Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


   

EPR (suite…)

19/11/2014
EPR (suite…)
Il y a encore quelques années, il était de bon ton de citer en modèle l’entreprise AREVA et sa dirigeante, visionnaire et dynamique, qui s’était auto-attribuée le surnom supposé flatteur de « Atomic Anne ».
J’avais, depuis longtemps, dénoncé la folie d’un projet industriel dénommé EPR dont le dérapage en termes de coût et de délais, aurait dû conduire depuis longtemps soit à l’abandon pur et simple, soit à la reprise intégrale à la base afin de tenter de le rendre viable.
Je l’ai dit dans ce blog, je l’ai dit en commission, je l’ai dit à Madame Lauvergeon lors d’une audition mais on m’a rétorqué avec cette morgue et cette hauteur que donnent l’incompétence et la malhonnêteté intellectuelle ou autre, lorsqu’elles se retrouvent à des postes très élevés que malgré quelques désagréments passagers, le programme EPR fonctionnait bien et anticipait le nucléaire de demain.
Sans même évoquer le désastre finlandais, un projet pour lequel il n’existe pratiquement plus de calendrier et pas plus d’évaluation de pertes abyssales, nous apprenons que le chantier de l’EPR de Flamanville est encore retardé d’un an, ce qui porterait le temps de construction à dix ans, tandis que le coût atteindrait 8,5 milliards d’euros, soit près de trois fois le budget initial, dans la version la plus optimiste qui ne tient pas compte des derniers déboires.
La bourse, qui elle sait compter, a sanctionné le titre AREVA qui perd ce matin près de 20%. Mais notre gouvernement, aussi peu sensible aux réalités économiques qu’il ne l’est à l’opinion du peuple, persiste et signe et continue à voir dans AREVA le modèle de la bonne gouvernance industrielle et dans Madame Lauvergeon l’incarnation d’une modernité économique qui seule peut nous sortir de la crise. Elle est, à ce titre, la personne en charge de coordonner les grands chantiers d’innovation industrielle qui feront la France de demain.
Pauvre France !
Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 19/11/2014

