Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Plusieurs commentateurs de mon blog s'interrogent sur la couverture des urgences médicales et la permanence des soins en particulier dans la Plaine orientale et, plus particulièrement, dans les cantons de Ghisoni et du Fium'orbu.

Ils ont parfaitement raison de s'inquiéter et, bien qu'il s'agisse d'une responsabilité et d'une compétence pratiquement exclusive de l'Etat, le Conseil général de la Haute-Corse est très attentif à ce dossier dans lequel il est intervenu depuis plus de deux ans avec déjà quelques effets.

Le 9 avril 2008, une motion était déposée au Conseil général par MM. François Tiberi, Conseiller général du Fium'orbu et Françis Giudici, Conseiller général de Ghisoni. Après examen en commission et en séance, l'assemblée départementale a adopté à l'unanimité cette motion dont voici le texte intégral :

« Dans certaines zones rurales, et notamment le Sud de la Plaine orientale particulièrement sensible du fait de la population concernée par ce bassin géographique, se pose avec une acuité soutenue, et nous y sommes confrontés dès à présent, une crise sanitaire.

Cette situation nécessité la mise en place de mesures d'urgence.

Aussi, convient-il de créer dans les meilleurs délais un SMUR fonctionnel qui comprendrait :

  • une Unité Mobile Hospitalière (UMH) dotée de tous les équipements d'urgence et dont la maintenance serait réalisée par le Centre hospitalier de Bastia,

  • un Véhicule Radio Médicalisé (VRM) performant et équipé notamment de matériel de réanimation cardio-respiratoire,

  • la reconnaissance de la zone en secteur de désertification médicale,

  • la mise en place d'une formation continue in situ par les médecins du SAMU 2B ».



Le 28 mai 2008, l'Agence régionale de l'hospitalisation en Corse répondait au Conseil général suite à cette motion en nous informant des décisions prises le 15 avril 2008 lors d'une réunion en préfecture où le Conseil général était représenté par les auteurs de la motion et à laquelle assistaient également les médecins libéraux exerçant dans le secteur concerné.

Il a été décidé en effet que les médecins concernés pourraient être recrutés comme correspondants du SAMU localement et rémunérés à ce titre pour une astreinte opérationnelle 365 jours et 365 nuits par an ainsi que pour leurs déplacements, tandis que serait mis à leur disposition un véhicule d'intervention léger de type 4x4 avec l'équipement médical nécessaire, des produits pharmaceutiques et les fournitures médicales réservées au fonctionnement des SMUR.

Par ailleurs, il faut rappeler qu'il existe, tant au centre de secours de Ghisonaccia qu'au centre de secours d'Aleria, dans le cadre du service départemental d'incendie et de secours, des véhicules d'urgence qui peuvent agir soit dans le cadre des missions de « prompt secours », notamment pour les accidents de la voie publique, ou à la demande du SAMU pour toute urgence médicale.

Le dispositif mis en place doit être évalué, il est sans doute insuffisant, mais il constitue un véritable progrès et, en tout cas un début de réponse à une situation de risque sanitaire intolérable dans la Plaine orientale Sud.

En réalité, s'il existe des difficultés ailleurs en Haute-Corse, notamment en zone rurale, il est clair que la Plaine orientale Sud était et est encore la zone la plus difficile.

La Balagne, avec en particulier l'antenne médicale de Calvi, pour laquelle le Conseil général a largement contribué sur le plan financier, se trouve tout de même dans une situation meilleure.

Le Centre de la Corse, et notamment le Cortenais, bénéficie de l'accueil d'urgence à l'hôpital de Corte et, plus généralement, il existe sur l'ensemble du département, dans le cadre du SDIS, plus de cinquante véhicules de secours (VSAB) répartis sur l'ensemble du territoire qui peuvent intervenir en cas d'urgence à la demande du SAMU.

Nous devons rester très attentifs à ces questions car, au-delà d'une revendication légitime de sécurité sanitaire, il faut bien comprendre que la carence de cette sécurité dans certaines parties du territoire est évidemment un facteur aggravant de désertification.


Commentaires (8) | Rédigé par Paul Giacobbi le 19/02/2010
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