Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
Les dirigeants d'Arcelor, dans des discours confus ou se mêlent des mots d'eau de Cologne, de parfum, de chevalier blanc et de bonnes manières, revendiquent enfin – c'est la seule partie à peu près compréhensible de leur discours, le fait qu'ils « créent de la valeur » et qu'ils vont "en faire profiter leurs actionnaires au cours des prochaines années".

Si l'on examine l'histoire respective du groupe Mittal et du groupe Arcelor au cours des vingt dernières années, on peut résumer ainsi l'évolution de leur valeur respective.

Au départ, les sociétés qui composent aujourd'hui Arcelor sont d'énormes entreprises ayant plus d'un siècle d'existence et un énorme appareil de production, l'Etat injecte plus de 10 milliards d'euros pour leur permettre de s'adapter au monde moderne et aujourd'hui ce conglomérat vaut environ 18 milliards d'euros.

Au même point de départ, le groupe Mittal sont les économies d'un ingénieur qui ne possède rien et qui gagne 300 dollars par mois, c'est-à-dire environ le tiers du salaire mensuel hors charges du chauffeur de Monsieur Guy Dollez à l'époque.

Par la suite, le groupe Mittal ne reçoit pas un centime de subvention et vaut aujourd'hui 30 milliards de dollars.

Conclusion : Arcelor a consommé 12 milliards d'euros de subvention pour valoir 18 milliards d'euros aujourd'hui. Or, il valait beaucoup d'argent même à l'origine. Il a donc détruit de la valeur sans jamais jusqu'à présent réussir à en créer.

Quant au groupe Mittal, il a créé 30 milliards de dollars de valeur.

Pour le reste, le pathétique M. Dollez explique benoîtement à ses actionnaires qu'il va leur donner de gros bénéfices dans les prochaines années en vendant les bijoux de famille comme l'acier inoxydable ; en réduisant les coûts de maintenance de ses usines, c'est-à-dire en compromettant la valeur même de son outil de travail.

Outre que ce genre de promesse de bénéfices futurs n'engagent vraiment que ceux qui sont assez naïfs pour le croire, il est stupéfiant de voir que ce groupe n'envisage de faire du profit qu'en diminuant artificiellement ses coûts et en bradant son patrimoine.

Enfin, s'il n'est pas en soi choquant que quelqu'un qui n'a jamais reçu de subvention publique soit propriétaire de la quasi totalité  de son entreprise, il est stupéfiant de constater que la République française, qui a donné des dizaines de milliards d'euros de subventions à Arcelor, n'en possède pas une seule action et n'en tirera aucun bénéfice.

Le capitalisme de M. Breton, c'est vraiment la socialisation des pertes et la privatisation du profit.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 28/02/2006
Le contrat Première embauche nous est présenté comme la panacée qui va régler le problème de l'emploi des jeunes. C'est en partie vrai puisque si par extraordinaire il pouvait s'appliquer, il aurait pour conséquence immédiate d'interdire aux jeunes l'accès à un contrat de travail, lequel serait remplacé par une embauche unilatérale pouvant être rompue sans le moindre motif par l'employeur.

Il y a bien des raisons d'imaginer que ce contrat de travail, qui n'en est pas un, n'a que très peu de chances d'être appliqué. D'abord, notre Constitution défend le droit du travail et indique précisément que nul ne peut être lésé dans son travail en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

Or, le fameux CPE peut être résilié par l'employeur sans motif et peut donc parfaitement être résilié pour un motif tenant aux origines, aux opinions ou aux croyances du salarié.

Mais il y a une raison beaucoup plus importante encore qui rend très difficile d'imaginer un tel contrat dans un état de droit. En effet, un contrat qui peut être résilié uniquement au bon plaisir d'une des parties peut difficilement passer pour un contrat.

A ma connaissance, y compris dans les pays les plus libéraux, il faut toujours une raison et même une raison reconnue valable pour résilier un contrat de travail.

Dans des pays comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, la résiliation fautive entraîne des compensations considérables au détriment de l'employeur.

Imaginez par exemple qu'un employeur américain résilie le contrat de son employé au motif que celui-ci a contracté le SIDA. Dans ce cas, la justice américaine sanctionnerait très sévèrement l'employeur.

Or, un jeune embauché dans le cadre du CPE pourrait être licencié sans motif et donc s'il devient séropositif pendant la durée de son CPE, il peut parfaitement être licencié pour cette raison.

Que se passera-t-il alors ? De deux choses l'une. Ou le Conseil constitutionnel fera son devoir en rappelant que nous sommes un Etat de droit et que donc on ne peut imaginer un contrat fondé sur le bon plaisir et encore moins un contrat de travail. Ou alors, les tribunaux seront systématiquement saisis de plaintes visant à identifier le motif réel du licenciement et cela rendra finalement le CPE plus difficile pour l'employeur que le contrat normal.

Conclusion : la France ou plutôt son gouvernement, une fois de plus, ignore les fondements du droit et passe son temps à instaurer des règles qu'aucun autre pays démocratique n'oserait même imaginer.



Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 22/02/2006
La promesse de Jacques Chirac sur la réduction de la TVA dans la restauration a été réitérée à plusieurs reprises depuis quelques années. Il est aujourd'hui clair qu'elle ne sera jamais tenue. En réalité il était évident qu'elle ne pouvait être tenue, et dans les cercles du pouvoir tout le monde le savait depuis longtemps. C'est une des tromperies les plus cyniques qu'ait connu notre vie politique. Elle mériterait d'être citée en exemple, voire commémorée... En attendant cette affaire montre à quel point notre pays a perdu en quatre ans toute influence dans l'union européenne, de même que notre pays est devenue, contrairement à ce que s'imaginent les français, la risée de la diplomatie mondiale. Notre arrogance, notre mépris, nos contradictions permanentes font qu'il suffit que ce soit la France qui propose pour que le refus soit systématique. Il faudra des années d'humilité et de travail diplomatique pour redonner à notre pays une place en europe et dans le monde. 
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 01/02/2006

La loi du 10 Mai

01/02/2006
     Mon excellente collègue et amie Christiane Taubira a remporté une grande victoire morale en obtenant que l'on commémore chaque 10 mai en France le crime contre l'humanité de l'esclavage. C'est tout à l'honneur de la France de se retourner sur le passé. Mais ce n'est pas que le passé et l'histoire puisqu'aujourd'hui il existe encore dans le monde des dizaines de millions de personnes soumis au travail forcé et que même en France des dizaines de cas sont relevés par la justice chaque année, sans parler de ce qui n'est jamais révélé. Notre grande dame de la Guyane représente un peu de l'honneur de la France, il faut le dire car il nous en reste si peu.
Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 01/02/2006
     M. Thierry Breton a reçu M. Mittal troisiéme fortune du monde, leader mondial de la sidérurgie, pour lui expliquer qu'il ne savait pas diriger une entreprise, qu'il ne connaissait pas le management moderne etc... L'homme qui parti de rien a construit un empire industriel sans s'endetter, sans même recourir au marché financier, s'est entendu dire par M. Breton qui est responsable du deuxiéme désastre de France Telecom qu'il ne sait pas entreprendre! Il parait que MIttal en rigole encore... Si demain M. Breton pouvait rencontrer Mozart il lui donnerait certainement une leçon de musique. 
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 01/02/2006
1 ... « 172 173 174 175 176
Paul Giacobbi - Photo officielle

Consultez le blog de Paul Giacobbi sur votre mobile !


Les dernières notes
Communiqué 20/02/2017
Pace e Salute ! 10/01/2017
Toutes les archives