Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

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Effondrement

30/01/2014
Effondrement
Le lecteur attentif de ce blog se souvient peut-être qu’en 2010, dans un rapport remis au président de la République de l’époque, j’avais souligné les faiblesses de l’attrait de la France pour l’investissement étranger et exprimé mes craintes, malgré les atouts considérables que nous procurent une situation géographique exceptionnelle, des infrastructures d’une qualité remarquable et une qualité de main d’œuvre reconnue, que les investissements étrangers diminuent considérablement en France.
La conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement nous indique que les investissements étrangers directs vers la France se sont effondrés de 77% en 2013 par rapport à 2012, qu’ils n’atteignent que 50 milliards de dollars alors même qu’ils représentent trois fois plus en Allemagne et qu’ils se sont à nouveau massivement dirigés vers l’Italie à hauteur pour 2013 du double de la France.
Dans un tel contexte, le Premier ministre a eu parfaitement raison de lancer les assises de la fiscalité des entreprises : nous avons besoin de stabilité et de simplicité, d’intelligence fiscale qui permette d’optimiser les recettes de l’Etat tout en n’entravant pas l’investissement et l’emploi.
Ainsi, notre impôt sur les sociétés s’affiche-t-il avec un taux de près de 40% aujourd’hui et une assiette extraordinairement réduite par toutes sortes de régimes spécifiques tandis que celui de l’Irlande présente un taux attractif de 12,5% et une assiette très large, de telle sorte que, contre toute attente, les recettes du Trésor public irlandais provenant de l’imposition des sociétés sont supérieures par rapport au PIB de ce pays au niveau de recettes atteint par notre imposition sur les sociétés par rapport à notre PIB national.
Autrement dit, simplifier et stabiliser l’impôt des entreprises et faire preuve d’intelligence fiscale n’entrainent pas nécessairement une diminution des recettes fiscales mais parfois une augmentation, tandis qu’à l’évidence l’amélioration de nos performances de croissance économique à laquelle une réforme fiscale contribuerait grandement, pourrait stimuler plus encore les recettes de l’Etat.
Je crois qu’il est plus utile de raisonner en termes d’intelligence fiscale qu’en termes d’allègement, car même s’il faut alléger les charge dans l’entreprise, nous savons tous que nous avons des contraintes incontournables de financement du service public aussi bien que d’équilibre budgétaire.

Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 30/01/2014
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