Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
Henri Wallon, sortant des nuées, présente le bébé Constitution coiffé du bonnet phrygien.
Henri Wallon, sortant des nuées, présente le bébé Constitution coiffé du bonnet phrygien.
Le psychodrame du vote de la confiance au gouvernement Valls II, par lequel 269 députés ont accordé la confiance et 244 l’ont rejeté tandis que 53 s’abstenaient, évoque ce vers de Victor Hugo à propos d’une aventure militaire qu’avait connu son père le Général Hugo : « Le coup passa si près que le chapeau tomba et que le cheval fit un écart en arrière »…
Pour autant, prétendre que l’on ne peut gouverner durablement sans une majorité forte et stable ou que l’on ne peut rien fonder politiquement en dehors de ces conditions, c’est oublier au moins deux évènements parlementaires qui ont marqué notre histoire républicaine.
La condamnation à mort du roi Louis XVI a évidemment marqué l’histoire de notre République par une condamnation capitale et sanglante qui n’a été acquise qu’à une voix, ce qui n’a pas empêché l’exécution de la peine.
De manière moins sanglante, l’amendement Wallon par lequel, le 30 janvier 1875, le mot de « République » apparaissait clairement dans le texte du projet de loi constitutionnelle a été adopté par 353 voix contre 352, en première lecture, donnant ainsi naissance à un régime politique, celui de la IIIème République, qui a duré jusqu’au 11 juillet 1940.
Je n’imagine pas un instant que la date de la confiance au gouvernement de Manuel Valls ait dans notre histoire la même résonnance mais je constate que, pour la première fois depuis bien longtemps dans notre pays, un gouvernement a le courage de dire toute la vérité et se propose de redresser le pays sur le plan économique quitte à prendre les mesures les plus impopulaires qui sont celles que tous ses prédécesseurs, de gauche comme de droite, n’ont jamais eu le courage de mettre en œuvre.
Ce gouvernement ne durera certainement pas plus d’une trentaine de mois mais il pourrait, s’il a le courage et la détermination de suivre la ligne qu’il s’est tracé, rentrer dans l’histoire de notre redressement national.

Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 19/09/2014
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