Mistral perdant

19/11/2014
(Source : Marine nationale)
(Source : Marine nationale)
La France bénéficie d’un colossal contrat de construction de navires de guerre appelés « Mistral » qui prévoit de livrer deux de ces navires à la Russie pour le prix d’environ 1,2 milliards d’euros.
Comme l’a rappelé il y a quelques semaines le ministre des affaires étrangères, les contrats doivent être respectés (« pacta sunt servanda ») et la France devait livrer le premier de ces navires à la Russie.
Au cours d’une réunion internationale et face aux remarques acerbes des uns et des autres, qui voient dans cette affaire un bon prétexte de faire perdre à la France la place de choix qu’elle occupe dans le monde de l’industrie de l’armement, le président de la République a réagi à chaud, indiquant que la France ne livrerait pas le premier de ces navires compte tenu des circonstances de tensions internationales en Ukraine.
S’en est suivi comme d’habitude une série de communiqués contradictoires, pour ne pas dire byzantins, affirmant que le contrat n’était pas rompu même s’il n’était pas respecté quant à la date de livraison, que les conditions n’étaient pas réunies mais qu’elles pourraient l’être bientôt.
Nous avons donc assisté à une production massive de bouillie pour les chats au sens figuré en telle quantité que serait-elle arrivée sur le marché au sens propre, aurait constitué une concurrence tout à fait déloyale pour la marque « Ron-Ron », autrefois spécialisée dans l’alimentation des petits félins.
J’ai déjà relevé que nos loyaux partenaires et, en particulier, nos bons voisins d’outre-Rhin, demandaient à la France de ne pas livrer les navires Mistral à la Russie mais se servaient de cette rupture unilatérale du contrat pour dissuader l’Inde d’acheter des avions militaires « Rafale » à la France.
Le gouvernement russe a mis en demeure la France de livrer dans les quinze jours, à compter de la date contractuelle, le premier navire, indiquant que, passé ce délai, il considérait que son droit à indemnités était ouvert.
Ces navires ne sont nullement utiles dans l’éventualité d’un conflit armé entre la Russie et l’Ukraine : il n’est nul besoin pour l’armée russe de passer par la mer pour envahir l’Ukraine quand elle peut le faire très commodément par voie terrestre.
Le navire Mistral est, par ailleurs, un porte-hélicoptères qui a une vocation beaucoup plus logistique qu’offensive.
Nous sommes donc ici dans le symbole et la France est obligée de reconnaître qu’il faut bien vendre des armes à ceux qui, le cas échéant, seraient prêts à s’en servir, ou tout au moins, à menacer de le faire, faute de quoi notre marché potentiel d’exportation de matériel de défense risque de se limiter à la Confédération helvétique, au Vatican, à la République de San Marino et, peut-être, à la Principauté d’Andorre…
Plutôt que d’annoncer une décision qui d’ailleurs n’a pas été tout à fait prise, la France aurait mieux fait de demander à nos partenaires, si vertueux, s’ils étaient tous prêts à renoncer à toute livraison d’armes vers tout pays en tension ou s’ils étaient disposés à indemniser la France de toutes les pertes directes et indirectes de la rupture unilatérale de ce contrat qu’ils exigent de la France.
Un homme politique français de grand talent et qui était lui capable de grandes décisions, de clairvoyance et de courage, est mort malheureusement des suites d’un accident qu’il avait provoqué lui-même en manipulant une arme de poing. C’était, dans un temps déjà si lointain où la France était gouvernée, Léon Gambetta.
Il semble que, bien qu’il n’ait pas encore succombé à ses maladresses successives lorsqu’il manipule les outils toujours dangereux du pouvoir, le président de la République se soit fait une spécialité de se tirer des balles dans le pied.
Le problème, c’est que, chaque fois, il blesse la France en espérant qu’elle ne finira pas par succomber aux effets de ses blessures réitérées.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 19/11/2014
Du Japon à l’Europe : le mauvais exemple.
J’émettais des doutes plus que sérieux ici même, le 12 novembre dernier, à propos de la politique économique et monétaire du Japon. Le gouvernement nippon a aujourd’hui constaté que son pays entrait en récession et que, par conséquent, les politiques menées sur le plan budgétaire, monétaire ainsi que les réformes en chantier n’avaient eu aucun effet positif sur son économie.
Ce que l’on a appelé prétentieusement les « Abenomics », personnifiant par un néologisme la politique économique menée par le Premier ministre responsable, consistait en des plans de relance massifs, accentuant de plus de cent milliards de dollars le déficit budgétaire, et en une politique monétaire agressive consistant à faire acheter par la BoJ de grandes quantités de bons du Trésor permettant une monétisation directe de ce déficit sensé créer de l’inflation et de la croissance. Ces deux premiers éléments devaient se combiner avec des réformes de structure destinées à libérer le potentiel de croissance du pays.
Une telle politique est très exactement, pour les deux premiers points, ce que la France, par la voix de M. Macron, demande à la commission européenne sur le plan budgétaire et à la BCE sur le plan monétaire.
Pour le reste, M. Macron a ressorti les propositions de réformes structurelles de la commission Attali qu’il avait rédigé lui-même puisqu’il en était le rapporteur, tout en s’inspirant largement des propositions autrefois présentées par Alfred Sauvy…
Nous demandons donc à l’Europe de faire dans l’Union et la zone euro ce qui a totalement échoué au Japon tandis que nous comptons sur le sacrifice de quelques bouc-émissaires comme les taxis, les notaires et les pharmaciens pour redonner du cœur au ventre à nos populations malheureuses et leur procurer des milliards de pouvoir d’achat susceptibles d’alimenter la croissance.
La question de la flexibilité du marché du travail est évidemment éludée, considérant qu’il vaut mieux protéger les français de pertes d’emplois que l’on ne réussira qu’à retarder tout en garantissant, dans un système totalement rigide et dissuasif, qu’ils n’auront aucune chance de retrouver un emploi sur un marché du travail durablement verrouillé.
Nous donnons, à l’évidence, dans la recherche de l’exemplarité.
Le seul problème, c’est que nous nous entêtons à suivre les mauvais exemples.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 19/11/2014

