le niveau de revenu est élevé plus la tendance à épargner un revenu supplémentaire est grande. Les économistes disent que la propension marginale à épargner est une fonction directe du niveau de revenu.
Et c'est bien logique. Si vous procurez 100 euros à celui qui doit nourrir sa famille et qui ne dispose d'aucun revenu il consommera ce revenu et n'épargnera pratiquement rien à court terme.
A l'inverse, il est peu probable que celui qui a tout, et un revenu déjà très élevé, consomme de manière significative le revenu supplémentaire qu'une baisse d'impôt providentielle lui procure.
Au contraire, il aura tendance à épargner cette bonne aubaine.
Or depuis cinq ans, les baisses d'impôts ont proportionnellement plus bénéficié aux hauts revenus qu'aux bas revenus. Elles ont essentiellement stimulé l'épargne et guère affecté la consommation et donc la croissance.
Les mesures fiscales proposées par Nicolas Sarkozy auraient à l'évidence le même type d'effet. Par exemple la baisse spectaculaire annoncée de l'impôt sur les successions. Aujourd'hui l'imposition sur les successions, compte tenu des niveaux importants d'exonération ne touche en pratique que de grands patrimoines. Tandis que les petits et moyens patrimoines ne sont pratiquement pas affectés par l'imposition. L'exonération n'affectera donc que les plus riches et ne stimulera que leur capacité d'épargne et /ou le prix de l'immobilier.
Il est amusant de relever que cette idée de baisse d'impôts stimulant la croissance a été successivement exposée par Francis Mer et par Nicolas Sarkozy mais qu'elle n'a jamais donné lieu à une étude économétrique destinée à la vérifier ou à l'étayer.
De même, la comparaison entre les gouvernements Jospin et Raffarin/Villepin illustre jusqu'à la caricature que la politique Jospin a stimulé la consommation par une distribution plus solidaire tandis que les réductions fiscales de l'UMP n'ont eu aucun effet voire un effet négatif sur la croissance en réduisant une dépense publique malgré tout favorable à la croissance et en augmentant l'épargne des plus fortunés.
On sait bien que la France n'est pas un pays de culture économique à la différence des pays anglo-saxons mais de là à ce que l'on puisse après cinq années d'échec d'un raisonnement économique erroné fonder tout un programme sur l'extension de cette sottise, c'est tout de même un peu exagéré !
Chacun ses pauvres…
24/01/2007
Au moment même où disparaît une immense figure qui avait dévoué sa vie à la défense des pauvres, le candidat UMP à la Présidence de la République prend la défense d’une catégorie particulièrement à plaindre des pauvres : les assujettis à l’impôt de solidarité de la fortune.
Harcelés par le Fisc, contraints à un exil misérable dans les solitudes glacées de Gstaad en Suisse, ces malheureux déjà parqués dans le terrible ghetto urbain des beaux quartiers sont désormais la grande préoccupation du candidat qui nous révèle dans ses propositions que notre pays le plus endetté d’Europe a décidé d’abaisser encore mais uniquement pour les plus riches l’imposition sur le revenu et de supprimer purement et simplement l’imposition sur la fortune.
Chacun son combat, chacun ses pauvres…
L’Abbé Pierre vivait pour les malheureux qui meurent de froid dans la rue, la solidarité de Nicolas Sarkozy ne s’adresse qu’à ceux qui grelottent dans les palais de Gstaad !
Harcelés par le Fisc, contraints à un exil misérable dans les solitudes glacées de Gstaad en Suisse, ces malheureux déjà parqués dans le terrible ghetto urbain des beaux quartiers sont désormais la grande préoccupation du candidat qui nous révèle dans ses propositions que notre pays le plus endetté d’Europe a décidé d’abaisser encore mais uniquement pour les plus riches l’imposition sur le revenu et de supprimer purement et simplement l’imposition sur la fortune.
Chacun son combat, chacun ses pauvres…
L’Abbé Pierre vivait pour les malheureux qui meurent de froid dans la rue, la solidarité de Nicolas Sarkozy ne s’adresse qu’à ceux qui grelottent dans les palais de Gstaad !
Violence et Répression
24/01/2007
Selon le Ministre de l’Intérieur, la violence a beaucoup diminuée en Corse et il prend à témoin tous les observateurs de la Corse qui sont, d’après lui, unanimes à considérer la progression immense de la sécurité dans notre île.
