Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse


   
« Pour se situer dans l’air du temps, nous pourrions utiliser cette expression « pare chi u troppu stroppia », car elle prend aujourd’hui, sa pleine mesure : en effet, et à notre grande stupéfaction, il est porté à notre connaissance par différents médias, et à grands renforts de « tweets » : « une manne inattendue », « une mobilisation du nouvel exécutif » et surtout « ce que n’aurait pas fait l’ancienne mandature ».

Avant tout, pour clore immédiatement toute polémique qui serait stérile et injuste, il convient de préciser que nous ne mettons pas en cause les médias, puisque rapportant exactement les propos et termes employés et usités par Messieurs ACQUAVIVA, Président de l’Office des Transports et SIMEONI, Président du Conseil Exécutif de Corse.

Néanmoins, même si n’avons pas communiqué à hauteur de ce qui se fait à présent, même si nous n’avons pas annoncé dans l’hémicycle que nous travaillions « da e cime a e stelle » (pour reprendre ici, les mots de M. ACQUAVIVA), il était tellement évident que ce soit le cas, qu’il ne nous a pas semblé indispensable de le préciser !

Par ailleurs, il est connu de tout un chacun que si une créance est abandonnée, elle ne peut être recouvrée.

A cet effet, et en pièces jointes à ce communiqué vous trouverez deux courriers en date du 23 septembre 2015 adressés aux administrateurs judiciaires : la SCP Douhaire-Avazeri et la SEL Abitbol, dans lesquels la somme de 9.4M€ résultant de la sous-consommation de carburant est réclamée, ainsi d’ailleurs (en pareil climat, cela devient nécessaire), que les accusés de réception en date du 24 septembre de la même année.

Lorsque l’on se permet de mettre la transparence au cœur d’un discours, ces procédés nous paraissent aujourd’hui de nature à nous questionner : de qui se moque-t-on ? De vous.

Est-ce là, la vision de la politique de la majorité territoriale ? Oui.

Pourquoi ne se borne-t-on pas à annoncer la récupération de cette créance ?
Lorsque l’on se pare de vertu, comment peut-on effrontément annoncer un tel mensonge ? Ou alors, méconnaître autant ses dossiers ?

Les Corses doivent engager une réflexion sur le sujet, la réponse les guidera pour les choix à venir. »


Paul GIACOBBI, ancien Président du Conseil Exécutif de Corse et Paul-Marie BARTOLI, ancien Président de l’Office des Transports de la Corse

communique_de_presse___pieces_jointes_02_06_2017.pdf Communiqué de presse + pièces jointes 02 06 2017.pdf  (365.27 Ko)

Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 02/06/2017

bilan_2002_2017_1.pdf BILAN 2002-2017.pdf  (6.55 Mo)

Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 31/05/2017

Venaco, 6 avril 2017


J’ai décidé de ne pas me présenter à la prochaine élection législative.

Même si, à ce jour, aucune candidature déclarée ne se distingue, je suis certain qu’il y aura rapidement une possibilité de rassembler les citoyens de la circonscription de Corte-Balagne pour faire entendre, à l’Assemblée Nationale, la voix de la Corse, au-delà des étiquettes partisanes et des ambitions locales.

Je n’abandonne pas mon engagement politique et c’est aussi au nom de cet engagement que je poursuis le combat pour voir reconnaître, en justice, mon innocence.

Elu du peuple depuis 1982, maire de Venaco, conseiller territorial, président du Conseil général de la Haute-Corse puis président de Corse jusqu’en 2015, député à l’Assemblée Nationale depuis 2002, je n’ai jamais été subjugué par la vanité de ces mandats, pas plus que je n’en ai tiré le moindre bénéfice personnel.

J’ai par ailleurs mené, de 1982 à 2002, une carrière dans le service public, en tant qu’administrateur civil, ou dans l’entreprise, comme cadre dirigeant. Ces responsabilités ne devaient rien à la politique mais ont été, à tout le moins, aussi gratifiantes sur tous les plans que mes fonctions électives.

Le bilan de mon activité parlementaire, au cours de trois mandats successifs, est reconnu, y compris dans les classements publiés au plan national.
Je dresserai prochainement et publiquement ce bilan, pièces à l’appui, comme un compte rendu de mandat à ceux qui m’ont choisi pour les représenter.

