Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


   
Paris-New York-Paris

Je ne saurais trop conseiller aux lecteurs de ce blog qui sont des esprits ouverts, cultivés et proches de la Corse de lire le dernier essai de l'un de nos illustres compatriotes, Marc Fumaroli, qui exerce ses talents des deux côtés de l'Atlantique à l'Académie française et au Collège de France sur les rives de la Seine, et à la Columbia University de New York, au bord de l'Hudson River.

C'est une explication remarquable de l'histoire de l'art, ou plutôt du commerce de l'art, et du développement de l'image aux Etats-Unis et de la perte de substance du rayonnement culturel français qui éblouissait le monde au temps des impressionnistes, de Cézanne et de Picasso encore, et dont les lumières aujourd'hui se réduisent à l' « exportation » des « nuits blanches » et autre « Paris plage »!

Ce livre est à la fois érudit dans le meilleur sens du mot mais aussi très courageux, n 'hésitant pas à braver les conformismes ambiants et les sordides intérêts des marchés de l'art pour rabaisser à leur place et à leur rang les Jeff Koons, Warhol, Louise Bourgeois et autre Buren, tous excellents vendeurs, orfèvres même de la commercialisation globalisée mais artistes médiocres voire tristement comiques.

Sans parler des architectes dans cet essai polémique où Le Corbu est appelé « l'Attila de la Chaux de Fonds », les productions de Madame Bourgeois ramenées à leur apparence gastro-entérologique et les prototypes de M. Koons à leur qualité d'usinage...

Ceux qui comme moi auraient la chance de passer quelques jours à New York, je conseille vivement ce livre décapant qui, de surcroît, est encore plus utile peut-être au retour à Paris en prolongement bien sûr du remarquable essai que le même auteur consacra, il y a quelques années, à notre « Etat culturel ».

Si vous avez la chance de faire ce voyage, ne manquez pas de pousser jusqu'à Philadelphie où le musée des Beaux-Arts recèle, entre autres merveilles, les fameuses « Grandes Baigneuses » de Cézanne dans leur version la plus parfaite, bien qu'inachevée, et dont je vous offre ci-joint la merveilleuse image.


Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 16/06/2009
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