Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

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Du Japon à l’Europe : le mauvais exemple.
J’émettais des doutes plus que sérieux ici même, le 12 novembre dernier, à propos de la politique économique et monétaire du Japon. Le gouvernement nippon a aujourd’hui constaté que son pays entrait en récession et que, par conséquent, les politiques menées sur le plan budgétaire, monétaire ainsi que les réformes en chantier n’avaient eu aucun effet positif sur son économie.
Ce que l’on a appelé prétentieusement les « Abenomics », personnifiant par un néologisme la politique économique menée par le Premier ministre responsable, consistait en des plans de relance massifs, accentuant de plus de cent milliards de dollars le déficit budgétaire, et en une politique monétaire agressive consistant à faire acheter par la BoJ de grandes quantités de bons du Trésor permettant une monétisation directe de ce déficit sensé créer de l’inflation et de la croissance. Ces deux premiers éléments devaient se combiner avec des réformes de structure destinées à libérer le potentiel de croissance du pays.
Une telle politique est très exactement, pour les deux premiers points, ce que la France, par la voix de M. Macron, demande à la commission européenne sur le plan budgétaire et à la BCE sur le plan monétaire.
Pour le reste, M. Macron a ressorti les propositions de réformes structurelles de la commission Attali qu’il avait rédigé lui-même puisqu’il en était le rapporteur, tout en s’inspirant largement des propositions autrefois présentées par Alfred Sauvy…
Nous demandons donc à l’Europe de faire dans l’Union et la zone euro ce qui a totalement échoué au Japon tandis que nous comptons sur le sacrifice de quelques bouc-émissaires comme les taxis, les notaires et les pharmaciens pour redonner du cœur au ventre à nos populations malheureuses et leur procurer des milliards de pouvoir d’achat susceptibles d’alimenter la croissance.
La question de la flexibilité du marché du travail est évidemment éludée, considérant qu’il vaut mieux protéger les français de pertes d’emplois que l’on ne réussira qu’à retarder tout en garantissant, dans un système totalement rigide et dissuasif, qu’ils n’auront aucune chance de retrouver un emploi sur un marché du travail durablement verrouillé.
Nous donnons, à l’évidence, dans la recherche de l’exemplarité.
Le seul problème, c’est que nous nous entêtons à suivre les mauvais exemples.

Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 19/11/2014
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