Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Pour les diplomates du XIXème siècle, la question d'Afghanistan, où se jouait une partie complexe entre les influences russe et britannique, était appelée « le grand jeu ».

Après que ces rivalités se soient atténuées depuis qu'en 1907 les britanniques et les russes s'étaient accordés sur leurs influences respectives dans cette région, l'Occident est revenu très brutalement en Afghanistan en 1979 et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'y a pas réussi et qu'il a probablement provoqué en retour une vague de terrorisme sans précédent.

Mais surtout, il ne s'agit pas d'un jeu puisque des centaines de milliers de combattants ou de civils ont péri depuis trente ans du fait de ces interventions et que la France elle-même y a malheureusement perdu trente soldats.

J'ai voté et je voterai encore demain résolument, en conscience, malgré le deuil, en faveur du maintien de nos troupes en Afghanistan.

Nous ne pouvons pas nous retirer à ce stade sans une politique de rechange. Tout le malheur est venu de ce que le retrait de l'Union soviétique s'est traduit de la part des grandes puissances par un désintérêt total pour l'Afghanistan que l'on avait destructuré par des années de guerre et de contre-offensive pour lesquelles les Etats-Unis avaient joué avec le feu de telle sorte que l'on peut dire que nous avons abandonné ce pays à ses démons et que nous avons payé le prix de cet abandon en particulier le 11 septembre 2001.

Un nouveau retrait militaire sans prolongement politique serait certainement tout aussi catastrophique. Ce qu'il nous faut penser en revanche, c'est une politique pour l'Afghanistan qui pourrait permettre à terme un retrait militaire dans de bonnes conditions.

J'ai écrit une note sur ce sujet (« Afghanistan, Arabie, Pakistan, Inde, Russie et Occident : un siècle et demi de « grand jeu ») qui pourrait servir de base à une réflexion préliminaire. Il s'agit de rappeler l'histoire des grandes puissances occidentales et de l'Afghanistan pour analyser les échecs mais aussi ce qui a permis pendant trois quarts de siècle, voire plus, une stabilisation de la situation.

Ceux qui sont intéressés par cette question pourront la consulter sur mon site internet (paul-giacobbi.org) à la rubrique Ordre du Jour.


Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 09/09/2009
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