Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Mon intervention en séance, le 23 avril 2013, à propos de cette figure imposée.


Monsieur le président, mes chers collègues, soumettre le programme de stabilité à la commission de l’Union européenne est ce que l’on appelle une figure imposée. C’est un exercice acrobatique par lequel nous allons faire semblant de démontrer que nous sommes capables de respecter cette règle, ce qui est d’ailleurs au-delà des limites du possible.

Si par extraordinaire nous y parvenions, il en résulterait une aggravation de nos problèmes, et non une amélioration. En outre, cette règle se fonde sur une théorie statistique reposant elle-même sur une erreur arithmétique et une faute méthodologique élémentaires. Avant d’aborder la réalité des perspectives économiques internationales et françaises, je voudrais vous exposer brièvement l’origine de la fable, ou du mythe.

Il était une fois – toutes les fables commencent ainsi –, deux économistes distingués – les économistes sont toujours distingués et les juristes éminents –, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff,…

Mme Valérie Rabault. Ils se sont bien trompés !

M. Paul Giacobbi. …qui observaient les statistiques de croissance des économies et de solde des finances publiques depuis de très longues années, ce qui devait être d’un ennui extraordinaire. Un jour, une bonne fée leur fit découvrir une corrélation selon laquelle, à moyen et à long terme, plus les comptes publics étaient équilibrés, plus forte était la croissance. Encouragés par la fée et alléchés par les propositions de leurs éditeurs, ils publièrent, après quelques publications académiques, un livre austère et ennuyeux, truffé de tableaux statistiques, d’analyses et de conclusions moralisantes, sous le titre prétentieux de This time is different.

La fée les gratifia d’un autre miracle : celui d’un tirage inespéré pour un ouvrage aussi indigeste. J’ai lu ce livre en 2011, et j’ai surtout été frappé par le fait qu’il était fondé sur une coupable confusion entre la corrélation et la causalité. Ce n’est pas en effet parce qu’un événement est toujours suivi statistiquement par un autre que l’un entraîne nécessairement l’autre dans tous les cas de figure, et c’est la raison pour laquelle les liens de causalité entre le solde des finances publiques et la croissance sont, comme toujours en économie, complexes et paradoxaux. Ce serait aussi stupide que de croire que ce qui entraîne les turbulences dans un avion de ligne, c’est le fait d’allumer le petit panneau où il est marqué : « Attachez vos ceintures » ! Quand on l’allume, c’est en général en prévision de turbulences.

Toujours est-il que les hommes politiques, marqués par le syndrome de la contrition et de la punition, ont accueilli ce livre comme la démonstration scientifique que leurs instincts restrictifs les entraînaient dans la bonne voie de la prospérité économique. L’Europe s’est donc lancée dans l’expérimentation de cette théorie, qui a donné ce que tout calcul macroéconomique élémentaire aurait laissé prévoir : dans une période de récession, plus on restreint la dépense publique, plus on approfondit la récession, moins on a de recettes fiscales et plus on alourdit le solde négatif des finances publiques. Cela rappelle ce qu’avait dit John Kenneth Galbraith à propos du regretté Milton Friedman : « Milton’s misfortune was that his policies had been tried. »

M. Charles de Courson. Excellent, mais l’accent est un peu corse ! (Sourires.)

M. Paul Giacobbi. On pourrait aujourd’hui répéter quasiment la même phrase : le malheur de Reinhart et Rogoff, c’est que leur théorie a été expérimentée. Mais il y a pire : ces professeurs ont voulu démontrer qu’il existait un chiffre magique. Les économistes sont très fanatiques du chiffre magique, surtout lorsqu’ils n’ont pas grand-chose à dire sur le plan théorique. Rogoff et Reinhart ont cru découvrir qu’au-delà de 90 % de ratio de dette publique par rapport au PIB, un pays s’enfonçait inéluctablement et définitivement dans la récession. Malheureusement, ces calculs savants avaient probablement été sous-traités à des thésards besogneux et négligents à moins que les distingués professeurs aient, comme votre serviteur, de considérables difficultés avec les programmes de tableurs, puisqu’en raison d’une malheureuse confusion entre moyenne et médiane, ils ont mis en évidence un chiffre magique qui n’existe pas – ce qu’ont récemment démontré trois chercheurs de l’université du Massachusetts Amherst.

Entre-temps, l’inénarrable Olli Rehn, grand penseur économiste en chef de l’Europe, avait affirmé sa foi dans la règle des 90 % en citant comme sa bible le livre des deux professeurs que, comme beaucoup de prédicateurs zélés, il avait négligé de lire jusqu’au bout, ce qui l’aurait déjà amené à tempérer son enthousiasme car les conclusions du livre et surtout celles des papiers académiques qui l’avaient précédé sont tout de même plus nuancées que la caricature que l’on en a tirée.

