Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
Pourquoi j’apporte mon parrainage à Emmanuel Macron.
Membre du mouvement En Marche dès sa création, j’ai choisi de soutenir l’ancien ministre de l’Economie, bien avant qu’il ne présente sa candidature.
Je partage son diagnostic lucide sur le manque de compétitivité de la France et adhère à ses propositions de réformes, notamment en faveur d’un cadre fiscal favorable à l’investissement des entreprises.
En matière d’organisation du travail, je suis convaincu de la nécessité de penser différemment l’accès à l’emploi et à la formation pour que chacun puisse d’abord vivre de son travail et que ce travail corresponde à ses moyens, ses compétences, sa formation.
Sans abolir les 35 heures, il convient d’assouplir ce cadre, dans la concertation et d’abaisser les charges salariales pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages.
Sur les retraites, je suis favorable à une retraite par points qui reflèterait la réalité du travail.
En matière de chômage, je suis favorable à sa proposition d’ouvrir les droits aux indépendants, aux commerçants et aux artisans. Très logiquement, il estime que le financement devrait être plus supporté par l’impôt que par une cotisation qui pénalise ceux qui travaillent.
La Corse sera une étape importante de sa campagne. J’ai eu l’occasion de m’entretenir, à plusieurs reprises, avec lui des défis qui attendent notre île.
Il prendra le temps prochainement de la visiter, de l’écouter, d’essayer de comprendre avant de proposer et de partager des idées et des projets.
Avec Emmanuel Macron, la France doit se mettre en marche et la Corse avec elle !
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 10/01/2017

Pace e Salute !

10/01/2017
A l’aube de cette nouvelle année, je vous présente mes meilleurs vœux pour 2017.
Que cette année apporte à toutes et à tous la santé, le bonheur et la réussite dans les projets entrepris. Mes pensées vont aux malades, à ceux qui souffrent, qui sont seuls ou dans la pauvreté mais également à ceux qui subissent des épreuves.
L’année 2016 a été marquée par le terrorisme et il est nécessaire d’être unis et solidaires face à ces atrocités. Je souhaite que la nouvelle année soit placée sous le signe de l’apaisement et de l’espoir. Nous devons rassembler nos forces afin de construire un avenir prometteur à nos enfants. En 2017, vous aurez l’occasion de donner votre avis. J’ai toute confiance en la Corse pour relever ensemble les différents défis à venir.

Très bonne année 2017 ! Pace è salute.

http://voeux.assemblee-nationale.fr/cartes/5037_940793/ http://voeux.assemblee-nationale.fr/cartes/5037_940793/

Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 10/01/2017

Extrait du compte-rendu du débat sur le projet de loi relatif à l'égalité et la citoyenneté, 22 décembre 2016.


Monsieur le président, madame, monsieur les ministres, une fois de plus, nous consacrons une séance – la dernière de l’année 2016 – à l’examen d’un projet de loi sur l’égalité et la citoyenneté. Deux siècles après l’instauration de la République, ce n’est pas le premier du genre, ni certainement le dernier.

Même si ce texte ressemble à un inventaire à la Prévert – comme on dit maintenant lorsque l’on ne sait pas le français –, il n’est nullement surréaliste. Il est même, pour une fois, remarquablement pratique et réaliste, du moins pour certaines de ses dispositions, normatives et concrètes – je ne parlerai pas des autres, qui n’ont aucun intérêt.

C’est d’ailleurs ce qui a fait la difficulté de l’exercice, notamment dans les navettes avec le Sénat. Finalement, celui-ci nous a rendu service en ne discutant pas de ces dispositions, ce qui a permis d’accélérer les choses et de clore aujourd’hui l’examen. C’est dommage pour le débat, mais assez pratique.

Je ne reviendrai pas sur l’ensemble des dispositions qui, pour être hétéroclites, vont toutes dans le même sens. Je remercie Mme Chapdelaine, rapporteure thématique, d’avoir rappelé que l’obligation d’accueil des enfants dans les cantines scolaires est issue d’une proposition de loi signée par Roger-Gérard Schwartzenberg et l’ensemble des membres du groupe radical, républicain, démocrate et progressiste. Ce texte a été présenté lors d’une niche parlementaire, mais nous n’avons pas eu le loisir d’aboyer beaucoup. (Sourires.) Toutefois, le cri, ou l’aboiement, que nous avons émis à cette occasion, a été repris par le présent projet de loi, de telle sorte que ces dispositions, qui n’ont l’air de rien mais peuvent faire beaucoup dans certaines circonstances, sont adoptées.

Ce qui est intéressant, c’est que ce projet de loi prend en compte les zones défavorisées, rurales, économiquement fragiles, périphériques, qui tendent à subir un décrochage économique et social, mais aussi un décrochage citoyen. Dans ces zones, l’accès aux services publics, aux transports, aux télécommunications, qui semble aller de soi ailleurs, est devenu difficile.