J’avoue ne pas comprendre qui sont ces fameux « observateurs unanimes ». En effet, les policiers et les gendarmes sur place constatent et déplorent une montée de la violence qui touche d’ailleurs directement les gendarmeries et les locaux de la police nationale, ce ne sont sans doute pas de bons observateurs selon M. Sarkozy.
Le procureur général près la Cour d’appel de Bastia qui indiquait publiquement il y a quelques semaines que le nombre des attentats avait augmenté sur un an de 2005 à 2006 de 38% n’est sûrement pas non plus un bon observateur puisqu’il ignore l’amélioration spectaculaire de la sécurité en Corse, sans doute aussi parce qu’il n’a pas compris que les dizaine d’attentats qui ont affectés les tribunaux ne sont pas des actes de violence !
Il va de soi que la presse qui fait état chaque matin des attentats de la nuit ne compte pas non plus parmi les bons observateurs et que bien sûr le récit qu’elle fait des violences est uniquement destiné à nuire au candidat Sarkozy et certainement pas à informer le citoyen.
Enfin, et c’est très malheureux, les personnes qui publient au nom du Ministre de l’Intérieur les statistiques de la violence en Corse ne sont pas non plus de bons observateurs, puisque les chiffres qu’ils publient témoignent d’une augmentation en flèche depuis 2002.
Mais cela n’empêche pas le Ministre d’être content de lui, d’affirmer que tout va bien et de dire que comme il a fait arrêter beaucoup de gens il avait réglé le problème de sécurité de la Corse.
La répression des crimes et des délits est normale et souhaitable en République. On arrête et on interroge beaucoup de gens c’est vrai et manifestement bien souvent des gens qui n’ont rien à se reprocher et qui se voient ensuite libérés voire acquittés en définitive après avoir démontré leur innocence devant la juridiction. Il ne s’agit plus là de répression Républicaine mais d’emballement pernicieux d’une justice qui, dans ce cas, ne se trouve pas renforcée mais affaiblie. La réussite d’une politique de sécurité est manifeste lorsque le calme est revenu et non pas lorsque le nombre des arrestations se multiplient à tort et à travers. Comme souvent la justice sert de bouc émissaire à un pouvoir politique incapable d’assumer ses responsabilités.
Le Ministre de l’Intérieur est venu 22 fois en Corse en cinq ans, il a constaté la sécurité dont tout les habitants de la Corse doivent se réjouir aujourd’hui, il a constaté aussi la résorption spectaculaire du chômage en Corse que ni l’ANPE, ni les services sociaux, ni les partenaires sociaux, ni les salariés n’ont remarqué. Il a applaudi au succès du PEI sans même se demander comment il était possible que malgré ses 22 déplacements sur l’île il n’ait jamais pu inaugurer une seule réalisation de ce fameux PEI.
Nous vivons une époque moderne, virtuelle et médiatique. Ce qui compte pour le Ministre de l’Intérieur candidat en campagne ce n’est pas que la Corse soit secouée par les attentats mais qu’il parvienne à faire croire à ceux qui n’y habitent pas que l’on y vit en sécurité. Ce n’est pas que les infrastructures s’y développent, mais que l’opinion publique nationale soit convaincue que c’est le cas. Il ne s’intéresse pas au réel mais uniquement au virtuel et au médiatique. Il nous reste à espérer que sa Présidence de la République restera virtuelle et médiatique elle aussi, c'est-à-dire qu’il ne sera jamais élu.
J’avoue ne pas comprendre qui sont ces fameux « observateurs unanimes ». En effet, les policiers et les gendarmes sur place constatent et déplorent une montée de la violence qui touche d’ailleurs directement les gendarmeries et les locaux de la police nationale, ce ne sont sans doute pas de bons observateurs selon M. Sarkozy.
Le procureur général près la Cour d’appel de Bastia qui indiquait publiquement il y a quelques semaines que le nombre des attentats avait augmenté sur un an de 2005 à 2006 de 38% n’est sûrement pas non plus un bon observateur puisqu’il ignore l’amélioration spectaculaire de la sécurité en Corse, sans doute aussi parce qu’il n’a pas compris que les dizaine d’attentats qui ont affectés les tribunaux ne sont pas des actes de violence !
Il va de soi que la presse qui fait état chaque matin des attentats de la nuit ne compte pas non plus parmi les bons observateurs et que bien sûr le récit qu’elle fait des violences est uniquement destiné à nuire au candidat Sarkozy et certainement pas à informer le citoyen.