Voilà donc l’origine du mythe : une confusion primaire entre causalité et corrélation, une faute épistémologique très fréquente mais pas excusable pour autant, et une erreur de manipulation d’un programme de tableur, très fréquente chez les économistes et d’ailleurs aussi chez les climatologues, deux catégories de scientifiques souvent brouillés avec la statistique élémentaire.

Mais les mythes ont la vie dure, et je suis persuadé que celui-là survivra non seulement à la démonstration mathématique des erreurs sur lesquelles il se fonde, mais même à l’expérimentation en grandeur réelle qui amènera l’effondrement économique, social et politique de plusieurs nations, peut-être d’un continent entier.

S’agissant des réalités, je suis stupéfait que dans un tel programme de stabilité, on n’évoque même pas les deux risques majeurs qui affectent aujourd’hui l’économie mondiale, à savoir la remontée des taux d’intérêt sur les obligations publiques et l’éclatement des bulles financières et immobilières en Chine.

S’agissant des taux d’intérêt, nous nous réjouissons dans nos malheurs, depuis 2007, de la faiblesse des taux sur les obligations publiques. Les États affichent leurs taux d’emprunt très bas comme une preuve de confiance du monde financier, argument qu’ils opposent au mythe rigoriste, même s’il est tout aussi fallacieux que ce dernier. Or si les États bénéficient encore de taux très bas, c’est pour deux raisons simples : la première, c’est qu’ils empruntent à très court terme depuis 2007 ; la seconde, c’est qu’en période de troubles et de risques, les marchés préfèrent ne rien gagner avec des obligations publiques que de risquer beaucoup avec des obligations privées ou des actions.

Le problème avec les emprunts à court terme, c’est qu’il faut les rembourser rapidement. Ainsi, les États-Unis d’Amérique vont devoir, au cours de cette année 2013, rembourser la somme pharaonique de 4 000 milliards de dollars parce que les emprunts d’État viennent à échéance pour ce montant au cours de cette année. 4 000 milliards de dollars, c’est 25 % du PIB, soit beaucoup plus que ce qu’ils avaient dû rembourser l’an dernier ou l’année d’avant. C’est aussi beaucoup plus que le solde annuel du budget fédéral, qui est de l’ordre de 1 000 milliards de dollars. La banque centrale américaine, la Fed, pourrait évidemment souscrire les trois quarts de cette somme, mais cela lui ferait en une seule année doubler son bilan qui a été déjà multiplié par trois depuis 2007 ! Il est passé de 1 000 milliards à 3 000 milliards, et il faudrait alors passer 3 000 milliards à 6 000 milliards.

Je me souviens d’un article, paru il y a quelques années déjà, de Josef Stiglitz, un économiste pas très orthodoxe – un hyperkeynésien dans la pire acception du terme –, qui s’inquiétait portant déjà de l’excès des achats de bons du Trésor par la Fed ! Cette voie sera peut-être partiellement utilisée : elle conduirait non pas à l’inflation, mais à une augmentation folle de la masse spéculative, celle qui a entraîné la crise économique de 2007, dans des proportions cette fois-ci encore plus spectaculaires. Je signale au passage que ce que fait aujourd’hui la banque centrale japonaise en monétisant la dette publique, jusque-là financée par l’épargne nationale, n’a rien à voir avec le sujet, même si à court terme cela fait curieusement baisser les taux des bons du Trésor dans l’ensemble de l’Asie et même aux États-Unis.

Par ailleurs, vous avez tous constaté depuis quelques mois la remontée des valeurs mobilières sur les bourses d’actions et l’appétit retrouvé – et inquiétant – des marchés financiers pour les produits structurés, ce qui signifie que cette appétence pour des placements privés rend d’autant moins disponibles des financements pour les obligations publiques. De ces deux phénomènes, il devrait mécaniquement résulter une augmentation des taux d’intérêt sur les obligations publiques. La dernière fois que cela s’est produit, très brutalement d’ailleurs, c’était en 1994 et l’augmentation avait été de quatre points – devant le chœur des vierges qui disaient évidemment, comme toujours, que cela n’arriverait pas. Si cela se reproduisait aujourd’hui, il en coûterait, au bout de quelques années seulement en raison du taux de renouvellement actuel des emprunts américains, 600 milliards de dollars par an aux finances publiques des États-Unis, ce qui changerait la nature des choses.

Par ailleurs, l’explosion de la bulle du shadow banking ou celle de l’immobilier en Chine, qui représentent là aussi des montants assez pharaoniques, est sans doute un risque moins important mais qui ferait que la crise toucherait en même temps l’Asie et le monde occidental.

Dans ces conditions, présenter comme certaine une perspective de reprise progressive à partir de 2014 me paraît irréaliste.

