Le débat républicain
25/10/2006
On a longtemps parlé de l'idée de primaires pour l'élection présidentielle française. C'était d'ailleurs une idée défendue par le PRG qui n'a malheureusement pas été écoutée.
Cependant le débat à gauche se clarifie de manière plutôt transparente, sous les yeux des français et avec des arguments de qualité.
Le Parti Radical de Gauche a consenti le sacrifice de ne pas avoir de candidat alors qu'il disposait d'une candidate exceptionnelle dont la notoriété a beaucoup augmenté depuis 2002 et qui aurait pu représenter une certaine idée de la République dans une France qui a perdu ses repères.
Le Parti communiste et la gauche de la gauche sont à la recherche d'une fédération et, même s'ils n'y arriveront probablement pas, leurs efforts sont louables et ils permettront tout de même un peu plus de cohérence de ce côté-là.
Enfin, le débat au sein du Parti socialiste n'est plus du tout le débat des militants mais intéresse à l'évidence l'ensemble des Français qui le suivent par millions à la télévision tant ils sont persuadés que celui ou celle qui émergera de ce débat-là accèdera à la Présidence de la République.
En face : l'agitation, les coups tordus, la mauvaise foi et la cacophonie.
Nous avons déjà à l'UMP constaté au moins trois changements successifs de campagne présidentielle. Ca devait être d'abord la description de la « France d'après ». Comme cela évoquait plutôt le titre d'un film catastrophe style « Panique à Paris : Sarkozy au pouvoir », le slogan a été abandonné au profit de « la rupture ». Mais ces jours-ci, les Français se demandent comment le ministre le plus puissant du gouvernement qui dirige un parti disposant à lui seul de la majorité absolue de l'Assemblée nationale et du Sénat peut évoquer la rupture qu'il compte faire s'il est élu alors qu'il pourrait dès aujourd'hui et qu'il aurait pu depuis plusieurs années prendre les mesures qu'il prétend indispensables et urgentes.
Ainsi, Madame Parisot a-t-elle pu faire remarquer que si les 35 heures déplaisaient tant au gouvernement, on se demande pourquoi il ne les a toujours pas abrogées.
Et le comble du désordre et de la mauvaise foi, c'est quand on entend M. Sarkozy expliquer ce qu'il faudrait faire pour assurer la sécurité des Français. Il est d'ailleurs, quand il dit cela, tellement convaincant qu'il nous arrive de nous dire : quel dommage que ce garçon n'ait pas été ministre de l'intérieur depuis quatre ans car nous aurions sûrement évité la montée inexorable des atteintes aux personnes, la multiplication scandaleuse des attaques à l'encontre des policiers et des gendarmes et les émeutes des banlieues qui sont considérées dans le monde entier comme l'illustration de l'échec de la politique de sécurité en France depuis quatre ans.
Mais malheureusement, il semble que le candidat Sarkozy ne veuille pas payer les dettes du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Cependant le débat à gauche se clarifie de manière plutôt transparente, sous les yeux des français et avec des arguments de qualité.
Le Parti Radical de Gauche a consenti le sacrifice de ne pas avoir de candidat alors qu'il disposait d'une candidate exceptionnelle dont la notoriété a beaucoup augmenté depuis 2002 et qui aurait pu représenter une certaine idée de la République dans une France qui a perdu ses repères.
Le Parti communiste et la gauche de la gauche sont à la recherche d'une fédération et, même s'ils n'y arriveront probablement pas, leurs efforts sont louables et ils permettront tout de même un peu plus de cohérence de ce côté-là.
Enfin, le débat au sein du Parti socialiste n'est plus du tout le débat des militants mais intéresse à l'évidence l'ensemble des Français qui le suivent par millions à la télévision tant ils sont persuadés que celui ou celle qui émergera de ce débat-là accèdera à la Présidence de la République.
En face : l'agitation, les coups tordus, la mauvaise foi et la cacophonie.
Nous avons déjà à l'UMP constaté au moins trois changements successifs de campagne présidentielle. Ca devait être d'abord la description de la « France d'après ». Comme cela évoquait plutôt le titre d'un film catastrophe style « Panique à Paris : Sarkozy au pouvoir », le slogan a été abandonné au profit de « la rupture ». Mais ces jours-ci, les Français se demandent comment le ministre le plus puissant du gouvernement qui dirige un parti disposant à lui seul de la majorité absolue de l'Assemblée nationale et du Sénat peut évoquer la rupture qu'il compte faire s'il est élu alors qu'il pourrait dès aujourd'hui et qu'il aurait pu depuis plusieurs années prendre les mesures qu'il prétend indispensables et urgentes.
Ainsi, Madame Parisot a-t-elle pu faire remarquer que si les 35 heures déplaisaient tant au gouvernement, on se demande pourquoi il ne les a toujours pas abrogées.
