Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Conseiller à l'Assemblée de Corse

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Les 36 heures passées par notre président en Inde ont fait rire la presse indienne pendant près d'une semaine.

Bien avant l'arrivée du roi soleil à Dehli, la presse s'amusait du vaudeville intitulé : « avec ou sans Carla », tandis que le ministère des affaires étrangères indien se contentait d'un communiqué courtois du style :« nous recevons volontiers les épouses, nous ne connaissons pas les girlfriends ».

Pour le séjour, tout fut grandiose... à part les contrats, puisque les indiens n'admettent pas ce genre d'esbrouffe qui consiste à présenter à une presse crédule la signature conjointe d'une vague déclaration d'intention comme un juteux contrat commercial.

De surcroît, qu'il s'agisse du nucléaire ou de la défense, la France ne saurait avoir désormais qu'un rôle marginal dans une Inde qu'elle prétend conquérir alors même qu'elle l'ignore superbement depuis au moins le XVIIIème siècle et que sans doute ni le Gaino, ni le Kouchner, ni même notre gracieux souverain ne savent le rapport à la France de quelques personnalités illustres de l'Inde telles que J.R.D.Tata ou Claude Martin.

Tout de même : un exploit que l'Hindustan Times s'est plût à rapporter, soulignant que grâce à notre Nicolas Ier, Madame Patil était non seulement la première femme présidente de l'Inde, mais qu'elle était aussi le premier et sans doute le dernier chef d'Etat de ce pays à devoir attendre plus d'une demi-heure un président étranger avec lequel elle devait ouvrir une réception solennelle dans son palais.

Quant à l'illustre Lévitte, le fameux aiguilleur en chef de la tour de contrôle de notre brillante diplomatie, il a déclaré qu'avec l'illustre Guaino, il était arrivé au moment du dessert à un grand dîner au palais présidentiel de Dehli car le chauffeur ignorait où se trouvait Rashtrapati Phawan, ce qui correspondrait à peu près, pour un chauffeur parisien, à ne pas localiser le Palais Bourbon ou l'Arc de Triomphe.

Ce qui n'empêchera sans doute pas ces fins connaisseurs de la civilisation en général et de l'Inde en particulier de proposer à une nation d'un milliard d'habitants, constituée en un empire depuis plus de trois mille ans, de se fier à leurs lumières !

Ces 36 heures confirmeront les indiens dans l'idée qu'ils ont déjà, à savoir que ces sympathiques français sont décidément très drôles, dès lors que l'on ne parle pas de choses sérieuses avec eux.


Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 29/01/2008
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