Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   

Le bon plaisir

17/03/2006
Notre bouillant Premier ministre semble croire que le pouvoir réside dans l'exercice libre de sa volonté uniquement inspirée par son bon plaisir.
 
Il y a quelques années, en tant que ministre des affaires étrangères, il s'est payé le plaisir de briller facilement aux yeux du monde et, depuis, nous ne cessons de payer au prix fort ces petits moments de plaisir. Comme il était dit dans un film admirable : « payez-vous des petits plaisirs… un souvenir inoubliable » (Peter Ustinov dans "Lola Montes" de Max Ophüls).
 
Sauf que dans le cas d'espèce, c'est lui qui a le plaisir et c'est nous qui payons.
 
Dans le cas du CPE, il introduit dans le droit français une notion qui en était absente depuis 1789. En effet, ce brillant contrat peut être résilié par l'employeur sans motif, c'est-à-dire selon son bon plaisir.
 
Il semble que Monsieur Galouzeau dit de Villepin se soit tellement persuadé d'une origine aristocratique que sa famille s'est donnée à elle-même il y a quelques décennies, qu'il tend à adopter presque instinctivement les principes de l'Ancien régime.
 
Notre Bourgeois gentilhomme n'a décidément plus les pieds sur terre et il devrait se souvenir que les siècles de bons plaisirs royaux se sont terminés par la Révolution française.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 17/03/2006
Notre ministre d'Etat Nicolas Sarkozy est un maitre dans l'art de dissimuler ses échecs. Chacun connait la faillite de sa politique sécuritaire qui fait qu'aujourd'hui la France s'agite beaucoup sur le sujet mais que le citoyen s'y trouve moins en sécurité qu'il y a trois ans. Chacun se souvient de ses prévisions de croissance pour 2005 : 2,5 % alors que nous ne dépasserons pas 1,4%. Mais ce n'est jamais lui, ce sont les autres et d'ailleurs celà ira mieux dans sa "France d'après". Mais l'affaire des passeports biométriques pour les Etat-Unis est de l'unique responsabilité de notre brillant ministre qui, refusant d'appliquer la loi relative à l'imprimerie nationale et ne voulant pas perdre le temps de la faire modifier a tant et si bien manoeuvré que la France est le seul pays a ne pas avoir été fichu de fournir à ses citoyens un passeport adéquat en temps utile. Aini, les italiens, les espagnols, les britanniques, les belges ont des passeports adaptés aux exigences américaines, mais les français, grâce à notre ministre, sont obligés d'obtenir un visa, ce qui coûte de l'argent, demande un délai considérable et ne peut s'obtenir qu'à Paris ou alors doivent renoncer à leur voyage. Même pas capable de faire imprimer des documents administratifs : celà mérite le bonnet d'âne de la place Beauvau.
Commentaires (6) | Rédigé par Paul Giacobbi le 07/03/2006
Le président de la République est en arabie et essaye de vendre des avions Rafale. Question : pourquoi les saoudiens achéteraient-ils des avions plus chers que les autres, que personne d'autre au monde n'achète, alors qu'ils considérent sur le plan politique la France comme un pays inexistant et qu'ils dépendent à 100% des Etats-Unis pour leur sécurité? Comment imaginer que les saoudiens pourraient refuser l'achat d'avions américains alors que les Etats-Unis assurent une totale sécurité à leur pays et que notre diplomatie a eu pour effet de nous faire haïr par tous les pays proches des Etats-Unis ?
La semaine derniére on nous expliquait que l'Inde allait nous acheter des centrales nucléaires! L'Inde a décidé une semaine plus tard comme prévu de s'allier sur le plan nucléaire avec les Etats-Unis et va acheter leur technologie...d'ailleurs moins couteuse puisque la dévaluation du dollar fait son effet et que nos fameuses centrales fonctionnent sous licence américaine. Ne faudrait-il pas cesser ce cinéma stupide et ruineux, revenir sur terre et essayer enfin de conduire une diplomatie efficace et cohérente adaptée aux réalités d'une moyenne puissance qui ne peut pas jouer dans la cour des grands. On ne s'imagine pas en France à quel point ce genre de voyage, outre qu'ils n'ont aucun résultat nous ridiculisent.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 06/03/2006
Les dirigeants d'Arcelor, dans des discours confus ou se mêlent des mots d'eau de Cologne, de parfum, de chevalier blanc et de bonnes manières, revendiquent enfin – c'est la seule partie à peu près compréhensible de leur discours, le fait qu'ils « créent de la valeur » et qu'ils vont "en faire profiter leurs actionnaires au cours des prochaines années".

