Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Sans le savoir, notre président agit avec la Chine selon de vieux préceptes confucéens. Il commence par agiter des tigres de papier et lorsque l'Empire du Milieu montre sa force redoutable, il envoie à Pékin des émissaires successifs qui font figure de vieux sages.

Ainsi se rendront successivement en Chine, le président du Sénat, M. Raffarin et enfin celui qui de facto fait office de ministre des affaires étrangères, le titulaire de la prébende étant trop occupé à expliquer aux médias comment il sauve l'humanité souffrante.

A y regarder de plus près, je ne suis pas très convaincu, malgré que Confucius enseigne que l'âge confère la sagesse et que l'expérience vaut plus que tout, que nos trois émissaires soient particulièrement bien choisis.

Monsieur Poncelet n'a jamais fait l'actualité en France à l'exception d'une actualité judiciaire plutôt nauséabonde à propos de quelques marchés publics.

Monsieur Raffarin, s'il a le sens inné de la formule confucéenne (« la route est droite et la pente est forte... ») apparaît tout de même comme un « has been » dont la grande ambition consiste à briguer la présidence du Sénat.

Quant à Monsieur Lévitte, nous espérons simplement qu'il ne fera pas avec les dirigeants chinois ce qu'il a fait avec la présidente de la République de l'Inde : arriver une heure en retard à un dîner d'Etat sans même s'excuser.

Au-delà de ces péripéties, il est clair que si la Chine a choisi de punir la France et de ne tenir aucune rigueur à tous les autres pays où des incidents ont marqué autant que chez nous le passage de la flamme olympique, c'est tout simplement parce que notre pays est dramatiquement isolé sur le plan international et que tout le monde trouve normal de faire payer à la France son insupportable arrogance.

La Chine pourrait reprendre la formule de Madame Rice à propos de l'Irak en l'adaptant un peu : « on oublie l'Allemagne, on pardonne à la Grande-Bretagne mais on fait payer la France ».


Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 22/04/2008
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