Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


   

Arithmétique

27/05/2014
Arithmétique
Les partis actuellement représentés au gouvernement, c’est-à-dire à l’exclusion de tous les autres, le Parti socialiste et le Parti radical de gauche, disposent, au sein de l’Assemblée nationale, d’une majorité absolue.
Ces mêmes formations politiques viennent d’enregistrer, dans les listes qu’elles ont présentées aux élections européennes 14% des suffrages exprimés.
L’arithmétique devrait conduire à une dissolution de l’Assemblée nationale ou une démission du Président de la République ou aux deux successivement.
En Italie et en Allemagne, deux pays où les exécutifs, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont une caractéristique commune qui est de gouverner, c’est-à-dire qu’ils font des choix et en tirent des conséquences pratiques, les partis au pouvoir arrivent logiquement en tête de ces élections européennes.
Si le Président de la République décide de ne pas démissionner et de ne pas dissoudre l’Assemblée nationale, il lui reste encore une issue pour sortir de l’impasse où il nous a placés : gouverner comme cela se fait en Italie et en Allemagne.
Gouverner, c’est choisir d’augmenter ou de diminuer les impôts mais pas de faire les deux à la fois.
Gouverner, c’est choisir d’attirer les entreprises étrangères ou, à l’inverse, de subordonner leurs investissements à une autorisation préalable mais pas de faire les deux à la fois.
Gouverner, c’est supprimer les départements ou les maintenir mais pas de faire les deux à la fois.
Gouverner, c’est enfin, pour prendre un exemple qui m’est proche, décider une restructuration de la SNCM pour sauver le service public et l’emploi et ne pas remettre au surlendemain les mesures difficiles mais indispensables qu’il serait déjà un peu trop tard de prendre aujourd’hui et certainement pas de faire encore miroiter des solutions impossibles et miraculeuses !
A force de ne pas gouverner, de ne pas choisir entre le blanc et le noir et de perpétuellement composer des décisions grises, informes et insipides qui ne satisfont personne et ne règlent aucune question pendante, le gouvernement pousse la France dans les bras de Marine Le Pen, tandis que les résultats des élections européennes placent déjà la première des République d’Europe en marge des démocraties.
Commentaires (22) | Rédigé par Paul Giacobbi le 27/05/2014

Comparaison

21/05/2014
Comparaison
Une actualité récente relative aux pertes qu’ont entraîné pour trois grandes entreprises le comportement d’un individu m’incite à comparer pour des montants de pertes à peu près équivalents, quelques milliards d’euros chaque fois tout de même, une certaine inégalité de traitement…
D’un côté, deux dirigeants d’entreprise, M. Jean-Marie Messier et Mme Lauvergeon. L’un est puni de dix mois de prison avec sursis tandis que sont relevés à l’encontre de l’autre des faits justifiant l’ouverture d’une enquête préliminaire.
Le troisième est M. Kerviel qui n’a pas fait perdre plus d’argent à son entreprise que les deux précités n’en ont fait perdre à la leur mais il est condamné à titre définitif à trois années de prison ferme.
Comparaison n’est pas raison et l’on en est par ailleurs pas au même stade d’une procédure judiciaire, pas encore définitivement bouclé concernant M. Messier, parvenu au stade de la cassation rejetée pour M. Kerviel et seulement à celui de l’enquête préliminaire pour Mme Lauvergeon.
Par ailleurs, il est difficile d’estimer objectivement les responsabilités sans connaître le détail précis d’un dossier.
Il n’en demeure pas moins qu’un esprit superficiel pourrait tirer la conclusion hâtive d’une comparaison de ces trois affaires que l’on est d’autant plus sévèrement puni que l’on est placé plus bas dans la hiérarchie et inversement.
Jean de La Fontaine avait trouvé à cet égard une phrase toujours juste : « suivant que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».
Commentaires (5) | Rédigé par Paul Giacobbi le 21/05/2014

Pour alimenter la réflexion dans une Normandie en quête d’unité, Alain Tourret, député du Calvados, maire de Moult et Marc Andreu Sabater, conseiller général et maire de Vire, ont convié Paul Giacobbi à venir animer une conférence-débat sur ce thème.


