Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
Nous sommes heureux d’apprendre que Monsieur Gallois, brillant auteur du plan massif de licenciement d’Airbus a obtenu enfin son hochet de directeur général d’EADS. Peu importe que la réalité du pouvoir, c’est-à-dire la maîtrise du conseil d’administration, la direction d’Airbus industrie, la direction de la branche Défense d’EADS et celle d’Eurocopter soient définitivement germanisées, peu lui importe que l’essentiel des licenciements au titre d’Airbus doivent se faire en France et non en Allemagne, nous sommes heureux de féliciter Monsieur Gallois.
 
Car enfin l’organigramme est clair : Airbus, la branche défense et Eurocopter, soit 85% du chiffre d’affaires sont dirigés par des Allemands, tandis que l’espace et l’aviation militaire, soit 12% du chiffre d’affaires, sont dirigés par des Français, et que le président du conseil d’administration est aussi allemands !
 
Il ne nous faut pas oublier dans ces louanges le petit Monsieur Forgeard qui n’a toujours pas atterri tant est vaste et somptueux son parachute doré et qui flotte toujours au septième ciel des « golden rentiers », tandis que sa grande pensée industrielle, le magnifique « navion », ce fameux Airbus A380 dont chacun admirait la capacité à voler, a obtenu aujourd’hui une bonne trentaine de commandes, soit 10% de ce qu’il faudrait pour atteindre le seuil de rentabilité.
 
Bien sûr les esprits chagrin remarqueront que pendant ce temps, le petit concurrent de Seattle, vous savez ce modeste Boeing, tellement insignifiant qu’il coûte en subvention moins du tiers d’Airbus, pourrait nous concurrencer avec son prétentieux Deamliner qui est pourtant deux fois plus petit que notre improbable long courrier obèse.
 
Quand on pense que les stupides clients, ces individus sordides pour lesquels la technocratie polytechnique d’Airbus manifeste un mépris souverain ont commandé 900 de ces grotesques Dreamliners !
 
Monsieur Gallois peut être content : il laisse aux Allemands la direction effective d’EADS, il laisse les commandes et les profits aux besogneux de Boeing, il ne lui reste plus qu’à jouir de l’honneur et encaisser les colossales subventions qui serviront à payer à Toulouse de vastes plans sociaux. C’est ce que l’on appelle la division internationale du travail : aux uns la responsabilité opérationnelle, aux autres les profits acquis besogneusement et à nous, pétillants français, les bulles du champagne, les soirs de fête et les mal de crâne des lendemains de plans sociaux et des ardoises financières afférentes.

Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 17/07/2007
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