Les bons esprits sont frappés aujourd’hui de ce qui se passe sur le plan politique dans les pays occidentaux : une partie, souvent majoritaire, de l’électorat – donc du peuple –, en marge du système en place, des journaux, de la classe politique, vote de manière parfois surprenante, et regrettable – même si le peuple a toujours raison. Or cela ne vient pas par génération spontanée : ce phénomène est lié en grande partie au fait que les personnes en question habitent les périphéries, les marges, les banlieues, les zones rurales. Si cela est particulièrement frappant aux États-Unis, on observe la même chose en France, avec – entre autres – ce paradoxe extraordinaire que ces zones rurales, où le phénomène d’immigration n’existe pratiquement pas, montrent une sensibilité extravagante à la question de l’immigration. On voit bien que c’est un état d’esprit général, qui rend les choses difficiles. Si nous ne prêtons pas attention à ces décrochages citoyens, à ces décrochages d’accès, nous aurons – et c’est déjà le cas aujourd’hui – à faire face à des difficultés et à des contradictions politiques.

Bien entendu, ce projet de loi n’est qu’une contribution modeste. Même si son contenu est relativement riche, il en faudra bien d’autres pour espérer s’approcher de l’égalité en droit. Lorsque nous étions jeunes et que nous faisions des études de sciences politiques, on nous disait : « L’égalité, ça n’existe pas, mais au moins, la Constitution et la République nous ont apporté l’égalité en droit ». En réalité, non. Ce que nous essayons d’approcher, à travers un projet de loi comme celui-ci, c’est l’égalité en droit. Mais nous sommes encore loin de ce qui demeure un objectif à atteindre.

Le groupe que je représente – un député pour dix-sept, le ratio est l’un des plus élevés dans l’hémicycle aujourd’hui ! (Sourires) – est, par définition, républicain, progressiste, démocrate et même radical. Il ne peut donc que voter avec enthousiasme l’ensemble de ces dispositions. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain.)
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 03/01/2017

Extrait du compte-rendu de la séance du 22 décembre 2016.


Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, nous voici donc réunis pour la dernière séance, qui me fait penser à la fois à la veille de Noël, avec tout de même quelques petits cadeaux empoisonnés, et aux Adieux de Haydn, puisque nous ne sommes plus très nombreux et que cette symphonie comporte un message subliminal.

Cet ultime texte de la mandature en matière budgétaire est marqué par la réalisation du plan triennal d’économies pour l’année 2016. C’est un effort considérable, même si l’on nous dit, sans doute à juste titre, qu’il marquera le pas en 2017. Il est évidemment plus facile d’exiger des dépenses quand on a quitté les responsabilités ou qu’on ne les occupe pas encore. Nous avons vu ces jours-ci, avec la dépense militaire, que d’aucuns pouvaient tomber dans ce travers : alors qu’ils ne sont plus en charge, ils exigent maintenant des efforts en dizaines de milliards d’euros par an.

La vérité, vous la savez tous, et, si vous l’avez oubliée, je vais vous la rappeler : les taux d’intérêt vont tôt ou tard augmenter, probablement d’un point au moins en 2017 et d’autant en 2018, voire bien davantage ; nous ne voyons pas comment nous pourrons faire face à l’augmentation des frais financiers qui en découlera, car elle devrait atteindre – sachant que la dette se renouvelle avec une maturité moyenne de sept ans – plusieurs dizaines de milliards d’euros en deux ou trois ans, soit à peu près l’équivalent de nos dépenses militaires.

Mme Marie-Christine Dalloz. Exactement !

M. Paul Giacobbi. Nous sommes donc face à une impasse future. Il est vrai que cette mandature a connu des taux d’intérêt anormalement bas, complètement fous, en raison d’une politique monétaire assez folle, même si elle avait ses avantages.

C’est cependant sans flagornerie, monsieur le secrétaire d’État, que je voudrais vous rendre hommage. Vous avez tenu votre poste, sans renier vos convictions sur les priorités de la dépense publique et sans céder sur la trajectoire, même si l’on peut toujours estimer qu’il aurait été possible de faire mieux. Je souhaite d’ailleurs à ceux qui vous critiquent aujourd’hui de faire aussi bien que vous demain.

Un mot, maintenant, à propos de la Corse.

Mme Marie-Christine Dalloz. Ah !

M. Paul Giacobbi. Sans vous, nous n’aurions pas réglé la question des arrêtés Miot, même si, pour des raisons de sécurité constitutionnelle, ce règlement ne figure pas dans une loi de finances. Les polémiques absurdes de ces jours-ci sur l’utilisation de l’enveloppe de continuité territoriale, que nous aurions voulu affecter au monde rural, n’ont aucun sens : c’est vous qui avez accepté la fongibilité avec les routes territoriales, ce qui est à la fois logique et suffisant. Je vous rends d’autant plus hommage sur ce point que vous l’avez fait non pas à contrecœur, mais disons avec un enthousiasme modéré – en tout cas, ce n’était pas votre inclination naturelle –, conformément à ce que doit être la loyauté dans la conduite des affaires publiques.