S’agissant de la France, il faut saluer les efforts en termes de compétitivité et de flexibilité, qualitativement et quantitativement sans précédent dans notre pays. Depuis dix ans que je siège ici, je n’ai pas remarqué qu’on ait jamais fait les mêmes efforts de compétitivité et de flexibilité. On en a parlé, on l’a promis, mais il faut reconnaître que c’est ce gouvernement qui les réalise, peut-être insuffisamment mais de manière tout de même déjà significative. Mais ces efforts ne nous permettent pas de rattraper l’écart de compétitivité qui s’était creusé, dès avant la crise, avec l’Allemagne, et celui qui s’est creusé plus récemment avec les pays européens les plus durement touchés par la crise financière et qui font, par la force des choses, des efforts de compétitivité désespérés. Cela veut dire que la France n’est pas encore en état de bénéficier d’une reprise internationale, en tout cas pas autant que ses voisins de la zone euro.

Dès lors que peut faire le Gouvernement ? Prendre le contre-pied du mythe de la stabilité et se lancer, seul contre tous, dans une politique de relance massive ? Cela nous conduirait à la faillite dans quelques mois. Essayer de peser avec d’autres pays européens pour desserrer l’étau d’une orthodoxie budgétaire pernicieuse à court terme ? Certainement, et c’est ce que fait d’ailleurs le Gouvernement. Je constate que les discours s’infléchissent à cet égard en Europe, que les affirmations péremptoires se nuancent. Même M. Barroso, qui prévoyait en 2008 que la crise ne toucherait pas l’Europe, réalise l’ampleur du désastre provoqué par une politique budgétaire imposée à la zone euro et qui aggrave la crise financière.

M. le président. Il faut conclure, mon cher collègue.

M. Paul Giacobbi. Pour toutes ces raisons, le groupe RRDP, avec les nuances que j’ai exposées – sans nuance aucune – approuvera majoritairement la déclaration du Gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe RRDP et sur plusieurs bancs du groupe SRC.)


Explication de vote

Je le dis avec beaucoup de tristesse : voilà un débat qui n’est pas celui que l’on pouvait attendre.

Je siège ici depuis des années et je connais les qualités économiques, financières, budgétaires de nombre de ceux qui se sont exprimés. Je ne les ai pas reconnus ce soir : la passion des mots, la polémique remplaçaient le raisonnement économique et quelque chose qui, malgré tout, devrait tous nous rassembler.

Monsieur le ministre, j’ai évoqué la théorie économique. Malheureusement, elle a des applications redoutables. Si elle ne tue pas, elle fait beaucoup de mal. Pendant vingt ans, nous avons subi M. Greenspan et son âme damnée, M. Bernanke. Le bernankisme, c’est cette théorie selon laquelle il suffisait d’augmenter la masse monétaire et de baisser les taux d’intérêt pour que les questions soient réglées. C’est cette croyance, cette idée que la manipulation d’un paramètre permettait de faire aller les choses encore mieux qui est à l’origine de la crise et de la folie financière qui en a résulté. Certes, on est sorti de la crise de la bulle Internet de 2002, mais pour entrer dans une bulle encore plus grande. Et aujourd’hui, après 2007 et cinq ans d’augmentation des bulles d’une manière ou d’une autre, il y a tout de même de quoi s’inquiéter. Je vous ai montré tout à l’heure que, à l’évidence, le système bancaire revenait sur les chemins dont il avait été détourné par la crise.

Je remarque au passage que la moitié de la communauté économique dans le monde trouve la rigueur budgétaire totalement inepte, tandis que l’autre moitié, y compris les professeurs Rogoff et Reinhart, s’appuient sur des calculs absurdes, faux, et sur une idée qui confond la corrélation et la causalité, autrement dit une faute élémentaire.

Quant à l’expérimentation, bien évidemment, on l’observe. Mais la Grèce, l’Italie et l’Espagne, les pays touchés par la rigueur vont-ils mieux pour autant ? À l’évidence non. On a l’impression que le tissu s’effondre. On ne voit rien qui pourrait les sortir de la crise, hormis cette compétitivité nouvelle à laquelle j’ai fait allusion. Et à quel prix !

Par ailleurs, et vous avez raison, monsieur le ministre, il est évident qu’à long terme il est toujours mieux d’avoir une économie et des finances publiques saines que malsaines. Mais, comme le disait Keynes, ce grand économiste, à long terme nous serons tous morts, et à court terme c’est probablement catastrophique.

Cela dit, le Gouvernement n’a pas le choix : il fait très courageusement ce à quoi il ne croit qu’à moitié. Il le fait avec plus de rigueur et d’efficacité que ne l’ont fait ses prédécesseurs. M. Mariton à l’instant reprochait au ministre de se cramponner au déficit structurel. Mais j’en ai entendu parler à de multiples reprises par M. Woerth, un homme que par ailleurs je respecte et pour qui j’ai de l’amitié.

