Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse |
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Sans tambour ni trompette…
13/03/2007
Jacques Chirac va quitter les palais nationaux après quarante ans d’occupation ininterrompue. Il s’en va semble – t- il avec émotion, simplement, sans tambour ni trompette car il n’y a guère lieu de faire sonner les trompettes de la renommée ni les tambours de la reconnaissance nationale.
Sur le plan économique les cinq dernières années ont vu la croissance diminuer d’un point de PIB, le chômage augmenter terriblement puis revenir, par des artifices statistiques et du traitement social au chiffre de 2002, tandis que la dette a augmenté considérablement et que les prélèvements obligatoires ont explosé globalement tout en diminuant de manière appréciable pour les plus fortunés. Le déficit commercial est passé d’un confortable excédent à un déficit record. La police a disparu des banlieues et des quartiers permettant un retour en force des agressions contre les personnes. La fracture sociale s’est transformée en un poly traumatisme généralisé à tout le corps de la nation le rendant désormais incapable du moindre mouvement.
Il reste que notre place dans le monde est exceptionnelle : il n’y a pratiquement plus un pays avec lequel nous n’entretenons pas un contentieux envenimé, nous nous sommes coupés des Etats-Unis, mais aussi de l’Afrique, de la Grande-Bretagne, de l’Italie et bien entendu de l’Allemagne. On m’assure que nous restons très bien avec le Lichtenstein et Monaco ainsi que le Luxembourg. Mais non ! Car notre zèle moralisateur a jeté l’opprobre sur ces supposés paradis fiscaux que nos grands hommes politiques condamnent publiquement mais dans lesquels ils apprécient de transférer régulièrement et discrètement les trésors accumulés par leur pillage de nos fonds publics.
Il paraît que la France est fière ! Mais de quoi ? Du génocide Rwandais que nous avons soutenu et encouragé ?! De notre fraternité avec les bouchers de Tchétchénie ?
Il reste tout de même que Jacques Chirac homme de vraie culture restera celui qui a replacé en France sur le devant de la scène les Arts Premiers et qu’il a su accomplir courageusement le devoir de mémoire. Un musée intéressant, quelques repentances, c’est tout de même un peu maigre pour justifier tant de regrets et tant d’émotions. Restons cependant humain : « sans tambour ni trompette », je n’ai pas dit, « ni fleurs, ni couronnes »…
Sur le plan économique les cinq dernières années ont vu la croissance diminuer d’un point de PIB, le chômage augmenter terriblement puis revenir, par des artifices statistiques et du traitement social au chiffre de 2002, tandis que la dette a augmenté considérablement et que les prélèvements obligatoires ont explosé globalement tout en diminuant de manière appréciable pour les plus fortunés. Le déficit commercial est passé d’un confortable excédent à un déficit record. La police a disparu des banlieues et des quartiers permettant un retour en force des agressions contre les personnes. La fracture sociale s’est transformée en un poly traumatisme généralisé à tout le corps de la nation le rendant désormais incapable du moindre mouvement.
Il reste que notre place dans le monde est exceptionnelle : il n’y a pratiquement plus un pays avec lequel nous n’entretenons pas un contentieux envenimé, nous nous sommes coupés des Etats-Unis, mais aussi de l’Afrique, de la Grande-Bretagne, de l’Italie et bien entendu de l’Allemagne. On m’assure que nous restons très bien avec le Lichtenstein et Monaco ainsi que le Luxembourg. Mais non ! Car notre zèle moralisateur a jeté l’opprobre sur ces supposés paradis fiscaux que nos grands hommes politiques condamnent publiquement mais dans lesquels ils apprécient de transférer régulièrement et discrètement les trésors accumulés par leur pillage de nos fonds publics.
Il paraît que la France est fière ! Mais de quoi ? Du génocide Rwandais que nous avons soutenu et encouragé ?! De notre fraternité avec les bouchers de Tchétchénie ?
Il reste tout de même que Jacques Chirac homme de vraie culture restera celui qui a replacé en France sur le devant de la scène les Arts Premiers et qu’il a su accomplir courageusement le devoir de mémoire. Un musée intéressant, quelques repentances, c’est tout de même un peu maigre pour justifier tant de regrets et tant d’émotions. Restons cependant humain : « sans tambour ni trompette », je n’ai pas dit, « ni fleurs, ni couronnes »…
Commentaires (2)
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Rédigé par Paul Giacobbi le 13/03/2007
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