Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
On a longtemps parlé de l'idée de primaires pour l'élection présidentielle française. C'était d'ailleurs une idée défendue par le PRG qui n'a malheureusement pas été écoutée.
 
Cependant le débat à gauche se clarifie de manière plutôt transparente, sous les yeux des français et avec des arguments de qualité.
 
Le Parti Radical de Gauche a consenti le sacrifice de ne pas avoir de candidat alors qu'il disposait d'une candidate exceptionnelle dont la notoriété a beaucoup augmenté depuis 2002 et qui aurait pu représenter une certaine idée de la République dans une France qui a perdu ses repères.
 
Le Parti communiste et la gauche de la gauche sont à la recherche d'une fédération et, même s'ils n'y arriveront probablement pas, leurs efforts sont louables et ils permettront tout de même un peu plus de cohérence de ce côté-là.
 
Enfin, le débat au sein du Parti socialiste n'est plus du tout le débat des militants mais intéresse à l'évidence l'ensemble des Français qui le suivent par millions à la télévision tant ils sont persuadés que celui ou celle qui émergera de ce débat-là accèdera à la Présidence de la République.
 
En face : l'agitation, les coups tordus, la mauvaise foi et la cacophonie.
 
Nous avons déjà à l'UMP constaté au moins trois changements successifs de campagne présidentielle. Ca devait être d'abord la description de la « France d'après ». Comme cela évoquait plutôt le titre d'un film catastrophe style « Panique à Paris : Sarkozy au pouvoir », le slogan a été abandonné au profit de « la rupture ». Mais ces jours-ci, les Français se demandent comment le ministre le plus puissant du gouvernement qui dirige un parti disposant à lui seul de la majorité absolue de l'Assemblée nationale et du Sénat peut évoquer la rupture qu'il compte faire s'il est élu alors qu'il pourrait dès aujourd'hui et qu'il aurait pu depuis plusieurs années prendre les mesures qu'il prétend indispensables et urgentes.
 
Ainsi, Madame Parisot a-t-elle pu faire remarquer que si les 35 heures déplaisaient tant au gouvernement, on se demande pourquoi il ne les a toujours pas abrogées.
 
Et le comble du désordre et de la mauvaise foi, c'est quand on entend M. Sarkozy expliquer ce qu'il faudrait faire pour assurer la sécurité des Français. Il est d'ailleurs, quand il dit cela, tellement convaincant qu'il nous arrive de nous dire : quel dommage que ce garçon n'ait pas été ministre de l'intérieur depuis quatre ans car nous aurions sûrement évité la montée inexorable des atteintes aux personnes, la multiplication scandaleuse des attaques à l'encontre des policiers et des gendarmes et les émeutes des banlieues qui sont considérées dans le monde entier comme l'illustration de l'échec de la politique de sécurité en France depuis quatre ans.
 
Mais malheureusement, il semble que le candidat Sarkozy ne veuille pas payer les dettes du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 25/10/2006
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