Voilà la situation d’aujourd’hui. Le Gouvernement essaie de desserrer l’étau européen. Pour le faire, il se doit d’être relativement exemplaire, ce qui n’est pas facile compte tenu de la complexité de la situation actuelle. Ce débat aurait dû nous rassembler en ce qui concerne un certain cadrage budgétaire. Les uns ne peuvent tout de même pas jeter la pierre aux autres, après ce qui s’est passé pendant un certain nombre d’années. Entendre ceux qui siègent à droite dans l’hémicycle parler des dérapages budgétaires me paraît tout de même exagéré alors que ceux qui siègent à gauche essaient de rattraper les choses…

En tout cas, notre groupe, dans sa très grande majorité, soutiendra le Gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe RRDP.)


Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 24/04/2013

Commentaires

1.Posté par eric zeltz le 26/04/2013 18:41
Monsieur le député,

Voici un extrait du "programme de stabilité" tel qu'il est défendu par le gouvernement (et appuyé par vous-même et votre parti, votre allocution se termine par l'expression de ce soutien):

"Le déficit public serait ensuite ramené à 2,9 % du PIB en 2014 grâce à un effort structurel évalué à 1,0 point de PIB, puis à l’équilibre structurel en 2016. Après avoir fait porter majoritairement l’effort sur les hausses de recettes en 2012 et 2013, le Gouver
nement privilégiera l’ajustement sur les économies de dépenses publiques – en veillant à adopter des choix guidés par la recherche de l’efficacité de la dépense publique – à compter de 2014. Cette stratégie est valide dans un contexte conjoncturel dégradé ; en outre, les études les plus récentes et les plus approfondies sur l’impact des consolidations budgétaires sur la croissance montrent qu’à court terme, les hausse
s de recettes sont moins coûteuses pour l’activité et l’emploi tandis qu’à moyen terme, les ajustements les plus durables et les plus favorables à la croissance sont ceux qui reposent sur une maîtrise de la dépense publique et sur les gains d’efficacité de la gestion publique. "

Pourriez-vous expliquer le bien-fondé de cette stratégie, bien qu'elle soit déjà très solidement argumentée dans le texte lui-même par les "études les plus récentes et les plus approfondies sur l'impact des consolidations budgétaires sur la croissance" ?

2.Posté par eric zeltz le 29/04/2013 17:24
Le surendettement, qu'il soit privé ou étatique, est malsain et dangereux. Devoir 90% ou plus de ce qu'on produit dans l'année est raisonnablement inacceptable, déjà à court terme, à plus forte raison à moyen ou long terme. Pas besoin d'être un brillant économiste pour comprendre cela: le simple bon sens suffit amplement pour s'en convaincre.

Dans de telles conditions de surendettement qui sont les nôtres, provoquer une pseudo relance en injectant de l'argent qui ne correspond à aucune production réelle, cela est du même type que la solution prise par un toxicomane qui essayerait de calmer ses besoins de drogue en s'injectant dans les veines de la cocaïne: cela le soulage sur le coup, mais cela rend encore plus dépendant.

Et pourtant voilà bien ce que certains politiciens nous proposent actuellement (cf. les attaques actuelles de socialistes qui ont trouvé leur nouveau bouc-émissaire: Angela Merkel, qui s'opposerait "égoïstement" à une telle relance. Ils ont absolument besoin d'un bouc-émissaire pour se positionner politiquement, ou, moins euphémiquement, pour construire leur perpétuelle insignifiance).

En même temps c'est vrai que le remboursement de la dette, quand celle ci représente de tels pourcentages du PIB, paralyse l'activité économique et par voie de conséquence accentue les problèmes au lieu de desserrer l'étau: les exemples de la Grèce, du Portugal, de l'Irlande, de l'Italie, etc..., le montrent clairement.

A mon avis, la solution ne peut se trouver que dans un retour à une économie moins folle que celle qui ne peut survivre que par la création artificielle de nouveaux besoins. Une économie qui produise, autant que faire cela se peut, l'indispensable et le vraiment utile (le culturel et le beau en faisant parti, l'homme ne vivant pas que de pain ni de choses matérielles). Cela à l'intérieur d'une entité économique la plus homogène et la plus grande possible. Pour ce qui nous concerne, l'Europe occidentale et la Méditerranée.

C'est ma solution, et je l'ai d'ailleurs déjà esquissée un peu moins rapidement dans un message précédent (en commentaire de votre billet récent intitulé "Boj").

Qu'en pensez-vous, Monsieur le député, et quelle est votre solution personnelle?

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