Et le comble du désordre et de la mauvaise foi, c'est quand on entend M. Sarkozy expliquer ce qu'il faudrait faire pour assurer la sécurité des Français. Il est d'ailleurs, quand il dit cela, tellement convaincant qu'il nous arrive de nous dire : quel dommage que ce garçon n'ait pas été ministre de l'intérieur depuis quatre ans car nous aurions sûrement évité la montée inexorable des atteintes aux personnes, la multiplication scandaleuse des attaques à l'encontre des policiers et des gendarmes et les émeutes des banlieues qui sont considérées dans le monde entier comme l'illustration de l'échec de la politique de sécurité en France depuis quatre ans.
Mais malheureusement, il semble que le candidat Sarkozy ne veuille pas payer les dettes du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
La justice encore frappée en Corse
20/10/2006
Pour la cinq ou sixième fois, un attentat a touché une annexe du tribunal à Ajaccio. L'explosion a commotionné deux CRS qui ont été hospitalisés.
Les attaques directes contre les locaux de la justice sont devenues des évènements hebdomadaires en Corse. Le gouvernement ne s'en émeut pas et ne croit pas opportun de renforcer la sécurité des tribunaux qui sont très régulièrement la cible du terrorisme.
L'hospitalisation de deux CRS suite à un attentat en Corse n'entraîne aucune réaction du pouvoir quand le même acte perpétré à Bobigny entraînerait une véritable campagne de presse télévisée nationale, la venue du ministre et de ses équipes télévisuelles au chevet des victimes et l'organisation le lendemain d'un spectacle judiciaire de perquisitions « live ».
Au moment où l'on parle de criminalisation de l'atteinte aux policiers, l'indifférence aux agressions dont sont victimes les locaux judiciaires en Corse pose problème.
Ce gouvernement n'aime pas la justice et, dans quelques mois, il apparaîtra qu'une tentative de jet de tomates et de yaourts sur les boucliers anti-émeute des CRS à l'occasion d'une manifestation sera considéré comme un crime tandis que la menace proférée dans un tribunal à l'encontre d'un juge demeurera un délit mineur et que le fait de frapper le même juge ou de faire exploser les locaux du tribunal resteront des actes beaucoup moins répréhensibles qu'une tentative d'atteinte même symbolique à la police.
Un signal fort est donc adressé aux voyous : attention à la police mais vous pouvez vous défouler sur les juges, l'exemple vient d'ailleurs d'en haut puisque le ministre de l'intérieur lui-même les injurie impunément chaque fois que l'actualité démontre l'échec absolu de sa politique sécuritaire.
Les attaques directes contre les locaux de la justice sont devenues des évènements hebdomadaires en Corse. Le gouvernement ne s'en émeut pas et ne croit pas opportun de renforcer la sécurité des tribunaux qui sont très régulièrement la cible du terrorisme.
L'hospitalisation de deux CRS suite à un attentat en Corse n'entraîne aucune réaction du pouvoir quand le même acte perpétré à Bobigny entraînerait une véritable campagne de presse télévisée nationale, la venue du ministre et de ses équipes télévisuelles au chevet des victimes et l'organisation le lendemain d'un spectacle judiciaire de perquisitions « live ».
Au moment où l'on parle de criminalisation de l'atteinte aux policiers, l'indifférence aux agressions dont sont victimes les locaux judiciaires en Corse pose problème.
Ce gouvernement n'aime pas la justice et, dans quelques mois, il apparaîtra qu'une tentative de jet de tomates et de yaourts sur les boucliers anti-émeute des CRS à l'occasion d'une manifestation sera considéré comme un crime tandis que la menace proférée dans un tribunal à l'encontre d'un juge demeurera un délit mineur et que le fait de frapper le même juge ou de faire exploser les locaux du tribunal resteront des actes beaucoup moins répréhensibles qu'une tentative d'atteinte même symbolique à la police.
Un signal fort est donc adressé aux voyous : attention à la police mais vous pouvez vous défouler sur les juges, l'exemple vient d'ailleurs d'en haut puisque le ministre de l'intérieur lui-même les injurie impunément chaque fois que l'actualité démontre l'échec absolu de sa politique sécuritaire.
L’art de positiver l’échec
20/10/2006
Notre ministre de l’intérieur force l’admiration par sa capacité à rebondir sur l’échec le plus retentissant de ce gouvernement : la sécurité.
Toutes les statistiques démontrent une aggravation continue de l’insécurité et, en particulier, une très inquiétante progression des attaques contre les personnes et des violences à l’encontre des forces de l’ordre.