Enfin, et c’est très malheureux, les personnes qui publient au nom du Ministre de l’Intérieur les statistiques de la violence en Corse ne sont pas non plus de bons observateurs, puisque les chiffres qu’ils publient témoignent d’une augmentation en flèche depuis 2002.
Mais cela n’empêche pas le Ministre d’être content de lui, d’affirmer que tout va bien et de dire que comme il a fait arrêter beaucoup de gens il avait réglé le problème de sécurité de la Corse.
La répression des crimes et des délits est normale et souhaitable en République. On arrête et on interroge beaucoup de gens c’est vrai et manifestement bien souvent des gens qui n’ont rien à se reprocher et qui se voient ensuite libérés voire acquittés en définitive après avoir démontré leur innocence devant la juridiction. Il ne s’agit plus là de répression Républicaine mais d’emballement pernicieux d’une justice qui, dans ce cas, ne se trouve pas renforcée mais affaiblie. La réussite d’une politique de sécurité est manifeste lorsque le calme est revenu et non pas lorsque le nombre des arrestations se multiplient à tort et à travers. Comme souvent la justice sert de bouc émissaire à un pouvoir politique incapable d’assumer ses responsabilités.
Le Ministre de l’Intérieur est venu 22 fois en Corse en cinq ans, il a constaté la sécurité dont tout les habitants de la Corse doivent se réjouir aujourd’hui, il a constaté aussi la résorption spectaculaire du chômage en Corse que ni l’ANPE, ni les services sociaux, ni les partenaires sociaux, ni les salariés n’ont remarqué. Il a applaudi au succès du PEI sans même se demander comment il était possible que malgré ses 22 déplacements sur l’île il n’ait jamais pu inaugurer une seule réalisation de ce fameux PEI.
Nous vivons une époque moderne, virtuelle et médiatique. Ce qui compte pour le Ministre de l’Intérieur candidat en campagne ce n’est pas que la Corse soit secouée par les attentats mais qu’il parvienne à faire croire à ceux qui n’y habitent pas que l’on y vit en sécurité. Ce n’est pas que les infrastructures s’y développent, mais que l’opinion publique nationale soit convaincue que c’est le cas. Il ne s’intéresse pas au réel mais uniquement au virtuel et au médiatique. Il nous reste à espérer que sa Présidence de la République restera virtuelle et médiatique elle aussi, c'est-à-dire qu’il ne sera jamais élu.
Le respect et l’éducation
24/01/2007
Dans beaucoup de pays, et en particulier dans les pays émergents, l’éducation est considérée comme le meilleur atout économique tandis que les professeurs sont respectés et honorés.
Le Ministre de l’Education nationale de la France M. de Robien, issu d’un milieu social très favorisé, a omis de passer son baccalauréat et selon sa biographie officielle a poursuivi des études de droit sans jamais les rattraper. Il professe un mépris et un irrespect permanent pour le corps enseignant auquel cet ex- cancre ne cesse de donner des leçons de pédagogie !
A l’autre bout du monde, le professeur de balistique, père des fusées indiennes et Président de la République de l’Inde, choisi à l’unanimité par le Parlement de son pays, ne cesse d’affirmer son respect pour le corps enseignant et la priorité qu’il faut donner à l’éducation.
La France a une croissance moyenne depuis cinq ans de moins de 2% et l’Inde de plus de 8%, ce n’est peut-être pas la seule explication mais le mépris de l’enseignement et des enseignants n’est probablement pas une bonne chose pour la croissance économique.
Le Ministre de l’Education nationale de la France M. de Robien, issu d’un milieu social très favorisé, a omis de passer son baccalauréat et selon sa biographie officielle a poursuivi des études de droit sans jamais les rattraper. Il professe un mépris et un irrespect permanent pour le corps enseignant auquel cet ex- cancre ne cesse de donner des leçons de pédagogie !
A l’autre bout du monde, le professeur de balistique, père des fusées indiennes et Président de la République de l’Inde, choisi à l’unanimité par le Parlement de son pays, ne cesse d’affirmer son respect pour le corps enseignant et la priorité qu’il faut donner à l’éducation.
La France a une croissance moyenne depuis cinq ans de moins de 2% et l’Inde de plus de 8%, ce n’est peut-être pas la seule explication mais le mépris de l’enseignement et des enseignants n’est probablement pas une bonne chose pour la croissance économique.
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