Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

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De mieux en mieux

09/09/2008

De succès diplomatique en négociations serrées mais fructueuses, la question géorgienne permet à notre président de marquer des points sur le plan international. Il y a un mois, au lendemain de l'offensive éclair de l'armée russe en Géorgie il obtenait de son homologue russe une évacuation immédiate par les troupes russes de tout le territoire géorgien.

Le 8 septembre soit un mois plus tard, il obtient une évacuation pour le 15 octobre du territoire géorgien par les troupes russes, à l'exception de l'Ossétie du sud et de l'Abkhasie. Encore un round de négociation et notre nouveau Metternich obtiendra de M. Medvedev qu'il renonce à bombarder les écoles et hôpitaux de Tbilissi et qu'il évacue sous trois mois la banlieue de la capitale géorgienne.

Plus les choses avancent et plus cette affaire ressemble aux brillantes négociations qui ont abouti en 1938 au démantèlement de la Tchécoslovaquie.

Les démocraties européennes commencent par proclamer leur attachement à la souveraineté et à l'intégralité territoriale de leur allié, la Géorgie, aujourd'hui Tchécoslovaquie en 1938.

Dans un second temps le régime autoritaire voisin accuse la Géorgie aujourd'hui et la république de Prague à l'époque, de sauvages agressions, de sanglantes répressions contre les braves citoyens germanophones des Sudètes à l'époque et russophones ou pro-russes d'Ossétie aujourd'hui.

Dans un troisième temps l'empire autoritaire vole au secours de ses protégés et annexe ou prend sous son aile protectrice sous couvert d'indépendance les territoires litigieux.

Et dans les deux cas il se trouve dans nos démocraties occidentales ce que les britanniques appellent un sympathique idiot qui s'en va négocier avec le grand méchant loup et en revient avec de grandes déclarations sur la paix retrouvée pendant que le méchant loup rigole, continue d'occuper le terrain avec ses troupes et réduit progressivement le gouvernement du pays mis sous tutelle à l'état de « cadavre politique » qui est le qualificatif retenu par le président russe pour désigner son homologue géorgien.

En 1938, le sympathique idiot revenait à Londres en marmonnant dans sa moustache avec son inénarrable accent « it's peace for our time ». En 2008 le rôle de Neville Chamberlain semble dévolu à Nicolas Sarkozy.

C'est dans ces moments là que l'on apprécie à sa juste valeur l'invention de la dissuasion nucléaire !


Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 09/09/2008
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