Les émeutes d’il y a un an dans les banlieues ont convaincu le monde entier de l’échec total de la politique de sécurité menée depuis 2002 mais notre ministre de l’intérieur tente de rebondir par une criminalisation systématique de toute agression à l’encontre des forces de sécurité.
Un jet de yaourt à l’encontre d’un policier constitue un acte qui doit être réprimé avec sévérité. La convocation d’une cour d’assises rendra cette répression inefficace et coûteuse pour ne pas dire ridicule, de telle sorte que désormais les agressions mineures contre les policiers ne seront plus du tout poursuivies et resteront donc impunies.
Quant aux agressions majeures, elles seront beaucoup plus longues à réprimer et ne seront pas nécessairement plus gravement sanctionnées qu’en correctionnelle.
Tous les pénalistes savent que la criminalisation produit souvent l’effet inverse : la punition est plus souvent allégée qu’alourdie.
Toutes les statistiques démontrent une aggravation continue de l’insécurité et, en particulier, une très inquiétante progression des attaques contre les personnes et des violences à l’encontre des forces de l’ordre.
Les émeutes d’il y a un an dans les banlieues ont convaincu le monde entier de l’échec total de la politique de sécurité menée depuis 2002 mais notre ministre de l’intérieur tente de rebondir par une criminalisation systématique de toute agression à l’encontre des forces de sécurité.
Un jet de yaourt à l’encontre d’un policier constitue un acte qui doit être réprimé avec sévérité. La convocation d’une cour d’assises rendra cette répression inefficace et coûteuse pour ne pas dire ridicule, de telle sorte que désormais les agressions mineures contre les policiers ne seront plus du tout poursuivies et resteront donc impunies.
Quant aux agressions majeures, elles seront beaucoup plus longues à réprimer et ne seront pas nécessairement plus gravement sanctionnées qu’en correctionnelle.
Tous les pénalistes savent que la criminalisation produit souvent l’effet inverse : la punition est plus souvent allégée qu’alourdie.
Secret défense
17/10/2006
Au mois de mars 2006, le ministre de l’intérieur et le ministre des finances alertés par l’évolution catastrophique des finances de la collectivité territoriale de Corse en 2005 ont chargé l’inspection générale de l’administration et l’inspection générale des finances d’une analyse des comptes de la CTC pour les exercices 2002 à 2005 et d’une prévision jusqu’à 2008.
Le rapport de ces inspections générales a été remis au mois de mai 2006 aux ministres.
J’ai moi-même rencontré à leur demande les inspecteurs généraux qui n’en menaient d’ailleurs pas large quand je leur demandais pourquoi ils avaient dit tant de sottises à propos de la Haute-Corse pour des raisons électorales en 2003.
Je leur ai également fait remarquer que l’Etat, de 2002 à 2005, avait payé au titre du PEI 40 millions d’euros tandis que le seul département de la Haute-Corse avait investi sur la même période 160 millions d’euros.
A propos de ce rapport, deux choses sont amusantes. La première, c’est qu’il avait notamment pour objet de rechercher comment la CTC pourrait participer aux opérations PEI. Aujourd’hui, ce souci n’est plus d’actualité puisque le PEI pour lequel l’Etat a prévu de subventionner à 70% les opérations ne permettra en 2007 que le financement d’environ 12 millions d’euros, approximativement 3 ou 4 pour les collectivités locales et 8 millions 246 148 euros pour l’Etat. Pas un centime de plus.
Même en catastrophe, on imagine que la CTC pourra bien dégager 2 ou 3 millions d’euros pour les opérations PEI en 2007.
La seconde chose amusante, c’est cette volonté de garder secret ce fameux rapport puisque par courrier des 2 et 6 octobre 2006, M. Breton et M. Sarkozy m’en refusent évidemment communication.
Il semblerait que le secret d’Etat doive protéger l’analyse objective de la brillante conduite des finances de la CTC au point qu’un parlementaire, membre de la commission des finances, ne peut en avoir connaissance.
Plus grand est le secret, plus grand sera le ridicule qui fort heureusement ne tue plus depuis longtemps dans notre belle région.
Le rapport de ces inspections générales a été remis au mois de mai 2006 aux ministres.
J’ai moi-même rencontré à leur demande les inspecteurs généraux qui n’en menaient d’ailleurs pas large quand je leur demandais pourquoi ils avaient dit tant de sottises à propos de la Haute-Corse pour des raisons électorales en 2003.
Je leur ai également fait remarquer que l’Etat, de 2002 à 2005, avait payé au titre du PEI 40 millions d’euros tandis que le seul département de la Haute-Corse avait investi sur la même période 160 millions d’euros.
