Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

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Désormais, libérée de toutes contraintes, navigant libre de toutes amarres et sans boussole dans des océans inconnus, se situant délibérément selon le mot de Joseph Stiglitz : « in uncharted territory », la Réserve fédérale américaine explore désormais une sorte d'anti-monde de l'économie et de la finance.

Les brillants économistes de cette institution, en grande partie responsables voire coupables de l'actuelle crise, ont découvert qu'il fallait un taux d'intérêt réel à -5% et augmenter en milliers de milliards de dollars supplémentaires les achats de bons du Trésor américain, d'hypothèques immobilières garanties de Fanny Mae et Freddy Mac et autres créances de magnifique sécurité, à ce taux défiant évidemment toute concurrence.

Jusque-là la Fed s'était contentée d'ouvrir une ligne de crédit de 300 milliards de dollars au Trésor public américain sur trente ans à 0% d'intérêt et comme cette exceptionnelle faillite n'a même pas réussi à enrayer l'inexorable montée des taux des bons du Trésor à long terme des Etats-Unis, voilà qu'il est question de passer à l'étape supérieure : crédit illimité à -5%.

Nous ne sommes donc plus dans le monde réel, ni même dans le monde virtuel mais dans une sorte de monde parallèle, « d'anti-monde » comme on dit dans les concepts de physique moderne et dans les films de science-fiction des années 50 !

Je rappelle cependant que dans notre univers réel les « trous noirs » qui absorbent la matière et qui constituent peut-être les portes mystérieuses de mondes parallèles n'en ont pas moins pour effet d'absorber tout ce qui les entoure et de ne jamais rien régurgiter.

Il me semble que l'étrange association Trésor et Réserve fédérale américaine sont en train de constituer dans notre univers économique et financier un trou noir qui absorbe tout et qui ne rend jamais rien !

(Ceci n'est pas le fruit d'une imagination excessive mais le commentaire d'un article fort sérieux de Krishna Guha, dans le Financial Times du 27/04/2009).




Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 27/04/2009
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