Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

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Futilité

15/04/2009

Le monde connaît la plus grande crise économique de l'histoire, le terrorisme tue chaque jour des centaines de personnes, mais le Washington Post vient de sortir un nouveau scoop, quelques décennies après avoir lancé le scandale du Watergate, dans le style qui pourrait être le titre d'un film comique : A dog at the White House.

D'un triple point de vue, l'arrivée du chien présidentiel est un événement.

Sur le plan strictement politique, il s'agit d'une promesse de la campagne présidentielle enfin tenue puisque M. Obama avait promis à ses filles d'acheter un chien pour la Maison Blanche.

Les mauvaises langues diront que c'est la seule promesse qui a été tenue jusqu'à ce jour mais enfin on pourra pour la première fois confirmer « Yes, we can ».

Du point de vue de la communication, ce chien arrive à point nommé. Ce moment un peu léger, un peu futile, nous fait oublier tous les malheurs du monde, et puis la presse internationale commençait à avoir épuisé tous les sujets de l'Obamania : après avoir exploré la généalogie kényane, analysé l'enfance hawaïenne, les ancêtres maternels, la première dame et même la belle-mère, la rencontre au sommet des premières dames à Strasbourg, sans parler de la reine d'Angleterre, il ne restait plus grand-chose à dire, mais quand le chien paraît, on en a pour un moment. Il faudra en effet pas mal de temps pour interpréter sa pensée, exposer son régime alimentaire, ses jeux favoris en espérant que l'on n'aura pas à déplorer qu'il s'amuse à mordre les marines qui gardent la Maison Blanche !



Enfin, le choix du chien est un modèle du genre qui mériterait que le profil de « Bo » soit analysé dans les facultés de science politique.



Tout dans ce chien est politiquement correct : il est noir et blanc, ce qui est approprié à sa famille d'adoption, cadeau de Ted Kennedy, il est incontestablement démocrate, jeune mais déjà bien dressé, il est de race portugaise, ce qui est une parfaite illustration de la solidarité transatlantique tout en constituant une référence géographique qui ne peut que flatter le président de la commission de l'Union européenne, à moins que celui-ci ne considère qu'en ce moment, on le traite de plus en plus comme un chien...



Bien sûr, il ne vient pas de la SPA, possède un pédigree plutôt aristocratique et a été offert par un milliardaire sénateur du Massachusetts, mais tout ceci a été savamment pesé et nous apprenons avec intérêt que la Maison Blanche fera un don particulier à un foyer pour chiens abandonnés tandis que nous espérons une rencontre au sommet sur la pelouse verte de la Maison Blanche entre le dernier des frères Kennedy et le dernier des trois frères de ses chiens portugais : de magnifiques images en perspective !



Nous souhaitons donc au First dog un grand bonheur à la Maison Blanche en espérant que l'état des finances publiques américaines permettra de le nourrir décemment !


Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 15/04/2009
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