Si l'on examine l'histoire respective du groupe Mittal et du groupe Arcelor au cours des vingt dernières années, on peut résumer ainsi l'évolution de leur valeur respective.

Au départ, les sociétés qui composent aujourd'hui Arcelor sont d'énormes entreprises ayant plus d'un siècle d'existence et un énorme appareil de production, l'Etat injecte plus de 10 milliards d'euros pour leur permettre de s'adapter au monde moderne et aujourd'hui ce conglomérat vaut environ 18 milliards d'euros.

Au même point de départ, le groupe Mittal sont les économies d'un ingénieur qui ne possède rien et qui gagne 300 dollars par mois, c'est-à-dire environ le tiers du salaire mensuel hors charges du chauffeur de Monsieur Guy Dollez à l'époque.

Par la suite, le groupe Mittal ne reçoit pas un centime de subvention et vaut aujourd'hui 30 milliards de dollars.

Conclusion : Arcelor a consommé 12 milliards d'euros de subvention pour valoir 18 milliards d'euros aujourd'hui. Or, il valait beaucoup d'argent même à l'origine. Il a donc détruit de la valeur sans jamais jusqu'à présent réussir à en créer.

Quant au groupe Mittal, il a créé 30 milliards de dollars de valeur.

Pour le reste, le pathétique M. Dollez explique benoîtement à ses actionnaires qu'il va leur donner de gros bénéfices dans les prochaines années en vendant les bijoux de famille comme l'acier inoxydable ; en réduisant les coûts de maintenance de ses usines, c'est-à-dire en compromettant la valeur même de son outil de travail.

Outre que ce genre de promesse de bénéfices futurs n'engagent vraiment que ceux qui sont assez naïfs pour le croire, il est stupéfiant de voir que ce groupe n'envisage de faire du profit qu'en diminuant artificiellement ses coûts et en bradant son patrimoine.

Enfin, s'il n'est pas en soi choquant que quelqu'un qui n'a jamais reçu de subvention publique soit propriétaire de la quasi totalité  de son entreprise, il est stupéfiant de constater que la République française, qui a donné des dizaines de milliards d'euros de subventions à Arcelor, n'en possède pas une seule action et n'en tirera aucun bénéfice.

Le capitalisme de M. Breton, c'est vraiment la socialisation des pertes et la privatisation du profit.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 28/02/2006
Le contrat Première embauche nous est présenté comme la panacée qui va régler le problème de l'emploi des jeunes. C'est en partie vrai puisque si par extraordinaire il pouvait s'appliquer, il aurait pour conséquence immédiate d'interdire aux jeunes l'accès à un contrat de travail, lequel serait remplacé par une embauche unilatérale pouvant être rompue sans le moindre motif par l'employeur.

Il y a bien des raisons d'imaginer que ce contrat de travail, qui n'en est pas un, n'a que très peu de chances d'être appliqué. D'abord, notre Constitution défend le droit du travail et indique précisément que nul ne peut être lésé dans son travail en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

Or, le fameux CPE peut être résilié par l'employeur sans motif et peut donc parfaitement être résilié pour un motif tenant aux origines, aux opinions ou aux croyances du salarié.

Mais il y a une raison beaucoup plus importante encore qui rend très difficile d'imaginer un tel contrat dans un état de droit. En effet, un contrat qui peut être résilié uniquement au bon plaisir d'une des parties peut difficilement passer pour un contrat.

A ma connaissance, y compris dans les pays les plus libéraux, il faut toujours une raison et même une raison reconnue valable pour résilier un contrat de travail.

Dans des pays comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, la résiliation fautive entraîne des compensations considérables au détriment de l'employeur.

Imaginez par exemple qu'un employeur américain résilie le contrat de son employé au motif que celui-ci a contracté le SIDA. Dans ce cas, la justice américaine sanctionnerait très sévèrement l'employeur.

Or, un jeune embauché dans le cadre du CPE pourrait être licencié sans motif et donc s'il devient séropositif pendant la durée de son CPE, il peut parfaitement être licencié pour cette raison.

Que se passera-t-il alors ? De deux choses l'une. Ou le Conseil constitutionnel fera son devoir en rappelant que nous sommes un Etat de droit et que donc on ne peut imaginer un contrat fondé sur le bon plaisir et encore moins un contrat de travail. Ou alors, les tribunaux seront systématiquement saisis de plaintes visant à identifier le motif réel du licenciement et cela rendra finalement le CPE plus difficile pour l'employeur que le contrat normal.

Conclusion : la France ou plutôt son gouvernement, une fois de plus, ignore les fondements du droit et passe son temps à instaurer des règles qu'aucun autre pays démocratique n'oserait même imaginer.



Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 22/02/2006
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