Byzance

12/11/2014
Byzance
Comparaison n’est pas raison. Cependant, la polémique qui fait rage sur le point de savoir ce qui se serait dit au cours de tel déjeuner chez Ledoyen, entre un ancien Premier ministre et le secrétaire général de l’Elysée, paraît tellement vaine qu’elle évoque ces disputes théologiques qui dit-on faisaient les délices de l’intelligentsia byzantine au moment précis où les ottomans s’apprêtaient à envahir la ville.
Je ne sais pas ce qui s’est dit au cours de ce déjeuner. Sans doute, l’un des protagonistes a-t-il pu évoquer la question d’une éventuelle responsabilité personnelle de Nicolas Sarkozy en tant que bénéficiaire indirect des pénalités infligées au titre du dépassement de son compte de campagne.
Est-ce pour autant que l’ancien Premier ministre aurait pu demander à son ancien secrétaire d’Etat aux affaires européennes de faire en sorte que la justice réprime les faits en question ?
L’un et l’autre savent parfaitement qu’il n’est pas permis au pouvoir exécutif de donner des instructions au Parquet dans un sens ou dans un autre pour une affaire particulière et que d’ailleurs, toute instruction donnée dans un cas aussi délicat ne manquerait pas d’être porté à la connaissance de la presse et d’avoir un effet diamétralement opposé.
Au-delà de la teneur exacte de ce propos de table supposé, quel délit ou quel crime ont pu commettre à cette occasion les participants à ces agapes ? Aucun.
Tout au plus pourrait-on reprocher à Jean-Pierre Jouyet d’avoir fait allusion, dans un entretien avec des journalistes, aux propos tenus lors de ce déjeuner. Encore faudrait-il savoir exactement les termes qu’il aurait employés pour rapporter les propos en question et se souvenir qu’en tout état de cause, lesdits propos n’étaient couverts par aucune forme de confidentialité dont la violation serait répréhensible.
L’affaire se résume en quelques mots : un ancien Premier ministre se serait laissé aller à des paroles sans doute déplacées dans un cadre privé, comme cela peut parfois arriver à chacun d’entre nous.
Son interlocuteur y a fait allusion dans une conversation avec la presse tandis que ni les propos tenus, ni la manière dont ils ont été rapportés ne sont à aucun titre répréhensible, pas plus que ne l’est leur divulgation.
Le débat et la polémique qui ont suivi ont à peu près autant d’importance pour les citoyens de ce pays que la supposée discussion sur le sexe des anges n’en avait à Byzance au cours de l’année 1453.
Nous ne sommes évidemment pas menacés d’une invasion ottomane, même si les gouvernements français ont bien du mal à comprendre la Turquie qui reste, au passage, le plus ancien allié de la France puisque les premiers accords franco-turcs remontent au règne de François Ier.
Nous sommes, en revanche, directement menacés par le terrorisme islamiste sur notre propre territoire, condamné à la stagnation ou à la récession par une crise financière sans précédent, tandis que notre armée se bat vaillamment en Afrique et au Moyen-Orient contre une organisation militaire et religieuse qui prétend imposer à une grande partie du monde le fanatisme et l’intolérance comme mode de gouvernement théocratique.
Nous pourrions débattre de ces sujets essentiels et, plutôt que d’entretenir des polémiques entre gauche et droite et surtout entre les multiples factions internes de chacun de ces deux camps, chercher à construire un consensus national qui ne devrait d’ailleurs pas être si difficile que cela à élaborer puisque, tant sur le plan diplomatique qu’économique, ce que fait notre gouvernement aujourd’hui ressemble à s’y méprendre à ce que la droite prétendait faire et qu’elle n’a d’ailleurs pas réussi à mettre véritablement en œuvre.
Très loin de vouloir préparer ou analyser ce consensus, la classe politique et la presse en sont à s’interroger sur l’importante question de savoir qui a invité qui à ce repas, qui a réglé l’addition et quel était le menu dans l’attente d’une discussion serrée sur le choix du restaurant…
Je ne suis pas porté sur la théologie mais, après tout, dès lors que l’on est croyant, n’est-il pas intéressant de s’interroger sur la personnalité des anges dont on croit qu’ils peuplent nos cieux et pendant qu’on y est sur leur genre masculin, féminin ou neutre ?
Il existe une propension, sans doute universelle, à se consacrer passionnément à des jeux ou à des disputes totalement déconnectés des questions et des menaces du moment, à l’image de ces personnages d’un film de Satyajit Ray qui poursuivent une interminable et passionnante partie d’échecs au moment où le royaume dont ils sont d’importants courtisans est en train de disparaître sous les coups de boutoir du colonisateur britannique.
C’est même peut-être un signe de la gravité de la menace que ces véritables délires de futilité qui nous détournent des dangers et nous empêchent d’en écarter la menace.


