Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

L'homme à la croissance entre les dents, alias Speedy Nicolas, est menacé de se griller une fois de plus pour s'être penché un peu trop sur le haut fourneau brûlant des aciéries de Gandrange. Cette aciérie perd actuellement plus de 30 millions d'euros par an. On demande à Arcelor Mittal de réduire son bénéfice, qui représente plusieurs milliards d'euros, d'un montant relativement insignifiant pour sauver 600 emplois à Gandrange. Et toute la classe politique française se demande pourquoi cet indien mal élevé, selon le mot de l'inénarrable Breton, ne consent pas à ce sacrifice infinitésimal.

J'ai compris en rencontrant M. Mittal que la seule chose qu'il aime dans la vie à part sa famille, c'est produire de l'acier, ce n'est pas gagner de l'argent. En revanche, ce qu'il déteste le plus au monde, c'est perdre de l'argent dans une aciérie.

C'est sur la base de ce travail et de ces principes qu'il est passé en vingt-cinq ans d'une situation d'ingénieur salarié à 1 000 dollars par mois en Indonésie à celle de quatrième fortune de la planète et de numéro un mondial de la sidérurgie.

Et ce n'est pas notre petit Nicolas qui lui fera changer de position.

Du reste, est-il raisonnable de vouloir dépenser 30 millions d'euros au moins par an pour sauver 600 emplois ?

Car cela reviendrait à dépenser 50 000 euros par an en pure perte pour sauver chaque emploi à Gandrange...

Alors, nous allons chercher un repreneur, c'est-à-dire un sidérurgiste plus compétent que Mittal pour faire fonctionner une aciérie, quelqu'un de plus intelligent, de plus performant dans le domaine de la sidérurgie.

Si une telle perle existait, Mittal ne serait pas le numéro un mondial de sa profession, représentant à lui-seul trois fois plus que le numéro deux.

Il va donc nous arriver éventuellement un sidérurgiste qui demandera beaucoup d'argent et qui s'en ira au bout de quelques temps après avoir empoché ledit argent.

Une fois encore, dans cette affaire, il est impératif de négocier avec Arcelor Mittal le reclassement des salariés dont les postes seront supprimés, la création, en compensation de la fermeture partielle du site de Gandrange, de nouveaux emplois industriels en France plutôt que de chercher à tromper les salariés de ce site industriel en leur faisant croire qu'on les aime tellement que les visiter est une véritable lune de miel !


Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 31/03/2008
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