Enfin, notre groupe a souvent trouvé auprès de vous une oreille attentive ; ce PLFR en témoigne à travers plusieurs amendements.

Sans flagornerie, encore une fois – qu’attendre d’une fin de législature ? –, vous avez marqué les finances publiques françaises, chacun le reconnaît déjà. C’est un rôle ingrat. L’inventeur de nos finances publiques modernes, l’ancien abbé Louis, devenu baron Louis, disait simplement : « Faites-moi de bonnes politiques, je vous ferai de bonnes finances. » Reste à savoir si l’on vous a fait de bonnes politiques ; les avis sont à tout le moins partagés mais je n’entrerai pas dans la polémique.

Pour l’ensemble de ces raisons, le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste approuvera naturellement ce PLFR, qui lui convient globalement, malgré les difficultés de l’heure. Il le fera avec plaisir, parce que c’est vous qui l’avez défendu. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain.)
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 03/01/2017

Extrait du compte-rendu du débat sur la proposition de loi organique et la proposition de loi relative aux autorités administratives indépendantes et autorités publiques indépendantes, 8 décembre 2016.


Madame la présidente, madame la secrétaire d’État, monsieur le président de la commission des lois, monsieur le rapporteur, chers collègues, nous en venons à l’examen de ces propositions de lois qui font l’objet d’une discussion générale commune. Celui-ci constitue pour notre groupe un vrai motif de satisfaction car elles sont issues d’un excellent rapport de notre collègue sénateur et ami Jacques Mézard et ont fait l’objet d’un dépôt de textes identiques sur le bureau de l’Assemblée nationale par notre collègue Joël Giraud. De quoi s’agit-il ? Nous assistons depuis de nombreuses années à la création spontanée d’objets amphibies, d’autorités mi-juridiction mi-administration dont l’indépendance découle de la nécessité de disposer d’organismes spécialisés et qui prennent souvent des libertés, dont parfois certaines qu’on voudrait ne pas les voir s’appliquer à elles-mêmes ! Il en va de la liberté comme de la charité : liberté bien ordonnée commence par soi-même, si j’ose dire, et tel est souvent le cas !

Il faut donc donner un cadre cohérent à cette création amphibie et spontanée, tant pour limiter le nombre d’autorités administratives indépendantes que pour assurer une certaine uniformité des règles qui leur sont applicables, règles internes incluses. Un célèbre ministre, aujourd’hui président d’une haute juridiction, déplorait jadis une tendance marquée à créer une commission, publier un rapport et le remiser dans un tiroir. De nos jours, on crée souvent une commission qui publie un rapport et propose de créer une autorité administrative indépendante supplémentaire. Nous avons débattu du nombre d’autorités indépendantes. La rédaction initiale du texte visait à le limiter à vingt, mais quelques oublis nous ont amenés à en conserver vingt-cinq. Il existe en effet quelques autorités dont on voit mal pourquoi on leur ferait un mauvais sort comme le Médiateur national de l’énergie ou l’Autorité de régulation des jeux en ligne – ARJEL – qui ont clairement vocation à figurer dans la liste.

En tout état de cause, il faut réglementer, fixer plus précisément les statuts de ces autorités et délimiter les contours des missions de chacune, de préférence par voie législative. Il faut trancher des questions financières, car tout cela coûte cher, afin que leur patrimoine et leur personnel ne soient pas l’occasion, comme j’y faisais allusion tout à l’heure, de déroger de façon assez stupéfiante aux règles générales, ce qui aboutirait, comme le faisait remarquer M. le rapporteur, à des autorités dans lesquelles le dernier des employés est mieux payé que chacun des membres de cette assemblée – ce qui d’ailleurs n’est pas une référence car nous ne sommes pas au sommet de la fonction publique en général, c’est le moins que l’on puisse dire ! Tels sont donc les sujets dont nous allons débattre, rapidement et simplement.

M. Jean-Luc Warsmann, rapporteur. Nous avons déjà commencé !

M. Paul Giacobbi. Ce texte, qui est tout de même l’un des derniers de la législature, n’en est pas moins important. C’est parfois en de telles occasions, même dans un hémicycle non pas désert, car la qualité supplée à la quantité, mais relativement vide, que l’on vote des textes importants qui marqueront l’avenir. Cette tendance nouvelle de l’administration française est en effet devenue proliférante. Lorsque j’’étais étudiant à Sciences Po et plus tard à l’École nationale d’administration – si on peut appeler cela des études –, ces entités étaient très nouvelles et on les regardait, tels des zoologues, comme des bêtes que l’on n’arrivait pas à classer précisément ! Ce qui vous est proposé aujourd’hui, chers collègues, est une sorte de classification zoologique de ces animaux amphibies et nouveaux. Ce texte y contribuera très largement.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 08/12/2016
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