Commentaires (3) | Rédigé par Paul Giacobbi le 12/11/2014
En attendant le miracle monétaire, du Japon aux Amériques en passant par l’Europe…
Il est trop tôt pour dire si l’expérience nouvelle d’une politique monétaire sans précédent au Japon donnera ou non un résultat positif.
Mais nous pouvons rappeler ce qui n’a pas marché précédemment au Japon et a plongé durablement ce pays dans la stagnation. Nous pouvons aussi souligner que la structure de la société japonaise induit un comportement de l’épargnant qui ne se retrouve ni en Europe, ni aux Etats-Unis et qu’il nous est difficile de tenter de nous inspirer, en Europe, de l’actuelle expérience japonaise.
Au début des années 90, le Japon s’est imposé une politique monétaire restrictive pour assainir une économie en pleine bulle spéculative. Elle a prolongé cette rigueur monétaire par une rigueur budgétaire à la fin des années 90, sans plus de résultat jusqu’à ce que très récemment le gouvernement de M. Abe décide de renverser la table.
Ce que l’on appelle les « Abenomics » dépassent tout ce qui a été fait par les banques centrales de la zone euro, des Etats-Unis ou de la Grande-Bretagne.
Aux Etats-Unis, dans la zone euro et en Grande-Bretagne, les bilans des banques centrales sont passés avec la crise de 5 à 7% des PIB respectifs en 2007 à plus de 20% en 2014 et une projection relativement stable pour les prochaines années. C’est donc un triplement de ces bilans entrainant une création monétaire corrélative. Au Japon, le bilan de la BoJ représentait déjà plus de 20% du PIB en 2007 et il représente sans doute 60% aujourd’hui, avec une projection qui l’amènera à 80% dans deux ans !
Pour le moment, cette politique incroyablement audacieuse n’a pas donné les résultats escomptés et, en tout état de cause, la structure de la société japonaise et le comportement financier qu’elle induit ne nous permet pas de reproduire ce qu’ils ont fait : au Japon, l’épargne des ménages est placée massivement dans des circuits financiers publics – à travers l’équivalent d’une banque postale – qui la replacent en bons du Trésor. Dès lors, le déficit public japonais, intégralement financé par l’épargne, n’induit pas d’effet de relance. Le Premier ministre Abe a décidé de financer la dette publique par la création monétaire en faisant souscrire massivement des bons du Trésor par la banque centrale.
Ce qui se passe aux Etats-Unis n’est pas tellement plus encourageant, ni d’ailleurs facilement transposable.
La création monétaire américaine a reposé sur l’achat de bons du Trésor et le refinancement débridé de tous effets privés, y compris les valeurs hypothécaires représentatives du marché du logement au moment où celui-ci s’effondrait.
Ces vagues successives de « QE » (quantitative easing) ont semblé faire repartir la machine économique avec un certain retour de croissance et un incontestable effet sur l’emploi.
Alors pourquoi ne pas suivre cet exemple ?
Je répondrai d’abord que si c’était si simple, il ne faudrait pas s’en priver. Mais cela n’est pas si simple.
En premier lieu, la croissance américaine est, tout à la fois, fragile et artificielle.
Elle a renfloué le système financier et reconstitué ses bénéfices, elle n’a pas permis de reprise significative de l’industrie.
