Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse |
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C'est une longue histoire aux Etats-Unis.
Autrefois, sous l'emprise d'une loi qui s'appelait Glass-Steagall Act, il était interdit aux banques d'avoir des opérations pour compte propre et il leur était imposé de ne mener leurs opérations que dans l'intérêt de leurs clients et, par conséquent de ne pas confondre l'activité de banque de dépôt et celle de banque d'affaires.
Bien entendu, la déréglementation ou la libéralisation est passée par là et l'on est revenu sur cette loi sage. De telle sorte que les banques se sont mises à jouer, à spéculer même, confondant allègrement l'argent de leurs clients et le leur, les opérations sensées servir leurs clients et celles qu'elles menaient dans leur propre intérêt, ce qui a été l'une des causes de la crise financière.
De nouvelles dispositions vont, je l'espère, être adoptées par le Congrès américain. Il s'agit du Dodd-Frank Act qui promulgue à nouveau cette interdiction. De telles dispositions seraient infiniment plus sages et plus efficaces que l'absurde taxe sur les transactions financière envisagée par le candidat Sarkozy, taxe de 0,1% réservée aux seules transactions financières, à l'exclusion des produits dérivés, pour réduire la spéculation.
Je relève d'ailleurs que personne ne s'offusque vraiment dans le monde de la finance de ce projet de taxe absurde et inefficace tandis que dans le monde entier, les banques partent en guerre contre ce que l'on appelle désormais la « Volcker rule ».
Je fais donc plus confiance à un économiste respecté qui a entre autres, il y a une vingtaine d'années, sauvé le dollar et remis l'économie américaine sur rail plutôt qu'à un homme politique totalement inexpérimenté dans le domaine, qui d'après lui sauve l'euro tous les quinze jours et nous promet chaque matin le retour à la croissance et à l'emploi.
Paul Volcker sait ce dont il parle quand il évoque les liens qu'il y a entre la spéculation et l'excès de liquidités : « At some point, great liquidity, or the perception of it, may itself encourage more speculative trading ».
Quel dommage qu'en France, on en soit toujours à préférer les mesures cosmétiques prônées par des gens sans expérience plutôt que des mesures dont on sait qu'elles seront efficaces, et qui ont été mises en oeuvre avec succès par les meilleurs praticiens de l'économie.
Autrefois, sous l'emprise d'une loi qui s'appelait Glass-Steagall Act, il était interdit aux banques d'avoir des opérations pour compte propre et il leur était imposé de ne mener leurs opérations que dans l'intérêt de leurs clients et, par conséquent de ne pas confondre l'activité de banque de dépôt et celle de banque d'affaires.
Bien entendu, la déréglementation ou la libéralisation est passée par là et l'on est revenu sur cette loi sage. De telle sorte que les banques se sont mises à jouer, à spéculer même, confondant allègrement l'argent de leurs clients et le leur, les opérations sensées servir leurs clients et celles qu'elles menaient dans leur propre intérêt, ce qui a été l'une des causes de la crise financière.
De nouvelles dispositions vont, je l'espère, être adoptées par le Congrès américain. Il s'agit du Dodd-Frank Act qui promulgue à nouveau cette interdiction. De telles dispositions seraient infiniment plus sages et plus efficaces que l'absurde taxe sur les transactions financière envisagée par le candidat Sarkozy, taxe de 0,1% réservée aux seules transactions financières, à l'exclusion des produits dérivés, pour réduire la spéculation.
Je relève d'ailleurs que personne ne s'offusque vraiment dans le monde de la finance de ce projet de taxe absurde et inefficace tandis que dans le monde entier, les banques partent en guerre contre ce que l'on appelle désormais la « Volcker rule ».
Je fais donc plus confiance à un économiste respecté qui a entre autres, il y a une vingtaine d'années, sauvé le dollar et remis l'économie américaine sur rail plutôt qu'à un homme politique totalement inexpérimenté dans le domaine, qui d'après lui sauve l'euro tous les quinze jours et nous promet chaque matin le retour à la croissance et à l'emploi.
Paul Volcker sait ce dont il parle quand il évoque les liens qu'il y a entre la spéculation et l'excès de liquidités : « At some point, great liquidity, or the perception of it, may itself encourage more speculative trading ».
Quel dommage qu'en France, on en soit toujours à préférer les mesures cosmétiques prônées par des gens sans expérience plutôt que des mesures dont on sait qu'elles seront efficaces, et qui ont été mises en oeuvre avec succès par les meilleurs praticiens de l'économie.
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Rédigé par Paul Giacobbi le 16/02/2012
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