Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse |
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La légèreté de Monsieur BRETON...
23/11/2006
L'affaire Suez GDF que l'on pourrait appeler « Chronique d'un échec annoncé…» est révélatrice de l'incroyable incompétence dont ont fait preuve le Ministre des Finances et la direction de GDF.
Dans un premier temps, le gouvernement invente le patriotisme économique. Il s'agit d'empêcher Mittal Steel d'acheter Arcelor et d'empêcher l'italien Enel d'acquérir les intérêts énergétiques et électriques de Suez, un groupe dominé par le capitalisme belge. Au mois de mars j'indiquais à Monsieur Breton les raisons élémentaires pour lesquelles ses stratégies industrielles hasardeuses sur l'acier comme sur l'énergie n'avaient aucune chance d'aboutir. S'agissant d'Arcelor, j'ai eu très longuement l'occasion à l'Assemblée de dire pourquoi il était absurde de se ridiculiser, de dépenser des sommes folles en pure perte, de commettre un certain nombre de délits, de se compromettre avec des entrepreneurs glauques de l'entourage immédiat de Monsieur Poutine pour tenter d'empêcher une OPA qui au moment même où elle était déclarée était déjà en fait pratiquement achevée.
S'agissant d'EDF GDF, j'ai longuement dénoncé l'irresponsabilité de M. Cirelli, Président de GDF qui fanfaronnait dans la presse internationale affirmant que le calendrier de la fusion serait tenu et que la parité de cession était intangible alors même qu'il était évident que la majorité des actionnaires de Suez s'opposait publiquement au condition qui leur étaient faites.
Avec bien d'autres collègues, j'avais longuement dénoncé le mépris du droit des salariés, la folle destruction d'un service public de l'énergie dont la performance est universellement reconnue, ainsi que la scandaleuse spoliation de l'Etat actionnaire par un gouvernement pourtant chargé de défendre les intérêts du citoyen contribuable.
Monsieur Breton qui a fait rire le monde entier à plusieurs reprises par sa sotte suffisance a maintenu une position intenable qui le conduit aujourd'hui a constater qu'il n'y a aura bientôt plus un seul français dans la direction d'Arcelor, que les tribunaux viennent de sanctionner le mépris du droit des salariés à GDF tandis que les actionnaires de Suez ont publiquement indiqués leur opposition à la fusion.
Dans n'importe quel pays démocratique, une seule de ces affaires auraient suffit à entraîner la démission du Ministre des finances, sans même parler bien sûr de son rôle dans l'affaire Rhodia, et de ses affirmations toujours contredites par les faits en matière de croissance économique.
Au moment où la situation des finances publiques de la France inquiète le monde entier est-il vraiment raisonnable de garder à son poste un Ministre des Finances dont l'incompétence vient d'être une fois encore confirmée par le fiasco pourtant prévisible d'une de ces aventure industrielle qui sont caractéristique des gouvernements aux abois.
Dans un premier temps, le gouvernement invente le patriotisme économique. Il s'agit d'empêcher Mittal Steel d'acheter Arcelor et d'empêcher l'italien Enel d'acquérir les intérêts énergétiques et électriques de Suez, un groupe dominé par le capitalisme belge. Au mois de mars j'indiquais à Monsieur Breton les raisons élémentaires pour lesquelles ses stratégies industrielles hasardeuses sur l'acier comme sur l'énergie n'avaient aucune chance d'aboutir. S'agissant d'Arcelor, j'ai eu très longuement l'occasion à l'Assemblée de dire pourquoi il était absurde de se ridiculiser, de dépenser des sommes folles en pure perte, de commettre un certain nombre de délits, de se compromettre avec des entrepreneurs glauques de l'entourage immédiat de Monsieur Poutine pour tenter d'empêcher une OPA qui au moment même où elle était déclarée était déjà en fait pratiquement achevée.
S'agissant d'EDF GDF, j'ai longuement dénoncé l'irresponsabilité de M. Cirelli, Président de GDF qui fanfaronnait dans la presse internationale affirmant que le calendrier de la fusion serait tenu et que la parité de cession était intangible alors même qu'il était évident que la majorité des actionnaires de Suez s'opposait publiquement au condition qui leur étaient faites.
Avec bien d'autres collègues, j'avais longuement dénoncé le mépris du droit des salariés, la folle destruction d'un service public de l'énergie dont la performance est universellement reconnue, ainsi que la scandaleuse spoliation de l'Etat actionnaire par un gouvernement pourtant chargé de défendre les intérêts du citoyen contribuable.
Monsieur Breton qui a fait rire le monde entier à plusieurs reprises par sa sotte suffisance a maintenu une position intenable qui le conduit aujourd'hui a constater qu'il n'y a aura bientôt plus un seul français dans la direction d'Arcelor, que les tribunaux viennent de sanctionner le mépris du droit des salariés à GDF tandis que les actionnaires de Suez ont publiquement indiqués leur opposition à la fusion.
Dans n'importe quel pays démocratique, une seule de ces affaires auraient suffit à entraîner la démission du Ministre des finances, sans même parler bien sûr de son rôle dans l'affaire Rhodia, et de ses affirmations toujours contredites par les faits en matière de croissance économique.
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Rédigé par Paul Giacobbi le 23/11/2006
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