Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
Répartition des eaux sous juridiction française sur le globe
Répartition des eaux sous juridiction française sur le globe
Le droit international maritime, issu notamment de la convention de Montego Bay, reconnaît à la France du fait de ses territoires insulaires répandus dans toutes les mers du monde, un véritable empire maritime de plus de dix millions de km2, c’est-à-dire dix fois plus que la superficie terrestre de notre pays, dans lequel la Polynésie nous apporte près de la moitié.
Cet empire maritime est le second du monde, inférieur de quelques centaines de milliers de km2 seulement à celui des Etats-Unis d’Amérique.
Je milite depuis de longues années maintenant pour que notre pays revendique, comme le font d’ailleurs tous les pays maritimes du monde, le maximum de droits économiques exclusifs et je me réjouis qu’enfin une résolution ait été votée par l’Assemblée nationale, avec l’accord du gouvernement, pour que la France dépose devant la commission compétente des Nations Unies un dossier de revendication relatif à Saint-Pierre-et-Miquelon, ce qui sera fait dès le mois d’avril de cette année.
Ce dossier se fondera sur la campagne de mesures bathymétriques et sédimentologiques menée par l’IFREMER en 2011 à la demande de ma collègue Annick Girardin, députée de Saint-Pierre et Miquelon et de moi-même.
Nous connaissons parfaitement la position du Canada qui s’appuie sur un arbitrage de 1992 pour dénier à la France tout droit maritime supplémentaire dans cette zone.
Malheureusement pour le Canada, l’arbitrage sur lequel il se fonde avait exclu toute compétence pour trancher un éventuel litige sur l’extension du Plateau continental, ce qui prive de tout fondement l’argumentaire de nos amis canadiens.
Les rivalités diplomatiques de ce siècle sont, pour une grande part, maritimes, essentiellement dans trois zones : les passages du Grand Nord entre le Pôle et le Canada, la Mer de Chine Sud et au Moyen-Orient, le détroit d’Ormuz.
La France, grande puissance maritime, doit partout affirmer son droit, veiller à bénéficier de tous les développements économiques que cet empire peut lui procurer, tout en se situant à la pointe de l’action pour la protection du milieu maritime et de la biodiversité. C’était d’ailleurs tout le sens et la conclusion du congrès international des aires marines protégées organisé par l’Agence nationale que j’ai l’honneur de présider et qui a abouti à la déclaration de trente ministres de l’environnement réunis à Ajaccio sur la protection de la diversité marine.


Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 20/02/2014

Commentaires

1.Posté par zeltz le 20/02/2014 19:23
Monsieur le député, je vous félicite pour votre action constante pour défendre les droits de la France sur ses espaces maritimes, particulièrement ceux de Saint-Pierre et Miquelon.

Entre nous, la France, avec son air de ne pas y toucher a réussi à garder nombre de terres outremer, alors que les autres anciennes puissances coloniales européennes ont pratiquement tout perdu.

Un député britannique s'était déplacé il y a quelques années aux Antilles françaises pour essayer de comprendre notre « secret ». La France et les français sont certes bourrés de défauts, les anglo-saxons ne se privent pas pour le dire, mais les "froogies" ont quand même réussi à s’attacher durablement avec des peuples aux antipodes d’eux, c’est le cas de dire ! Sans doute la République, son idéal de liberté d’égalité et de fraternité, loin d’être toujours mis en action, mais qui reste tout de même là, y a contribué. Et puis le comportement même des français dans ces terres lointaines, malgré toutes leurs défauts et excès, a sans doute était plus humain et moins méprisant, globalement.
Par exemple parce que le français ne s’est jamais fait prier pour épouser une indigène et par là montre dans les faits qu’il considère elle et ceux de sa nation comme ses égaux. Parce que nos « ancêtres les gaulois » même si cela fait sourire maintenant, étaient appris autant à Cayenne et à Fort de France qu’en métropole. Je doute fort que les sujets de sa Majesté britannique concédaient de la même manière à ce que les gens de leurs colonies récitent « nos ancêtres les angles et les saxons », de même pour les hollandais « nos ancêtres les bataves », etc…
Il suffit d’aller voir les souvenirs qu’ont laissés au Surinam et au Guyana (respectivement, ex-Guyane hollandaise et ex Guyane britannique) les anciens colons hollandais et anglais, on comprendra facilement que ce n'était pas du tout la même attitude…

En Guyane française, il y eu aussi des excès et de l’égoïsme, la triste période du bagne, etc..., mais aussi beaucoup de véritable générosité et d’amour.

Par ailleurs, les traités et les arbitrages internationaux ont dépecé injustement la Guyane française : d’abord 60000km² (au profit des pays Bas, arbitrage du Tsar en 1891), puis 260000km² (soit une surface presqu'équivalente à la moitié de la métropole), par sentence du Conseil Fédéral Suisse, en 1900, cette fois au profit du Brésil.
Oui, injustement, parce que les arguments étaient pris en compte de manière déséquilibrée. Par exemple pour les uns (Brésil) on acceptait des documents où pourtant il y avait des erreurs de latitude géographique, pour les autres (France), on les refusait pour la même raison. Sans doute « un peu » de jalousie interférait dans les arbitrages. Et d’ailleurs, pour ce qui concerne les terres contestées avec le Brésil, les français ont montré moins de détermination (donc restez déterminé, Monsieur le député !) que leurs adversaires, et donc une part de responsabilité nous revient aussi.

Mais ne regrettons rien. Nous avons pu garder ce beau morceau d’Amérique du Sud, grand comme le 6ème de la France, y sommes appréciés, en même temps que critiqués, ce qui est normal. Il n’y a pas d’amour sans critiques mutuelles. Je doute fort que nous aurions pu garder une terre grande comme la moitié de la France, à l’heure des indépendances. Donc un bien pour un mal.

Continuez votre combat, Monsieur le député.

2.Posté par zeltz le 27/02/2014 20:43
Deux exemples de métropolitains qui ont aimé la Guyane et les guyanais plus que tout et qui restent parfaitement présents dans le souvenir des guyanais:

1) La Mère JAVOUHEY (1779-1851), fondatrices des sœurs de Cluny et surtout pour la Guyane, créatrice d'une colonie prospère, tenue de main de maître(au point qu’elle était surnommée « le grand homme » de la Guyane) par cette femme autant humaine qu'elle fut énergique et intelligente: Mana, village peuplé d'esclaves noirs qu'elle avait affranchis et qui fut une totale réussite, tant humaine qu'économique.

2) Le député Jean GALMOT (1879-1928), dont un film a récemment raconté l'épopée et qui a su se faire aimer de la population, tout simplement parce qu'il n'avait pas de préjugés sur elle, la respectait et voulait son plein épanouissement.

Entre parenthèses, ce que tout député devrait avoir en tête, plutôt que les misérables ambitions personnelles, l'égoïsme et les haines partisanes qui transpirent régulièrement de l’Assemblée, encore et peut-être plus de nos jours (je ne parle pas de vous, Mr GIACOBBI).

Je pourrai citer bien d'autres noms (LALOUETTE, LOUBERE, MALOUET, JUBELIN, etc...), mais assurément ce sont ces deux là qui dépassent tous les autres pour leur amour de la Guyane et des guyanais. Et qui rachètent l'inconduite, l'incompétence et la vénalité de tant d'autres.

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