Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Depuis trois mois, la sphère médiatique, les économistes institutionnels et les politiques en délire nous expliquent que la crise est bientôt finie, sans vraiment donner de raison au-delà de raisonnements du style : « après la pluie, le beau temps » et « le printemps est propice au renouveau de la nature » !

J'ai clairement parlé à ce propos de « bouffées d'optimisme hallucinatoires » et j'ai expliqué longuement dans ce blog, par une note destinée au groupe de travail parlementaire sur la crise et à la tribune de l'Assemblée nationale, les raisons de mon réalisme.

Fort heureusement, à mesure que les mauvaises nouvelles s'amoncellent, que la bourse de Paris, après une petite pointe printanière, revient gentiment à la barre des trois mille, que les chiffres du chômage aux Etats-Unis rappellent la difficulté des temps, chacun commence à comprendre que la fameuse reprise ressemblera fort à un ralentissement de la chute voire à une stabilisation précaire quelque part dans les trente-sixièmes dessous.

Même le FMI et la BCE semblent admettre qu'il y a encore des petites difficultés dans les banques avec des actifs toxiques et sur les marchés de crédit.

Malgré tout ce qui nous est raconté depuis des mois, non seulement les marchés de crédit interbancaire fonctionnent très peu mais les injections massives de liquidités ont seulement permis aux banques de se faire un peu de marge en prêtant aux Etats entre 3 et 5% les ressources financières qui leur sont apportées entre 0 et 1%, de telle sorte qu'aujourd'hui tout le système fonctionne en circuit fermé : les banques centrales et leurs concours en liquidités, les Etats avec leurs plans de relance financés sur emprunt et les banques commerciales qui reçoivent de l'argent des banques centrales et ne le prêtent guère qu'aux Etats.

Dans tout cela, je persiste à dire que la reprise n'est imputable qu'à la nécessité de reprendre un peu la production face à des stocks ramenés à zéro.

Comme je le disais à l'automne 2007, à propos de la croissance française dont j'affirmais qu'elle serait très gravement affectée par la crise, nous n'aurons pas longtemps à attendre et je constate déjà, à la lecture des quelques réactions réalistes que j'ai pu enregistrer lors d'une récente rencontre d'économistes à Aix-en-Provence, que le réalisme fait des progrès même dans ces cercles poétiques.




Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 07/07/2009
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