Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse |
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Histoire d'eau...
10/03/2011
Madame Kosciusco-Morizet, ministre de bien des choses et, en particulier, de l'environnement a reçu ce matin les présidents de comité de bassin parmi lesquels votre serviteur. Les comités de bassin réunissent, dans le cadre de chaque agence de l'eau, les élus, les personnalités qualifiées, les associations qui ont à connaître de la gestion de l'eau dans notre pays. S'agissant de la Corse, nous nous efforçons de combler le plus vite possible le retard qui est encore le nôtre dans le domaine de la qualité de l'eau potable et du traitement des eaux usées.
Des progrès considérables ont été réalisés même s'il reste encore beaucoup à faire, mais nous nous heurtons depuis quelques temps à des difficultés financières qui tiennent à la mise en oeuvre par l'Etat des engagements qu'il a souscrit dans le cadre du Programme Exceptionnel d'Investissements (PEI).
Pour résumer à l'extrême, la loi a prévu qu'il était créé un PEI pour que la solidarité nationale, c'est-à-dire l'Etat, finance le rattrapage du retard de la Corse en termes d'équipements publics. S'agissant du traitement des eaux usées, l'Etat s'est engagé par convention à apporter sa part de financement à la construction d'un certain nombre de stations d'épuration. Or, l'Etat n'ayant pas d'argent, a demandé à un établissement public, l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) d'assurer ce financement en ses lieux et places. L'ONEMA est un établissement public qui prélève une partie des ressources des agences de l'eau et qui finance, en mutualisant ces fonds au niveau national, un programme de construction de stations d'épuration qui nous permettra de respecter globalement les normes imposées dans ce domaine par l'Union européenne.
Or, actuellement, l'ONEMA ne parvient plus à satisfaire l'ensemble des demandes et, notamment, celles qui correspondent aux engagements que l'Etat a souscrit au titre du PEI pour la Corse.
Il a été convenu ce matin après discussion, que le budget de l'ONEMA passerait de 108 à 130 ou 140 millions d'euros par an et qu'une partie de ce surplus serait explicitement et spécifiquement réservée au financement des stations d'épuration de Corse dans le cadre du programme convenu avec l'Etat d'exécution du PEI.
Dieu que tout cela est compliqué et technocratique ! Mais défendre les intérêts de la Corse et obtenir que l'Etat tienne ce à quoi il s'est engagé suppose de maîtriser ces détails essentiels et de mener une véritable bataille bureaucratique que le public ignore totalement.
C'est ce à quoi doit s'attacher, entre autres, votre serviteur en tant que président du Conseil exécutif de Corse.
Des progrès considérables ont été réalisés même s'il reste encore beaucoup à faire, mais nous nous heurtons depuis quelques temps à des difficultés financières qui tiennent à la mise en oeuvre par l'Etat des engagements qu'il a souscrit dans le cadre du Programme Exceptionnel d'Investissements (PEI).
Pour résumer à l'extrême, la loi a prévu qu'il était créé un PEI pour que la solidarité nationale, c'est-à-dire l'Etat, finance le rattrapage du retard de la Corse en termes d'équipements publics. S'agissant du traitement des eaux usées, l'Etat s'est engagé par convention à apporter sa part de financement à la construction d'un certain nombre de stations d'épuration. Or, l'Etat n'ayant pas d'argent, a demandé à un établissement public, l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) d'assurer ce financement en ses lieux et places. L'ONEMA est un établissement public qui prélève une partie des ressources des agences de l'eau et qui finance, en mutualisant ces fonds au niveau national, un programme de construction de stations d'épuration qui nous permettra de respecter globalement les normes imposées dans ce domaine par l'Union européenne.
Or, actuellement, l'ONEMA ne parvient plus à satisfaire l'ensemble des demandes et, notamment, celles qui correspondent aux engagements que l'Etat a souscrit au titre du PEI pour la Corse.
Il a été convenu ce matin après discussion, que le budget de l'ONEMA passerait de 108 à 130 ou 140 millions d'euros par an et qu'une partie de ce surplus serait explicitement et spécifiquement réservée au financement des stations d'épuration de Corse dans le cadre du programme convenu avec l'Etat d'exécution du PEI.
Dieu que tout cela est compliqué et technocratique ! Mais défendre les intérêts de la Corse et obtenir que l'Etat tienne ce à quoi il s'est engagé suppose de maîtriser ces détails essentiels et de mener une véritable bataille bureaucratique que le public ignore totalement.
C'est ce à quoi doit s'attacher, entre autres, votre serviteur en tant que président du Conseil exécutif de Corse.
Commentaires (1)
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Rédigé par Paul Giacobbi le 10/03/2011
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