Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

La méthode Coué

16/07/2013
La méthode Coué
Emile Coué (1857-1926) a publié un ouvrage intitulé « La maîtrise de soi-même par l’autosuggestion consciente ».
Outre que cette méthode est aujourd’hui abandonnée tout simplement parce qu’il a été démontré qu’elle n’avait pas de véritable vertu thérapeutique, il est assez surprenant d’entendre le président de la République la pratiquer pour lui-même devant les téléspectateurs français et de la proposer en quelque sorte auxdits téléspectateurs pour améliorer leur quotidien, en tout cas leur moral et peut-être les perspectives de notre économie nationale…
Nous sommes à la veille d’une nouvelle phase de la crise économique mondiale. Depuis 2007, les banques centrales pour lutter contre la crise ont créé une quantité de monnaie dans des proportions jamais atteintes dans l’histoire de l’économie. Les bilans des banques centrales ont triplé pendant cette période sans que cette création monétaire débridée n’ait contribué significativement à une reprise de la croissance économique.
En revanche, loin de lutter contre cette vague immense de folie spéculative qui nous submerge, cette création monétaire n’a fait que la renforcer.
Effrayés par les conséquences de leurs folies, les grands banquiers centraux se trouvent aujourd’hui face à un, dilemme : soit ils mettent fin immédiatement à ce que l’on appelle pudiquement des « pratiques non conventionnelles » et ce sevrage brutal provoquera une violente récession, soit ils continuent leur création monétaire illimitée et celle-ci renforcera encore les bulles spéculatives qui éclateront tôt ou tard provoquant une crise encore plus violente.
Que dans un tel contexte, que face à de telles perspectives, un chef d’Etat annonce la reprise au motif qu’il y aurait un frémissement de la consommation ou de la production industrielle, me paraît à tout le moins préoccupant.
Que restera-t-il de cette phrase imprudente quand nous serons touchés par la prochaine vague de crises financières ?

Commentaires (3) | Rédigé par Paul Giacobbi le 16/07/2013

Commentaires

1.Posté par jj le 16/07/2013 13:51
Je veux bien admettre que je ne comprends pas grand chose a l'economie, mais force est de constater que l'economie s'est scindee en deux parties bien distinctes depuis environ 10 ans.

Il y a l'economie d'en haut, et celle d'en bas. Dans cet univers non conventionnel, pour ne pas dire Shadokien, l'inflation se dechaine dans la partie haute de l'economie ou toutes les transactions se "pompent" a coups de miliards d'on ne sait plus bien quoi (d'euros? de dollars?) avec on ne sait pas trop qui.

Ce miracle qui "cree" de la richesse perpetuellement ne pourra s'arreter sans encombre que lorsqu'on réconciliera ces deux economies, c'est a dire sans doute jamais... car cette "richesse" est aussi une arme de guerre economique des gouvernements qui permet a un pays de rester "competitif", pour autant que les autres s'imaginent que cette "richesse" soit reelle. Un "petit" jeu de "poker menteur" a l'echelle de la planete ou tous les coups sont permis, surtout si ils sont bas.

On devrait plutot parler d'equilibre non conventionnel, une sorte de fuite en avant permanente, qui se traduit par un immobilisme quasi parfait...

Le regreté Jacques Rouxel, n'aurait-il pas ajouté a ce point de la conversation: "s'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de probleme..."

Il y a quand meme un probleme, bien reel celui-la: les resources limitees de notre planete, et de son environment, pas si "resilient" que ca. L'economie d'en bas ralentie car on ne sait pas encore bien comment maitriser cette transition d'une economie aux resources illimitees, et sans consideration pour l'environnement vers une economie de "rationnement".

De grace, ne vous trompez pas de probleme... ou la, effectivement, il se pourrait qu'un jour il n'y ait plus de solution. Nous avons aujourd'hui des outils qui nous permettent de voire plus loin, de mieux comprendre les mecanismes intimes de l'economie et de l'innovation, tels Copernic et son telescope qui lui a permis de comprendre que la terre n'etait pas au centre de l'univers, comme la "richesse" n'est pas, ou plus, le centre de l'economie, ce sont les resources qui y sont (comme on dit de ce cote ci de l'Atlantique, duh!).

Bonnes vacances, et felicitations pour la partie Corse du tour.

