Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
High Frequency Trading
C'est ainsi que l'on appelle une manière de spéculer par voie électronique en utilisant des algorithmes qui déclenchent des ordres d'achat et de vente à un rythme de l'ordre de la microseconde et qui permettent de réaliser des gains infinitésimaux à chaque mouvement, lesquels finissent par générer des profits considérables même si ceux-ci tendent à s 'annuler puisque tout le monde dans le secteur financier utilise les mêmes méthodes et que le gain ne peut plus désormais apparaître que chez celui qui, à un moment donné, dispose des machines les plus rapides et des algorithmes les plus performants.
Trois remarques doivent être faites. La première, c'est que ces opérations ne génèrent aucun intérêt pour la collectivité, qu'elles procurent une rémunération indue et qu'en définitive, elles constituent une activité parasitaire qui affecte la santé du corps économique sans lui procurer aucun avantage.
Encore que dans les chaînes écologiques, les parasites ont souvent un rôle extraordinairement utile et bénéfique : ainsi de la flore bactérienne de nos estomacs et de nos intestins sans laquelle nous ne pourrions digérer ce que nous absorbons ou de tous ces insectes, ces oiseaux ou ces petits poissons qui dans la nature se nourrissent en nettoyant les plaies de leurs hôtes infiniment plus grands qu'eux et avec lesquels on peut dire qu'ils forment une association utile que les zoologues appellent le commensalisme.
Rien à voir avec le commerce de hautes fréquences qui s'apparente à un parasitisme à sens unique qui fait souffrir la bête et altère sa santé sans lui rendre aucun service.
La seconde remarque qui s'impose, c'est que cette dérive existe depuis toujours et a toujours fait beaucoup de mal mais que sa diffusion et sa toxicité n'ont fait que s'accroître avec le progrès technique. J'ai déjà cité dans ce blog le fameux « commerce à la pendule » qui permettait du temps de M. Law, rue Quincampoix, de prêter pour un quart d'heure, à un taux de 2% l'heure, pendant lequel l'emprunteur spéculait et gagnait non seulement de quoi rembourser et payer son intérêt mais encore de faire un profit substantiel...
Enfin, je constate que malgré toute la frénésie et l'enthousiasme des communiqués triomphants des grandes réunions internationales sur la régulation financière, rien n'a été fait depuis le début de la crise pour limiter en quoi que ce soit cette ignoble parasitisme financier.

Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 07/03/2012
Paul Giacobbi - Photo officielle

Consultez le blog de Paul Giacobbi sur votre mobile !


Les dernières notes
Communiqué 20/02/2017
Pace e Salute ! 10/01/2017
Toutes les archives