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« Couac, bling, plouf » 17/04/2008
Jacques Chirac à qui on souhaite un prompt rétablissement car il nous arrive de plus en plus de le regretter avait l'onomatopée facile. On se souviendra longtemps du « pschitt » magistral par lequel il avait balayé toute question, tout soupçon et toute enquête sur certaines affaires le concernant.
Son successeur a commencé, dès le soir de son élection, par étaler un train de vie et des manières tapageuses qui ont été qualifiées de présidence « bling, bling ».
Après avoir reçu une leçon de flegme britannique par le plus qualifié des professeurs de Londres, la reine en personne, il nous est revenu plus calme, plus discret, bref plus présidentiel.
Mais moins d'une semaine après que le service de communication de l'Elysée ait annoncé l'abandon officiel du « bling, bling » présidentiel, le gouvernement s'est mis à émettre des « couacs » à répétition !
Il y a d'abord eu la gifle de miss NKM à son ministre de tutelle et au groupe UMP, suivie par un upercut définitif renvoyé par Monsieur Copé, puis les allers-retours frénétiques de la carte famille nombreuse de la SNCF et enfin, magnifique exemple de discordance asiatique, le coeur cacophonique du gouvernement sur le thème de la Chine et du Tibet avec trois solistes improbables, Rama Yade, Bernard Kouchner et, dans le rôle du chef d'orchestre ayant perdu sa baguette, son métronome et la partition, le chef de l'Etat.
Il y a eu enfin la plongée de la cote présidentielle dans les sondages, cela ne fait plus « pshitt » mais « plouf ».
Et pendant que le gouvernement, le Parlement ou ce qu'il en reste, et les médias se délectent de ce concert d'onomatopées, c'est bien la France, submergée sous les déficits qui semble plonger définitivement vers des abysses glauques.
Triste chanson pour la France : « C'est le plouf final... ».