2.Posté par D le 21/07/2013 11:29
En effet, ces dernières années les banques centrales ont ouvert les vannes de leur création monétaire mais ce n’est pas pour autant que la sortie de crise est là, bien au contraire.
Ce paradoxe peut s’expliquer par le déséquilibre entre monnaie d’état (créée par les banques centrales) et monnaie de banque (90% des liquidités monétaires étant désormais fabriqué par le système bancaire). La banque centrale peut multiplier par deux ses émissions de monnaie nouvelle, le résultat final reste marginal par rapport au volume global de monnaie en circulation (la monnaie banque centrale US ne représente pas plus de 15 % de la masse monétaire totale).
Dès lors, l’évolution monétaire dépend principalement de ce qui se passe au niveau de la monnaie de banque. Il est normal qu’après le choc de la crise financière de 2008 les banques se soucient en priorité de restaurer la santé de leurs bilans en reconstituant leurs fonds propres et en s’efforçant de réduire leur levier d’endettement.
Mais, cette fois-ci, le processus s’est déroulé dans un contexte particulier : afin d’éviter le retour d’accidents aussi graves, les pouvoirs publics ont exercé une très forte pression sur les banques pour qu’elles accélèrent la mise en place des nouvelles règles de capitalisation prévues par les accords financiers internationaux dits de Bâle III. Or ces opérations de désendettement ne sont pas neutres. Pour accroître leur taux de capitalisation, les banques peuvent soit augmenter leur capital, soit diminuer leurs actifs. Dans les deux cas, par le jeu du multiplicateur bancaire, le rythme de croissance des agrégats monétaires ralentit. Sachant que la monnaie de banque représente désormais plus de 90 % du stock global de monnaie, l’effet non anticipé de ce mécanisme multiplicateur négatif sur la croissance des agrégats monétaires peut être considérable, Mais ce n’est pas tout. S’ajoute à ce phénomène une série d’effets pervers liés à l’annonce fréquemment réitérée par la banque centrale de son intention de poursuivre pour une durée indéterminée sa politique de taux d’intérêt zéro.
L’idée est évidemment qu’en baissant ainsi les coûts de financement pour les emprunteurs on relancera la demande de crédits, ce qui favorisera l’activité.
Mais encore faut-il qu’il reste des prêteurs. L’effet pervers se déclenche lorsque les prêteurs ou ceux qui servent d’intermédiaires entre les établissements qui possèdent des liquidités mais peu de belles opportunités de placement et ceux qui, au contraire, manquent de liquidités mais ont connaissance de belles opérations à réaliser, jugent que les taux ne sont plus suffisamment élevés pour couvrir leurs risques.
Bref, je pense également que les propos du chef de l’état sont assez surprenants !!!

3.Posté par Nimu le 09/08/2013 14:53
Parlons en !!!! Les campagnes de 2014 et 2015 sont bel et bien lancees chacun y va justement de sa methode coue. L objectif etre reelu ce n est pas une nouveaute mais la nous atteingnons des sommets quid des rencontres de corte tout le monde est beau tout le monde est gentil on veut bien pactiser pour proteger le gateau que l on veut se partager
Et apres on parle de commission violence du pipo
Monsieur le president c est bien gentil de nous faire part de vos interventions a l assemblee nationale mais regardez du cote de chez vous c est une honte la facon dont fonctionne la collectivite et les organismes steriles agences et offices quelle crise ? Des nuls avec des salaires de ministre des imposteurs de l imposture a tous les niveaux c est une honte vous laissez les conseillers executifs utiliser les agences et offices comme des jouets aucune coherence aucune strategie il y a encore plus de mepris que sous la droite et c est peu dire
Tout cela fonctionne avec nos impots
Des projets oui clientelistes et personnels quand allez vous enfin remettre de l ordre a moins que ce systeme vous convienne vous avez tout compris et tres vite mieux que personne les marionnettes de l executif sont libresbet vousbtranquille
En plus vous creez de nouvelles structures comme l agence du foncier avec des strates de responsables. Directeurs secretaire general cabinet encore a des salaires exhorbitants tout cela pour que le directeut soit deja en maladie
C est une honte monsieur giacobbi
Manger certes. Mais au moins en sachant bien se tenir

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