Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Une de mes récentes interventions à l'Assemblée a, je le sais, profondément déplu à certains de mes collègues parce que je confirmais ce que je dis et écris depuis au moins sept ans : les retraites des fonctionnaires n'ayant pas été prévues par les Etats, en général, et la France en particulier, il devient indispensable de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux s'en allant à la retraite.

Nous vivons, en effet, une période où les très nombreux fonctionnaires qui sont entrés dans la carrière il y a trente ou quarante ans partent à la retraite, tandis que précédemment le nombre de ces départs était chaque année beaucoup moins important.

Dans ces conditions, et compte tenu de la longévité de plus en plus importante de ceux qui partent à la retraite, les remplacer intégralement conduirait à un quasi doublement des dépenses de fonction publique.

Ainsi, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux ne constitue-t-il pas une très grande économie mais permet au moins de ne pas augmenter considérablement les dépenses dans une situation budgétaire où le déficit structurel représente au moins 20% du budget.

Par ailleurs, on commence à se rendre compte que le problème n'est pas que français.

Ainsi, a-t-il été calculé que la retraite des fonctionnaires des Etats et des municipalités aux Etats-Unis représentait 3 000 milliards de dollars et qu'en Grande-Bretagne, la charge future des retraites du secteur public représentait 85% du PIB.

Bien entendu, il est de bon ton de nier cette évidence au nom d'un principe selon lequel la comptabilité est bonne pour le secteur privé mais deviendrait pernicieuse pour l'argent des contribuables.

Je trouve assez curieux que le gouvernement ne parle pas de ce problème pour expliquer sa position sur le non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite de telle sorte qu'il affecte de prendre une position idéologique alors même qu'il ne fait que sauvegarder l'équilibre de la République et de ses finances.

D'un point de vue général, le plus grave problème des Etats-unis, de l'Europe et du Japon réside dans le vieillissement de la population qui constitue une charge plus lourde qu'elle n'a jamais été dans nos économies, qui affecte aussi les comportements de consommation et qui, d'une certaine manière, c'est évident, réduit le dynamisme et la vitalité de nos nations.

A certains égards, la plus grande fracture de ce monde est peut-être celle des générations.






Commentaires (9) | Rédigé par Paul Giacobbi le 24/07/2009
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