Je rappellerai, au-delà de mes interventions à la tribune, les rapports publiés dont plusieurs ont fait date et les positions, sur la crise économique ou la diplomatie, qui ont souvent retenu l’attention de la représentation nationale sur tous les bancs, même si chacun à Paris connaissait mon choix de me consacrer principalement à la Corse au détriment d’une carrière nationale comme cela m’a été proposé.
J’ai, par exemple, rédigé pour le président de la République un rapport sur l’attrait de la France pour l’investissement étranger ou, pour l’Assemblée Nationale, avec mon collègue Eric Woerth un rapport sur les relations franco-indiennes.
Dès 2007, j’ai mis en garde la représentation nationale sur la gravité de la crise et le fait qu’elle durerait plus d’une décennie. A ce titre, j’ai été écouté, sollicité et reconnu sur tous les bancs de l’Assemblée Nationale.

En Corse, qui a créé l’office de l’environnement, les parcs marins de Bonifacio et du Cap Corse ?
Qui a mis en place un office foncier et permis enfin à notre île de disposer d’un véritable plan de développement avec le PADDUC ?
Qui a relancé un véritable programme d’équipement routier dont on voit aujourd’hui les réalisations bénéfiques, même s’il s’exécute désormais au ralenti ?
Qui a remis le train sur les rails, alors qu’il était immobilisé en 2010, et relancé l’offre ferroviaire avec, entre autres, la gratuité pour les étudiants ?
Qui a obtenu de l’Assemblée de Corse des votes à de très larges majorités pour la collectivité unique et l’ensemble des réformes que nous appelons raisonnablement de nos vœux même si, aujourd’hui, ce pacte ambitieux et réaliste est remis en cause au profit de revendications auxquelles n’adhèrent qu’une minorité des corses ?

A la veille des élections législatives, j’ai, comme je l’avais annoncé, consulté mes amis qui m’ont parlé avec toute la franchise qu’autorise leur amitié.
La plupart, sans méconnaitre la difficulté de l’exercice, m’ont encouragé à présenter ma candidature, considérant que je devrai l’emporter, et assuré de leur soutien actif.

J’ai écouté ma famille, ma femme et nos deux fils qui subissent aussi durement que moi la situation injuste dans laquelle je me trouve pour le moment.

J’ai observé la vie politique nationale marquée par une crise sans précédent qui peut nous mener aux extrêmes, et qui, dans le meilleur des cas, rendra notre pays difficilement gouvernable.
J’ai relevé l’exigence légitime de nos concitoyens que les candidats ne soient entachés d’aucun soupçon.
J’ai considéré que si l’on peut contester en droit les décisions de justice, ce n’est pas devant le peuple qu’il faut le faire, sauf à vouloir opposer l’exercice indépendant de la justice et le suffrage universel.
Enfin, j’ai analysé la situation de la Corse à la veille de la mise en place de la collectivité unique pour laquelle je milite depuis près de quinze ans.

Le temps des promesses de campagne et de l’état de grâce des débuts passé, la Collectivité Territoriale de Corse s’est alourdie d’un endettement de près de trois cents millions d’euros, tandis que son budget ne trouve plus son équilibre qu’avec plus de cinquante millions d’euros d’emprunt annuel qu’il sera impossible de renouveler sous peu.
Ces montants sont au moins huit fois supérieurs à ce qui a été observé au cours de la mandature précédente, toutes choses égales par ailleurs.
Les « arriérés » de la fin 2015, dont on a fait tant de bruit mais dont la Chambre régionale des Comptes a donné la juste mesure d’un retard d’un trimestre pour un dixième du budget, se sont rapidement reconstitués pour des montants du même ordre et des durées supérieures.
Cette évolution financière alarmante, dont la Chambre régionale des comptes se fait l’écho, est allée de pair avec une perversion de l’identité de la Corse que l’on prétend fonder, non sans hypocrisie, sur l’origine et la religion.

Après avoir mûrement réfléchi, j’ai décidé de ne pas me présenter à la prochaine élection législative et d’encourager mes amis à proposer une candidature qui rassemble pour représenter la Corse.

