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Effraction

16/11/2011
Effraction
M. Baroin ressemble à Harry Potter et, de prime abord, paraît plutôt sympathique.
Pourtant, comme certaines figures du film de sorcières pour enfant, son masque est tombé l'autre jour pour laisser place à un rictus de haine et de dépit qui a surpris toute l'Assemblée nationale, à l'exception de quelques nostalgiques de la chiraquie.
Il a accusé la gauche d'avoir, en 1997, pris le pouvoir « par effraction ».
L'effraction est un crime. Elle évoque la violence.
« Fracturer la clôture d'un lieu habité soit en vue d'un vol, soit pour toute autre cause. Le vol avec effraction est réputé crime ». Voilà ce que dit le dictionnaire Littré. A sa décharge, M. Baroin maîtrise assez mal la langue française. Il débite de longues phrases sans queue ni tête où les incidentes se confondent dans un joyeux mélange d'approximations syntaxiques, de fautes grossières de grammaire, d'à peu près et de contresens lexicologiques.
Il est du genre à affirmer que les « coupes sombres » consistent à ne laisser que quelques arbres debout dans la forêt budgétaire mais je suis persuadé qu'il sait à peu près ce que veut dire une effraction.
Sans doute a-t-il fait un lapsus malheureux, entraîné par sa logorrhée.
Cependant, comme tout lapsus, celui-ci est révélateur : la gauche pour lui n'est pas légitime et son accession au pouvoir est toujours une faute voire un crime rendu possible par la tromperie voire une certaine violence.
C'est précisément ce qui est inadmissible.
D'ailleurs, M. Baroin devrait savoir qu'à la suite de cette « effraction », la gauche n'a rien volé mais, au contraire, a réussi un redressement de nos finances publiques et une croissance de 3 à 4%.
Si la gauche revient aux affaires en 2012, ce ne sera pas par effraction et il lui faudra malheureusement plus de cinq ans pour obtenir une amélioration comparable car la dette de la mandature qui s'achève représente des centaines de milliards d'euros pour l'Etat et des dizaines de milliards d'euros pour la sécurité sociale, tandis qu'à l'inverse, les collectivités territoriales, majoritairement détenues par la gauche, sont globalement en équilibre.

Commentaires (3) | Rédigé par Paul Giacobbi le 16/11/2011
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