Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Depuis cinq ans, la France connaît une croissance moyenne d'un point en dessous de la moyenne européenne. Cette année, le gouvernement avait prévu une croissance de 2,25% et, ce qui est extravagant, continue de croire que la croissance se situera à ce niveau en 2007 alors même que chacun sait que nous aurons de la chance si elle passe les 1,5%.



Le Président de la République a déclaré qu'il irait chercher la croissance là où elle est. Ceci explique peut-être le motif du voyage de M. Borloo sur le continent arctique, la croissance se situant probablement quelque part dans le grand Nord au voisinage du Père Noël.



Mais, si nous revenons à notre latitude, loin des ours polaires ou des éléphants roses qu'a peut-être aperçus M. Borloo et si nous considérons la croissance telle qu'elle est et les comptes publics tels qu'ils sont, il y a tout de même de quoi s'inquiéter :

- en 2007, le déficit réel de la France pour ce qui concerne l'Etat sera de l'ordre de 50 milliards d'euros, soit 10 milliards d'euros de plus qu'en 2006, tout simplement parce qu'en 2006, de l'aveu même du ministère des finances, la réalité avait été dissimulée.
- mais ce résultats de 50 milliards de déficit ne vaut que si la croissance est effectivement de plus de 2% et ne tient pas compte des efforts fiscaux consentis en faveur notamment des mille contribuables les plus fortunés de France et de Navarre. En réalité, le déficit 2007 sera, compte tenu de ces éléments, majoré de 3 à 4 milliards d'euros et celui de 2008 de 15 à 20 milliards d'euros.



La réalité de 2008, c'est une base d'environ 70 milliards d'euros de déficit, alors même que pour se préparer à l'équilibre promis en 2010, il faudrait au moins avoir réduit à 20milliards d'euros notre déficit.



Les économies réalisables sur les programmes militaires, les dotations aux collectivités locales et un gel de la plupart des investissements publics pourront difficilement atteindre les 20 milliards d'euros. Il faudra donc équilibrer le budget en vendant au pire moment, c'est-à-dire au creux de la vague des fluctuations boursières, quelques bijoux de famille, dans un premier temps AREVA et ensuite EDF.



Encore notre analyse ne tient-elle pas compte d'un risque de hausse des taux d'intérêt dès lors que la crise boursière commencera à s'estomper, permettant aux obsédés de la Banque Centrale Européenne (BCE) de poursuivre leur folie monétariste.



Face à ces perspectives, il nous reste à espérer que le Père Noël vienne nous rendre la croissance en cadeau de fin d'année à moins qu'il ne soit arrêté à la frontière et brusquement reconduit pour son absence de papier et l'utilisation d'un véhicule hors norme par un séide de M. Hortefeux !
 



Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 11/09/2007
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