La reprise, par ailleurs, n’a guère bénéficié au peuple qui, malgré la baisse significative du chômage, a l’air si peu satisfait qu’il inflige au président Obama une cuisante défaite électorale au Congrès.
C’est que la baisse du chômage marque aussi la mise au temps partiel forcé d’un nombre croissant de salariés, l’acceptation non moins résignée de postes sous-qualifiés, précaires et sous-payés pour une classe moyenne qui vit au quotidien la dégringolade sociale, voire la renonciation à une recherche d’un emploi stable et déclaré.
Enfin, rien ne nous dit que le mouvement d’amorçage de la reprise américaine par une injection de liquidité en milliers de milliards de dollars survivra à la fin des politiques de quantitative easing annoncée depuis quelques semaines par la Fed.
L’Europe est, quant à elle, affectée du syndrome de la déflation qui, à l’évidence, touche désormais l’Allemagne, tandis que les performances de reprise des pays « purgés », telles que la Grèce ou l’Espagne, s’apparentent plus à un rebond technique quand on a touché le fond qu’à une reprise durable.
Les autorités monétaires de la zone euro n’ont pas financé directement les déficits des Etats par des souscriptions massives de bons du Trésor par la BCE mais, indirectement, par la reprise aux banques du portage de ces bons dans le cadre des injections massives de liquidités qui leur ont été consenties.
Globalement, à travers des mécanismes différents, la part du bilan de la banque centrale par rapport au PIB a évolué parallèlement et à des niveaux comparables entre l’Europe et les Etats-Unis.
Les causes de l’échec européen sont à rechercher ailleurs.
Dans le fait, par exemple, que les Etats-Unis sont beaucoup moins dépendants du monde extérieur pour la reprise de leur économie que ne le sont les pays de la zone euro.
Nous en sommes donc à attendre les résultats au Japon, à nous interroger sur la pérennité des résultats obtenus aux Etats-Unis après l’infléchissement de la politique monétaire, à nous désespérer en Europe d’une nouvelle phase de crise hantée par le spectre de la déflation.
Et si la politique monétaire devait avant tout se borner à prévenir le gonflement des bulles spéculatives et à fournir les liquidités indispensables à une croissance de l’économie réelle, tout en assurant la surveillance, voire la police, des activités bancaires et, en particulier, de celles qui ont un rôle systémique ?
Ce n’est pas un miracle que l’on peut attendre de la politique monétaire, mais un retour à la normale.
Ce retour à la normale est d’autant plus indispensable que les statistiques monétaires témoignent d’un dérapage historique continu depuis près de soixante-dix ans.
En 1950, en effet, les encours de crédit du secteur privé représentaient, dans les pays développés, 50% du PIB, ils passaient à 170% en 2007 pour atteindre 200% aujourd’hui.
L’excès de liquidité monétaire est la cause profonde d’une économie mondiale de plus en plus financière et de moins en moins réelle tandis que ce grand écart provoque une aggravation des inégalités et nous condamne à des crises spéculatives à répétition.
Le salut viendra, après des années d’une politique difficile d’ajustement budgétaire, de flexibilité des marchés et de contrôle du monde financier.

Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 12/11/2014
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