Mais je vais poursuivre, par ma participation aux délibérations de l’assemblée de Corse et en m’exprimant publiquement, mon travail au service de notre île, et je vais défendre mon honneur jusqu’à ce qu’il soit rétabli, dans le cadre de la procédure en cours, avec plus de détermination et de sérénité encore.

Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 06/04/2017
Alors que l’on a tant fait de bruit sur des extraits choisis et rendus publics illégalement du rapport provisoire de la Chambre Régionale des Comptes, je m’étonne du silence assourdissant qui entoure la publication du rapport définitif dont l’examen devant l’Assemblée de Corse se fait en fin de session en l’absence de beaucoup de conseillers alors que le rapport définitif de la CRC ne leur a été distribué que la veille en séance.

Que dit ce rapport, si gênant pour que l’on veuille l’escamoter ?

1- Il souligne que les « arriérés » que l’on peut imputer comptablement à l’exercice 2015 se situent à 84M€.

2- Ce qui est nettement inférieur aux chiffres claironnés (100, 110 parfois 117M€), mais surtout la CRC constate un retard moyen de l’ordre d’un trimestre seulement, alors que l’on parlait d’arriérés portant sur des années !
La CRC constate par ailleurs, que les pièces justificatives relatives à une grande partie de ces dossiers n’ont été remises qu’en juin 2016, soit plus de 6 mois après la fin de la mandature !
La CRC constate également, l’absence de datation de l’arrivée des pièces à la CTC.

Autrement dit, les pièces justificatives n’étaient pas à disposition de l’Exécutif à la fin de l’année 2015.

3- La CRC s’inquiète de la situation financière de la CTC aujourd’hui après 14 mois de mandature :
Les emprunts autorisés par la mandature actuelle atteignent 269M€ en quatorze mois, alors que la précédente, elle, avait alourdie la dette de 32M€ en 5 ans, hors règlement de l’emprunt toxique contracté par la mandature 2004-2010.

La CRC dit que la CTC ne devrait plus désormais alourdir son endettement et devrait réduire ses dépenses de fonctionnement.

Or, c’est l’inverse qui se produit : les dépenses de fonctionnement s’alourdissent et l’on autorise au budget primitif (BP) 2017, un emprunt supplémentaire de 57M€.

Pour une seule année, on emprunte plus que la précédente mandature en 5 ans !

J’ajoute qu’aujourd’hui, de nombreux maires de toute la Corse, constatent des retards considérables sur la prise d’arrêtés, et sur les paiements relatifs à l’attribution de leur dotation quinquennale.

Les Départements constatent quant à eux, des retards importants, mais aussi une réduction drastique dans la mise en œuvre des contrats passés avec la CTC, il s’agit donc là-aussi d’arriérés comptables et économiques dont le montant se chiffre en dizaines de millions d’euros et les retards bien supérieurs à un trimestre.

Il faudra bien que sur cette situation, un débat ait lieu lors de l’examen du compte administratif 2016.

Comment l’Exécutif pourra-t-il expliquer alors qu’il a emprunté 270 M€ en 1 année et demie, pour régler 85M€ de paiement en retard de 3 mois, alors même qu’un arriéré équivalent du même ordre se reconstitue aujourd’hui ?

Mais surtout, est ce que les Corses ont ressenti ou bénéficié, des bienfaits de ces dépenses massives ?

Et comment la Collectivité unique fera-t-elle pour équilibrer ses comptes en 2018 ?

Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 31/03/2017

Lors de son annulation par le tribunal administratif de Bastia le 4 octobre dernier, le marché public relatif aux travaux du carrefour de Casatorra a fait l’objet de commentaires venimeux et à la limite diffamatoires…jusqu’à dire même que « ce marché public sentait mauvais » (sic).

Or le 27 mars dernier, la cour administrative d’appel a validé l’ensemble de ce marché et plus particulièrement les méthodes adoptées par l’Exécutif d’alors.

Je dois rappeler que je m’étais appuyé en particulier, pour ne pas donner suite à un premier marché, sur une enquête diligentée à ma demande par les services de l’Etat sur une possibilité d’entente.

Je suis choqué que la décision de la cour administrative d’appel n’ait fait l’objet d’aucune information à l’Assemblée de Corse, ni d’aucun commentaire de l’Exécutif qui avait pourtant mis en scène de manière spectaculaire les conséquences de la première décision du tribunal administratif.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 31/03/2017
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