« Quelle nouvelle décentralisation pour la France ? – Le modèle Corse ».
Il est toujours réconfortant, bien que ce soit plutôt rare sans être exceptionnel, que les institutions de la Corse soient considérées comme un modèle.
Je dois dire que j’en suis très honoré même si j’imagine que cela tient autant et plus à l’amitié d’Alain TOURRET qu’à nos propres mérites.
Vous serez peut-être surpris d’apprendre cependant que la région de Corse travaille avec nos amis du Haut-Rhin, et en particulier le président du département, Charles BUTTNER, parce que les alsaciens se posent aussi beaucoup de questions sur la réforme territoriale et que la Corse, toujours en avance dans la décentralisation depuis 1982, est riche d’une expérience dont il faut peut-être examiner les résultats avant, le cas échéant, de l’étendre à l’ensemble du territoire.
Je souhaiterais vous rappeler d’abord ce qui est particulier dans le statut de la région Corse en terme de compétences, de moyens et de fonctionnement institutionnel (I), avant de vous exposer les leçons que j’en tire après quatre ans de présidence de notre région (II), et de conclure sur l’avenir et sur « l’ailleurs », car bien souvent en matière de décentralisation, la France doit regarder autour d’elle et observer des pays et des régions plus avancés de ce point de vue (III).
Commentaires (5) | Rédigé par Paul Giacobbi le 15/05/2014
La loi relative aux groupes politiques
Le Canard enchaîné à paraître le mercredi 14 mai accuse la justice de me protéger et s’étonne que je ne sois pas poursuivi dans une affaire de détournement de fonds publics relative à l’emploi d’un collaborateur au groupe PRG du Conseil général de la Haute-Corse à l’époque où j’en étais le président.
La loi est pourtant, sur ce point précis, d’une logique et d’une clarté limpide. Si le Conseil général en décide, et tous les conseillers généraux le font, les groupes politiques des assemblées peuvent recevoir une allocation pour leurs frais et notamment recruter des collaborateurs.
Si le président du Conseil général est l’ordonnateur de ces dépenses, la loi – article L.3121-24 du Code général des Collectivités territoriales – dispose que ce n’est pas lui qui décide de l’emploi de ces collaborateurs de groupe : « l’élu responsable de chaque groupe d’élus décide des conditions et des modalités d'exécution du service confié que ces collaborateurs accomplissent auprès de ces groupes au sein de l'organe délibérant ».
Le président du Conseil général ne peut être tenu pour responsable en tant qu’ordonnateur de ce qui est décidé, de par la loi, par un autre que lui, sans qu’il puisse ni contrôler, ni réglementer dans ce cas « les conditions et les modalités d’exécution du service confié ».
S’il en était autrement, un groupe d’opposition pourrait faire condamner le président d’une assemblée départementale en détournant sciemment des fonds du groupe…
C’est sans doute en application de la loi que la justice ne m’a ni entendu, ni incriminé dans cette affaire dont j’ai appris l’existence il y a quelques mois en lisant le journal.
Pourquoi voudrait-on qu’un parquet indépendant, auquel la loi interdit de donner des instructions sur une affaire particulière, épargne tel ou tel élu ? Cependant, à l’origine de cette volonté de diffamer ou de cette manipulation des médias, qui ont le tort de publier sans se donner la peine de lire la loi ou de réfléchir, il y a sans doute des personnes gênées par l’action qui est la mienne, et qui est publique et transparente, pour parvenir à une application rigoureuse des lois dans le domaine des marchés publics.
Je l’ai rappelé récemment à l’Assemblée nationale et les députés qui se sont tous levés et m’ont longuement applaudi l’ont, je crois, compris.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 13/05/2014

Ma question au gouvernement à propos de la SNCM, 6 mai 2014


Monsieur le Premier Ministre,
Après des années de gestion irresponsable et médiatique, la SNCM est à l’heure des comptes. Des décisions de justice confirmées et des éléments comptables irréfutables conduisent les commissaires aux comptes à exiger l’inscription de plus de 600 millions d’euros de provision pour certifier les résultats de l’exercice 2013.
Une presse incompétente et malveillante, confondant tout, s’imagine que l’Etat et la Collectivité territoriale de Corse pourraient financer 800 millions d’euros pour armer quatre nouveaux navires.
Mais ceci n’a rien à voir avec l’urgence du moment. Les collectivités publiques n’ont ni le droit, ni les moyens, ni même l’intention de faire perdurer artificiellement une exploitation aussi déséquilibrée alors même que le service public de la Corse peut être rentable sous pavillon français et dans le respect de nos lois comme le démontre la Compagnie Méridionale de Navigation.
Il est cependant encore possible, non pas de sauver l’entreprise telle qu’elle est mais de préserver une part importante des emplois et le service public maritime de la Corse dont la Commission de l’Union européenne a confirmé le caractère indispensable.
La SNCM devra se placer sous la protection du tribunal de commerce, opérer une restructuration des effectifs et des moyens sachant d’ailleurs que les partenaires sociaux ont d’ores et déjà accepté une importante diminution du nombre des postes. Le renouvellement de la flotte, rendu indispensable par la vétusté des navires, l’évolution des normes de pollution maritime et la recherche d’une meilleure productivité, devra enfin être organisé dans le cadre souhaité depuis longtemps par la Collectivité territoriale de Corse et enfin validé par vos conseils, c’est-à-dire celui d’une société d’économie mixte.
La mise en œuvre de ce plan prendra plusieurs mois et n’ira pas sans difficultés ni sans troubles mais si, comme j’en suis persuadé, l’Etat y est déterminé, il pourra, avec l’appui sans faille de la Collectivité territoriale de Corse, être mené à bien pour la pérennité du service public et la sauvegarde des emplois.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 06/05/2014
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