Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
« Une dette élevée et une croissance faible constituent un mélange toxique »
C'est le titre d'un article publié, le 29 novembre 2011, dans le Financial Times : « High debt and low growth add up to a toxic cocktail » par Satyajit Das qui, avec un nom pareil, doit être originaire du West Bengal !
L'Espagne a un niveau de dette relativement faible, en tout cas nettement inférieur à celui de l'Allemagne ou de la France, mais s'enfonce dans la récession et le chômage et les taux d'intérêt de ses emprunts d'Etat sont proches de 7%.
La France et l'Allemagne ont un niveau de dette publique par rapport à leurs PIB respectifs tout à fait comparable mais l'Allemagne se porte mieux que la France et emprunte presque deux fois moins cher parce qu'elle a une croissance meilleure et possède encore un secteur industriel manufacturier qui contribue pour 30% à son PIB alors que celui de la France ne représente plus que 15%, d'où d'ailleurs un commerce extérieur fortement excédentaire en Allemagne et dramatiquement déficitaire en France.
Cependant, bien d'autres paramètres sont à prendre en considération : le Japon s'accommode d'une dette à 200% du PIB parce que les japonais souscrivent massivement au financement de cette dette par l'épargne qu'ils apportent à la poste. De ce fait, le Japon ne dépend pas des marchés mais du peuple japonais et de son épargne pour financer son déficit public.
La crise de la dette dans la zone euro fait baisser notre monnaie européenne sur le marché des changes, ce qui fait remonter mécaniquement les taux d'intérêts des emprunts publics, tandis que les anticipations sur l'évolution du dollar sont stables, voire à une certaine hausse, d'où des taux d'intérêt qui se maintiennent très bas.
La crise actuelle de l'euro retarde de longues années, voire de décennies, la perspective de voir notre monnaie s'approcher d'un statut international, voire planétaire. Grâce à cela, un dollar qui objectivement devrait être en chute libre, compte tenu du double déficit de la balance commerciale et du budget des Etats-Unis, se maintient et même se refait une santé, pour ne pas dire une réputation.


Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 30/11/2011
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