Acte manqué  15/05/2008


J'ai pris part au vote qui a abouti à mettre en minorité le gouvernement sur son projet de loi OGM.

J'ai observé que beaucoup de députés UMP étaient absents et que beaucoup étaient réticents de telle sorte que ce vote n'est pas un accident, mais bien plutôt l'aboutissement d'un parcours chaotique qui a vu la majorité se déchirer et même des membres du gouvernement échanger de véritables injures.



Sur le fond, le gouvernement a renié ses engagements pris lors du Grenelle de l'environnement et de surcroît, si la loi est votée, elle sera à l'évidence contraire au moins à l'esprit de la Charte de l'environnement qui figure dans notre Constitution.



Le gouvernement aurait pu interdire pleinement les OGM dans la droite ligne du principe de précaution qu'il a posé et d'ailleurs dans la logique d'une agriculture française qui n'est compétitive que dans les produits de qualité, de terroir, d'appellations d'origine, ce qui devrait exclure tout recours aux OGM.



Il ne l'a pas fait et prétend les contrôler et les réglementer d'une manière tout à fait insuffisante.



Le vrai mal français, ce n'est pas tellement l'incapacité de réformer, car nous réformons à longueur de vie, c'est plutôt que nos réformes sont toujours fondées sur le principe de la conciliation des contraires qui conduit très simplement à ne jamais rien trancher.



Aujourd'hui, la majorité des parlementaires de droite comme de gauche s'exaspère de cette vague de réformes conduite à la hussarde sur la forme, mais qui sur le fond ne change pas vraiment les choses.



Mais faut-il s'inquiéter des lois que nous votons puisque de toute façon nous les modifions avant même qu'elles aient eu l'occasion de s'appliquer et que, dans les rares cas où elles survivent plus de deux ans, elles ne sont que très rarement appliquées.





Rédigé par Paul Giacobbi le 15/05/2008 à 11:40 | Permalien | Commentaires (1)


Un désastre français : le quai Branly  15/05/2008


Depuis bien longtemps passionné par l'art africain et l'art océanien, qui ne sont ni primitifs, ni mêmes premiers mais qui ont exercés une influence déterminante sur les arts du monde occidental, je suis allé visité le musée du quai Branly.

Je ne sais comment qualifier cet endroit : désastre, incompétence, ignorance, corruption sans doute.

D'abord un gigantesque mur de verre, inutile, inesthétique et coûteux obstrue le passage sans que l'architecte ait pensé à indiquer où était l'entrée, sur un des côtés se situe un mur végétal que je propose d'appeler le mur « quipu » non pas par référence aux cordelettes à noeuds qui servaient aux incas à établir leur comptabilité mais en raison du parfum qu'il dégage.

L'entrée dans le musée est un morceau d'anthologie : une très longue passerelle inclinée, pathétique imitation du musée Guggenheim édifié par Frank Lloyd Wright à New York, vous permet d'admirer une sorte de caisson de verre où sont entassés des instruments de musique qui ne sont guère éclairés mais sur lesquels on distingue une épaisse couche de poussière.

Les salles d'exposition ou plutôt les boyaux de cet intestin muséographique nauséabond qui en tient lieu, permettent de découvrir, entassées sans ordre ni logique, sans la moindre explication, des oeuvres fort mal présentées, dans des vitrines des années cinquante, qui manifestement ne font jamais l'objet d'une aspiration des poussières.

Une chaleur moite et étouffante, la laideur surréaliste de sorte de décalcomanies verdoyantes qui obscurcissent les baies vitrées complètent le tableau de cet égout.

On aurait pu espérer quelque chose de moderne, d'intemporel, où ce qui reste de ces collections pourrait être présenté de manière lumineuse et pédagogique.

On se prend à rêver de la merveille qu'aurait pu bâtir ici Tadao Ando dont le génie consiste à effacer la structure pour laisser l'oeuvre, la nature ou la lumière régner en maîtres.

Mais que reste-t-il des merveilles que la France possédait ? Où sont passé par exemple les poteries Nok du Nigéria, apparemment absentes ?

Espérons qu'elles ne finiront pas comme certaines pièces importantes de nos musées volées par quelques grands du royaume amateurs d'art sans scrupules.

La France voulait rendre hommage aux arts premiers, elle a réussi à édifier le dernier des musées.







Rédigé par Paul Giacobbi le 15/05/2008 à 11:40 | Permalien | Commentaires (2)


Contrat virtuel, déficit réel  07/05/2008


Chaque voyage présidentiel s'accompagne de la signature de soi-disant contrats qui sont en réalité de simples protocoles d'accord n'engageant pas grand chose, tandis que chaque mois nous enregistrons une aggravation du déficit de notre commerce extérieur au niveau de plus de 4 milliards d'euros mensuels avec une perspective de 50 milliards d'euros en 2008.

Ainsi, de communiqués triomphants évoquant de mirifiques contrats à un déficit commercial de plus en plus catastrophique, c'est tout l'écart qui existe entre la communication et la réalité !



Rédigé par Paul Giacobbi le 07/05/2008 à 11:47 | Permalien | Commentaires (0)


Offre raisonnable d'emploi  07/05/2008


On s'est beaucoup ému ces temps derniers d'une annonce publiée par l'ANPE sur une offre d'emploi d'informaticien Bac+2 à Pondichéry pour 320 euros par mois, soit 20 000 roupies. Or, l'offre n'est pas tout à fait ce qui en a été présenté.

D'abord, elle inclut une négociation sur une couverture d'assurance sociale, ce qui en Inde est réservé aux cadres et permet souvent une couverture tout à fait convenable. Ensuite, il est probable que le logement sera à discuter, sachant qu'à Pondichéry, de toute façon, les loyers ne sont pas ceux du centre de Bombay, lesquels sont nettement supérieurs à ceux de paris et se rapprochent plutôt de ceux de Tokyo !

Trois cents euros par mois, comme salaire de départ, cela représente en Inde un peu plus de 20 000 roupies, ce qui, surtout dans une petite ville comme Pondichéry, permet de vivre avec un confort que peu de cadres pourraient se permettre en France.

Il s'agit enfin d'un tout début de carrière dans un pays où les salaires montent très vite, surtout dans l'informatique et il faut rappeler que l'Inde est au premier rang de la production mondiale de logiciel.

Soyons donc prudent sur les comparaisons et les affirmations avant de pourfendre l'auteur de l'offre.





Rédigé par Paul Giacobbi le 07/05/2008 à 11:47 | Permalien | Commentaires (1)


Happy birthday Mr President !  07/05/2008


Avec une épouse au demeurant parfaite qui se donne l'apparence vestimentaire de Jackie Kennedy, nous espérions une grande fête dans un grand théâtre avec une chanteuse de renom qui pourrait être la première dame entonnant la contine de l'anniversaire comme le fit Marylin Monroe il y a quelques décennies.

Mais nous sommes dans la séquence « président discret, travailleur et proche du peuple » et nous avons été dispensé des fêtes du premier anniversaire.

Au-delà des stratégies de communication, nous souhaitons des résultats car en attendant si c'est bien l'anniversaire du président, pour le moment, c'est nous qui trinquons !



Rédigé par Paul Giacobbi le 07/05/2008 à 11:46 | Permalien | Commentaires (0)