Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse |
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Sus aux primes agricoles !
09/10/2006
Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, vient de déclarer qu’il fallait supprimer les aides directes à l’agriculture qui n’étaient pas assez motivantes pour les agriculteurs et qui transformaient ceux-ci « en jardiniers et en fonctionnaires ».
Etant moi-même fonctionnaire de métier et jardinier amateur par vocation personnelle, une telle remarque me blesse profondément.
L’aide directe à l’agriculture permet à l’exploitant agricole, lorsque les prix du marché, de ce marché merveilleux dont l’UMP attend tout, ne lui assurent plus l’équilibre de son exploitation, de continuer néanmoins de vivre et de travailler et de maintenir en bon état un espace qu’il serait d’ailleurs plus coûteux d’entretenir sans lui sur fonds publics.
A ce titre, le Conseil général de Haute-Corse aimerait bien que plus d’agriculteurs occupent l’espace, créant et entretenant des pare-feux naturels plutôt que d’être obligé de les débroussailler à grands frais tous els trois ans. En attendant, alors même que la France défend, depuis vingt ans, dans un bras de fer terrible avec l’Union européenne et maintenant avec l’Organisation Mondiale du Commerce, un système d’aide directe à l’agriculture, annoncer que l’on est prêt à y renoncer est une attitude follement irresponsable de la part d’un ministre français même s’il n’a pas, Dieu merci, la charge de l’agriculture.
On signalera à Nicolas Sarkozy, car c’est sans doute le seul moyen de le faire changer d’avis, que le Président George Bush dont il est un admirateur fervent est aussi un défenseur acharné des aides directes à l’agriculture, entre autres pour les producteurs de coton américains. Sans doute, George Bush n’en a-t-il pas parlé lors des quelques instants d’entrevue que le grand homme a accordé à son petit fan français. C’est dommage ! Si Nicolas Sarkozy savait l’enthousiasme de George Bush pour les aides directes à l’agriculture, il aurait évidemment une toute autre position.
Etant moi-même fonctionnaire de métier et jardinier amateur par vocation personnelle, une telle remarque me blesse profondément.
L’aide directe à l’agriculture permet à l’exploitant agricole, lorsque les prix du marché, de ce marché merveilleux dont l’UMP attend tout, ne lui assurent plus l’équilibre de son exploitation, de continuer néanmoins de vivre et de travailler et de maintenir en bon état un espace qu’il serait d’ailleurs plus coûteux d’entretenir sans lui sur fonds publics.
A ce titre, le Conseil général de Haute-Corse aimerait bien que plus d’agriculteurs occupent l’espace, créant et entretenant des pare-feux naturels plutôt que d’être obligé de les débroussailler à grands frais tous els trois ans. En attendant, alors même que la France défend, depuis vingt ans, dans un bras de fer terrible avec l’Union européenne et maintenant avec l’Organisation Mondiale du Commerce, un système d’aide directe à l’agriculture, annoncer que l’on est prêt à y renoncer est une attitude follement irresponsable de la part d’un ministre français même s’il n’a pas, Dieu merci, la charge de l’agriculture.
On signalera à Nicolas Sarkozy, car c’est sans doute le seul moyen de le faire changer d’avis, que le Président George Bush dont il est un admirateur fervent est aussi un défenseur acharné des aides directes à l’agriculture, entre autres pour les producteurs de coton américains. Sans doute, George Bush n’en a-t-il pas parlé lors des quelques instants d’entrevue que le grand homme a accordé à son petit fan français. C’est dommage ! Si Nicolas Sarkozy savait l’enthousiasme de George Bush pour les aides directes à l’agriculture, il aurait évidemment une toute autre position.
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Rédigé par Paul Giacobbi le 09/10/2006
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