A propos de ce rapport, deux choses sont amusantes. La première, c’est qu’il avait notamment pour objet de rechercher comment la CTC pourrait participer aux opérations PEI. Aujourd’hui, ce souci n’est plus d’actualité puisque le PEI pour lequel l’Etat a prévu de subventionner à 70% les opérations ne permettra en 2007 que le financement d’environ 12 millions d’euros, approximativement 3 ou 4 pour les collectivités locales et 8 millions 246 148 euros pour l’Etat. Pas un centime de plus.
Même en catastrophe, on imagine que la CTC pourra bien dégager 2 ou 3 millions d’euros pour les opérations PEI en 2007.
La seconde chose amusante, c’est cette volonté de garder secret ce fameux rapport puisque par courrier des 2 et 6 octobre 2006, M. Breton et M. Sarkozy m’en refusent évidemment communication.
Il semblerait que le secret d’Etat doive protéger l’analyse objective de la brillante conduite des finances de la CTC au point qu’un parlementaire, membre de la commission des finances, ne peut en avoir connaissance.
Plus grand est le secret, plus grand sera le ridicule qui fort heureusement ne tue plus depuis longtemps dans notre belle région.
Sus aux primes agricoles !
09/10/2006
Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, vient de déclarer qu’il fallait supprimer les aides directes à l’agriculture qui n’étaient pas assez motivantes pour les agriculteurs et qui transformaient ceux-ci « en jardiniers et en fonctionnaires ».
Etant moi-même fonctionnaire de métier et jardinier amateur par vocation personnelle, une telle remarque me blesse profondément.
L’aide directe à l’agriculture permet à l’exploitant agricole, lorsque les prix du marché, de ce marché merveilleux dont l’UMP attend tout, ne lui assurent plus l’équilibre de son exploitation, de continuer néanmoins de vivre et de travailler et de maintenir en bon état un espace qu’il serait d’ailleurs plus coûteux d’entretenir sans lui sur fonds publics.
A ce titre, le Conseil général de Haute-Corse aimerait bien que plus d’agriculteurs occupent l’espace, créant et entretenant des pare-feux naturels plutôt que d’être obligé de les débroussailler à grands frais tous els trois ans. En attendant, alors même que la France défend, depuis vingt ans, dans un bras de fer terrible avec l’Union européenne et maintenant avec l’Organisation Mondiale du Commerce, un système d’aide directe à l’agriculture, annoncer que l’on est prêt à y renoncer est une attitude follement irresponsable de la part d’un ministre français même s’il n’a pas, Dieu merci, la charge de l’agriculture.
On signalera à Nicolas Sarkozy, car c’est sans doute le seul moyen de le faire changer d’avis, que le Président George Bush dont il est un admirateur fervent est aussi un défenseur acharné des aides directes à l’agriculture, entre autres pour les producteurs de coton américains. Sans doute, George Bush n’en a-t-il pas parlé lors des quelques instants d’entrevue que le grand homme a accordé à son petit fan français. C’est dommage ! Si Nicolas Sarkozy savait l’enthousiasme de George Bush pour les aides directes à l’agriculture, il aurait évidemment une toute autre position.
Etant moi-même fonctionnaire de métier et jardinier amateur par vocation personnelle, une telle remarque me blesse profondément.
L’aide directe à l’agriculture permet à l’exploitant agricole, lorsque les prix du marché, de ce marché merveilleux dont l’UMP attend tout, ne lui assurent plus l’équilibre de son exploitation, de continuer néanmoins de vivre et de travailler et de maintenir en bon état un espace qu’il serait d’ailleurs plus coûteux d’entretenir sans lui sur fonds publics.
A ce titre, le Conseil général de Haute-Corse aimerait bien que plus d’agriculteurs occupent l’espace, créant et entretenant des pare-feux naturels plutôt que d’être obligé de les débroussailler à grands frais tous els trois ans. En attendant, alors même que la France défend, depuis vingt ans, dans un bras de fer terrible avec l’Union européenne et maintenant avec l’Organisation Mondiale du Commerce, un système d’aide directe à l’agriculture, annoncer que l’on est prêt à y renoncer est une attitude follement irresponsable de la part d’un ministre français même s’il n’a pas, Dieu merci, la charge de l’agriculture.
On signalera à Nicolas Sarkozy, car c’est sans doute le seul moyen de le faire changer d’avis, que le Président George Bush dont il est un admirateur fervent est aussi un défenseur acharné des aides directes à l’agriculture, entre autres pour les producteurs de coton américains. Sans doute, George Bush n’en a-t-il pas parlé lors des quelques instants d’entrevue que le grand homme a accordé à son petit fan français. C’est dommage ! Si Nicolas Sarkozy savait l’enthousiasme de George Bush pour les aides directes à l’agriculture, il aurait évidemment une toute autre position.
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C'est la raison pour laquelle les récents commentaires sur la "valeur" des civilisations es...Ecrit par Pasympa le 09/02/2012



