Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
A la fin de l’année 2006, le précédent gouvernement annonçait triomphalement la stabilisation du déficit de l’Etat aux environs de 40 milliards d’euros, soit 10 de moins qu’en 2006. Cependant, dès les premiers mois de l’année 2007, il est apparu qu’en réalité cette réduction du déficit était essentiellement imputable à une pratique bien connue des comptables indélicats, celle qui consiste à ne pas payer en fin d’année toute sorte de factures tout en se dispensant de les faire figurer dans les charges à payer.
 
Or, depuis quelques mois, le déficit de l’Etat se situe à peu près à 10 milliards d’euros de plus qu’à la période de référence en 2006.
 
Par ailleurs, les promesses fiscales pour les heures supplémentaires, les successions et le bouclier fiscal à 50% représenteront en année pleine un manque à gagner pour le budget de l’Etat de l’ordre de 15 à 20 milliards d’euros, sans que l’on puisse espérer que ces cadeaux fiscaux, qui pour l’essentiel favoriseront plutôt les hauts revenus induisent un supplément de croissance et donc de nouvelles rentrées fiscales.
 
Enfin, la croissance de la France se situera, selon l’INSEE, aux alentours de 2% et non pas entre 2,5 et 3% comme l’espérait M. Thierry Breton dont j’ai souvent rappelé qu’il n’était pas très fiable s’agissant des prévisions économiques.
 
Cet écart entre la prévision de croissance et la croissance réelle entraînera une perte de recettes pour l’Etat d’au moins 5 milliards d’euros.
Au total, en année pleine, le déficit de l’Etat devrait se creuser d’environ 30 milliards d’euros au minimum.
 
Il va donc falloir trouver des économies très importantes non pour diminuer le déficit et l’endettement mais simplement pour ne pas aggraver une situation déjà dramatique.
 
Nous savons déjà ce que le gouvernement envisage :
-         Le blocage du salaire des fonctionnaires
-         La remise à plat, c’est-à-dire coup d’arrêt brutal pour tous les programmes d’investissement lourds de la Défense nationale
-         Le non remplacement en 2008 de 40 000 fonctionnaires partant à la retraite
-         La vente des bijoux de famille c’est-à-dire des participations de l’Etat dans GDF, EDF, France Telecom et Areva.
 
Comme l’ont souligné l’Union européenne et l’OCDE, la stratégie fiscale et financière de la France, qui consiste à diminuer les recettes alors même que le pays s’enfonce de plus en plus dans la dette semble particulièrement inadaptée.
 
En tout état de cause, nous aurons certainement des débats intéressants sur le budget 2008.

Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 28/06/2007
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